Publication économique
BOE Inflation Report

Au milieu du deuxième mois de chaque trimestre (après la fixation mensuelle du principal taux d’intérêt directeur – MPC Rate Statement), la Banque d’Angleterre (Bank of England – BoE) publie un rapport contenant essentiellement son analyse de l’évolution probable de l’inflation au Royaume Uni à moyen terme (« Inflation Report »), dans la mesure où l’une des missions légales officielles de la Banque d’Angleterre et du MPC (Monetary Policy Committee) est de maintenir le taux d’inflation annuelle au Royaume Uni en dessous du seuil de 2 % à moyen terme.
L’Inflation Report contient également une analyse de la demande, de l’offre et de la production, de l’évolution du PIB (GDP – Gross Domestic Product), des coûts, de l’épargne et des dépenses des consommateurs.
Les économistes et les investisseurs étudient attentivement l’Inflation Report qui sert de base aux décisions ultérieures du MPC en matière de fixation du taux d’intérêt directeur de la BoE, des pressions inflationnistes non endiguées ayant classiquement tendance à préfigurer une future hausse des taux, et partant une appréciation de la livre sterling (GBP).
L’Inflation Report apporte cependant des informations circonstanciées et incertaines, puisque c’est en particulier le risque ou la probabilité de voir l’inflation au Royaume Uni rejoindre le chiffre-cible de 2 % qui sont évalués par la Banque d’Angleterre dans ce rapport.
Si les décisions de la Banque d’Angleterre et les anticipations fournies par l’Inflation Report en particulier influent sur la valeur de change de la GBP, la réciproque est également vraie.
Ainsi pouvait-on constater dans l’Inflation Report du printemps 2010 que la BoE considérait que la « dépréciation passée » de la livre (principalement face à l’USD), dont on pouvait par conséquent supposer que la BoE anticipait la compensation appréciative inverse sur le moyen-terme, était l’un des facteurs qui, ajouté à la hausse conjoncturelle des prix de l’énergie, expliquait l’existence d’une inflation bien supérieure au seuil de 2 %... dont il n’y aurait par conséquent pas à s’inquiéter outre mesure.
Ce qui justifiait in fine le maintien d’un taux d’intérêt directeur historiquement bas (0,5 %).
Source : Bank of England
http://www.bankofengland.co.uk/publications/inflationreport/2010.htm

