Je vais te raconter une histoire.
C'était en 2000 - 2001, un trader avait acheté l'action Vivendi alors que le titre était à son zénith, porté par la bulle internet. Hélas, pour lui, la bulle commençait à fuir et Mr Messier a avoir des ennuis.
Vivendi a perdu 90% de sa valeur entre 2000 et fin 2002.
Mon petit malin, persuadé d'avoir raison contre le marché a profité d'un creux pour en acheter encore. Mais le titre glissait toujours, super malin en a donc acheté encore etc...
Ca s'appelle une compensation à l'achat. Coût de l'opération pour super malin 100 K€. Authentique.
Car super malin a vendu au pire des moments. Et le pire des moments c'est quand on se dit qu'il vaut mieux prendre sa perte plutôt que s'entêter.
Son action n'a pas été technique donc rationnelle, elle a été émotionnelle. Après avoir accumuler les déceptions il a fini par se résigner.
J'y crois, j'y crois, encore, j'y crois toujours, je m'inquiète, je suis déstabilisé, j'ai peur et il faut que ça cesse quel qu'en soit le prix.
Ce que tu proposes est de cet acabit parce que tu appuie cette stratégie sur une certitude : je finirai par avoir raison contre le marché.
On a déjà évoqué ça dans d'autres files et sur le
forex ça peut fonctionner sauf si.... c'est le risque du grain de sable qui bloquera la machine.
En ce moment :
- on parle d'un gouvernement économique de l'Europe (révision soft du traité de Lisbonne); objectif stabiliser l'euro ( dévaluation masquée)
- on parle de réformer le FMI
- on parle de contraindre la Chine à une politique monétaire plus coopérative
- on parle d'en finir avec l'endettement des états (Belgique dette = 100% de son PIB)
Qui pourrait croire que les décisions politiques n'auront pas d'impact sur les taux de change ?
La stratégie doit aller dans le sens du vent, la tendance reste la meilleure alliée qui soit.
Désolé, si j'ai cassé le jouet
