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  1. #1
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    Le pétrole et les prix pétroliers au coeur des économies Le pétrole et les prix pétroliers au coeur des économies

    Le pétrole au coeur des économies





    Bien loin d’un baril de pétrole moins cher que l’eau comme en 1861, l’or noir atteint de nouveaux plus hauts en 2008 en dessus de 100 dollars us le baril. Presque 150 ans après le premier forage pétrolier effectué par Edwin Drake, la situation a bien évolué. Le baril de pétrole qui est très probablement aujourd’hui une des ressources les plus surveillées au monde est l’un des enjeux majeurs pour les économies actuelles, en effet, les ressources pétrolières ne sont pas illimitées et la forte hausse de la demande mondiale a des répercutions importantes sur le prix du baril. La fluctuation de celui-ci entraîne d’ailleurs des effets sur les économies mondiales, principalement les économies fortement dépendantes énergétiquement, ces économies sont les premières touchées en cas de crise sur les marchés pétroliers… Les Etats, déjà touchés à plusieurs reprises par des tensions sur le marché pétrolier ont réussi à contenir en partie ses effets.


    Le pétrole souvent appelé or noir en référence à sa couleur noire et à son prix élevé est sans conteste la ressource phare permettant le fonctionnement des économies mondiales depuis le début du 20ème siècle. Transport, industrie et dans une moindre mesure l’agriculture, sont les principaux secteurs consommateurs de cette énergie non renouvelable. L’industrie pétrolière est la première industrie du monde, couvrant moins de 4% des besoins mondiaux en énergie en 1900, elle en couvre aujourd’hui près de 37 %.

    Les prix du pétrole résultent de la confrontation entre offre et demande sur le marché. Ceux-ci évoluent principalement en fonction des tensions géopolitiques entre les Etats, de la hausse de la demande émanant des pays asiatiques (principalement la Chine), de l’approvisionnement… Mais les prix sont aussi rythmés par les réunions et décisions de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole).

    Le pétrole est une ressource non renouvelable, une ressource surexploitée et une ressource rare consommée inégalement selon les pays, en effet, un Français consomme en moyenne 11 barils de pétrole par an, un américain en consomme 20 alors qu’un Chinois n’en consomme qu’en moyenne 1,5 ! En moyenne, c’est 4 barils de pétrole qui sont consommés par an et par habitant dans le monde.


    D’après certains experts, en seulement un siècle d’exploitation, nous avons déjà consommé la moitié des réserves pétrolières mondiales accumulées pendant des dizaines de millions d’années. Reste donc pour les années à venir une moitié qui devrait être consommée un rythme beaucoup plus soutenu qu’au siècle dernier. En effet, le XXIème est marqué par une forte accélération de la demande énergétique mondiale émanant notamment des pays asiatiques. Actuellement, c’est encore seulement 16% de la population mondiale qui se partage 70% de la consommation mondiale de pétrole. Le pétrole étant une ressource rare, cette forte demande mondiale implique une hausse non négligeable du prix du baril ! Le prix du baril s’établit début mars en dessus de 100$ le baril à New York.

    Difficile d’avoir un chiffre clair sur les réserves pétrolières, en effet toutes les études ne s’accordent pas sur le sujet. Après avoir consommé plus ou moins 900 milliards de barils de pétrole jusqu’à nos jours, il reste à produire (réserves existantes + réserves restantes à découvrir) d’après l’ASPO (Association for the Study of Peak Oil) un peu plus de 1 000 milliards de barils de pétrole alors que l'USGS (United States Geological Survey) estime que la production pourrait encore être de 2 000 milliards de barils. Difficile ainsi de prévoir la fin du pétrole…




    Concernant la croissance économique depuis 2000 des puissances mondiales que sont les Etats-Unis, la zone euro ainsi que la Chine, celle-ci n’a pas été affectée de manière importante par le prix de l’or noir, et ceci pour deux raisons principales :
    « Tout d’abord, la structure de production des économies est moins intense en pétrole et d’autre part, les revenus excédentaires suscités par le prix du pétrole sont réinvestis dans la sphère financière internationale qui nourrit les marchés financiers et qui sont en soi un facteur de croissance. » Jean-Marie Chevalier.

    Un ajustement par les prix semblent actuellement inévitable… Pour certains experts, comme Jean-Marie Chevalier, les investissements nécessaires ne seront sûrement pas réalisés au bon moment pour prévenir la hausse de la demande de pétrole, ceci devrait selon lui entraîner un déséquilibre offre demande avec un ajustement des prix par le haut. L’ajustement par les prix semblent d’ailleurs en route alors même que le prix du baril dépasse actuellement les 130 dollars us.

    L’investissement semble être un des enjeux majeurs sur le thème des prix du baril, car sans investissement et sans énergies alternatives, la flambée actuelle de l’or noir pourrait faire figure de simple avertissement… Les enjeux sont bien là, lorsque l’on observe actuellement une demande mondiale en carburant qui ne cesse de croître.
    « Si les Chinois était motorisés comme nous, ils consommeraient 17 millions de baril/jour chaque année, l’équivalent de toute la production annuelle du Moyen Orient. C’est pourquoi l’ajustement va se faire par les prix. La période du pétrole bon marché est finie ». Jean-Marie Chevalier.

    prix du baril de pétrole.jpg

    Dernière modification par Edellion ; 23/07/2009 à 00h39.

  2. #2
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    Pétrole et perspectives Pétrole et perspectives

    Pétrole et perspectives

    Comme nous l’avons vu précédemment, le pétrole est une ressource non renouvelable et les réserves ont été en un siècle à moitié épuiséess. Le XXIème siècle se caractérise par une forte hausse de la demande sur le marché pétrolier avec une demande croissante émanant des pays asiatiques et principalement de la Chine. Selon le BP Statistical Review, les réserves mondiales prouvées s’élèveraient à 1 149 milliards de barils, correspondant à 41 années de consommation actuelle. D’autres collecteurs de données situent ces réserves entre 1050 et 1 260 milliards de barils. Pour Yves Mathieu, ingénieur de recherche à l’IFP (organisme public de recherche et de formation, dont la mission est de développer les énergies du transport du 21e siècle), les réserves pétrolières se situeraient entre 1 070 et 1 250 milliards de barils.

    reserve de petrole.PNG



    Ces prévisions excluent trois sources à ne pas négliger, même si celles-ci ne sont pas aussi importantes. Il s’agit des gisements encore à découvrir que United States Geological Survey (Welcome to the USGS - U.S. Geological Survey) estime à 140 milliards de tonnes, des pétroles non conventionnels (les pétroles produits ou extraits utilisant des techniques autres que la traditionnelle méthode de puits pétroliers) estimés par les experts à 600 milliards de barils, et les ressources complémentaires qui seront extraites grâce à une augmentation du taux de récupération en grande partie due au progrès technique.

    Outre ces prévisions sur l’état des réserves de pétrole dans les années à venir, il est important de noter que noter que 3/4 des réserves de pétrole sont abritées chez les pays membres de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP). Une des inquiétudes actuelles et pour les années à venir est l’instabilité politique régnant chez plusieurs de ces pays producteurs de pétrole. Cette instabilité politique est et sera encore dans les années à venir source de fluctuations importantes des cours du baril.



    Un des enjeux importants pour les Etats et les firmes productrices de pétrole est de soutenir le secteur de la « recherche et développement » dans le secteur des énergies alternatives, mais pas seulement. En effet, aujourd’hui, on récupère en moyenne 35% du pétrole contenu dans un gisement, or les études ont montré que 1% supplémentaire sur l’ensemble des gisements correspond à 2 années de production mondiales. C’est pourquoi de forts investissements sont réalisés pour accroître le taux d’extraction de l’or noir… Les progrès techniques permettent déjà de réduire en partie les coûts de l’exploitation des gisements et d’accéder à de nouveaux champs pétroliers. La technologie permet donc de faire contre- poids face à une fin du pétrole dors et déjà écrite… Celle-ci devrait permettre dans les années à venir d’accéder à des ressources pétrolières de plus en plus difficiles d’accès et surtout d’exploiter de manière plus efficace l’extraction du pétrole.

    Une des « nouvelles » façons d’extraire du pétrole est d’aller le chercher en mer… En effet, depuis les débuts dans les années 1960, l’exploitation du pétrole offshore s’est fortement développée pour représenter aujourd’hui 1/3 de la production pétrolière. De plus ces réserves représentent un quart des réserves prouvées! La technologie a véritablement eu un rôle de détonateur pour l’exploitation du pétrole offshore, pour exemple, dans les années 1960, le record de production en mer profonde était de 312 mètres alors qu’il est de nos jours de près de 2 200 mètres ! Les firmes visent désormais sur des technologies leur permettant d’exploiter le pétrole à près de 3 000 mètres de profondeur. Ces évolutions dans le domaine des technologies permettent de faire bouger la quantité des réserves régulièrement, cependant, ces technologies, mais surtout les recherches en amont ont un coût. C’est pourquoi il n’est pas rare d’entendre des experts indiquer que le monde va quitter l’ère du pétrole facile, abondant et bon marché pour entrer dans l’ère du pétrole technologique et cher…

    Parallèlement à ces recherches sur l’exploitation du pétrole via des plateformes offshore, les ingénieurs et experts pétroliers travaillent sur les possibilités d’extraction des gisements très enfouis, à plus de 6 000 mètres sous terre. Ces nouvelles recherches ouvrent de nouveaux horizons pour repousser les limites des réserves.

    petrole offshore.JPG



    La hausse des prix du baril est un des éléments essentiels permettant de repousser l’échéance d’une fin du pétrole. Un prix du baril élevé permet de subventionner des recherches très coûteuses, ces dernières permettant d’exploiter des gisements pétroliers considérés comme non rentables, ou de prolonger la durée d’exploitation de champs pétroliers en les rendant rentables plus longtemps. Un prix du baril élevé a donc un impact positif dans le sens où il permet d’augmenter le nombre de réserves exploitables…


    Selon l’USGS (United States Geological Survey), il y aura du pétrole jusqu’à la fin de siècle, même au-delà… Cependant, le pic de production arrive vite, selon cet organe de référence dans le domaine énergétique, il devrait être atteint vers 2020-2030, mais pic de production ne rime pas avec fin brutale du pétrole. Cependant, d’autres ressources énergétiques doivent peu à peu remplacer le pétrole qui rappelons correspond à 41 années de consommation selon le BP Statistical Review (estimation réalisé avec les réserves prouvées actuelles).

    Pour faire face à la fin prochaine du pétrole, les géants pétroliers, aussi bien que les états travaillent à trouver des énergies capables de remplacer l’or noir…
    Les travaux se portent principalement sur 2 secteurs que sont le secteur des énergies renouvelables (énergie éolienne, énergie hydraulique, énergie solaire…) et le secteur de l’énergie nucléaire.

    Ces 2 sources d’énergie conviennent principalement à la production d’électricité, cependant elles ne peuvent réellement se substituer au pétrole en tant que carburant. Une énergie qui se développe de manière très importante dans certains pays comme le Brésil tend à faire penser qu’elle pourrait être le remède contre la fin de l’énergie pétrolière en tant que carburant, c’est le biocarburant ! Les biocarburants sont la seule source renouvelable de carburants liquides !

    petrole carburant.JPG



    Certains pays comme le Brésil font figure de pionnier dans le domaine du biocarburant, en effet, depuis plusieurs années déjà le Brésil s’est spécialisé dans la filière de l’éthanol (produit à partir de la canne à sucre) dont il est le premier producteur mondial. En 2008, c’est la moitié du parc automobile brésilien qui fonctionne à l’éthanol. Autre avantage pour l’éthanol, outre d’être une ressource renouvelable, c’est le très faible coût de production de cette énergie, environ 0,17 euros le litre. Le Brésil prévoit d’augmenter sa production d’éthanol de 55% d’ici 2010.

    Cette énergie renouvelable permet au Brésil d’avoir une certaine indépendance énergétique, ceci est en grande partie dû à la superficie immense du Brésil (8 514 877 Km²). En France, si nous voulions tous roulere au « pétrole vert », il faudrait que la superficie totale de la France (675 417 Km²) soit cultivée de Colza ou de Tournesol, et encore…

    Les biocarburants ne font donc pas mine de substitut idéal au pétrole, mais tout de même de complément très intéressant.

  3. #3
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    Conclusion Conclusion

    Conclusion

    Les crises du XXème siècle ont démarré en raison de la baisse de l’offre de pétrole avec les effets que l’on a pu observer, tels que la baisse du pouvoir d’achat des ménages, l’augmentation du coût de production des entreprises puis dans un second temps une baisse de la demande ainsi qu’une diminution de l’offre et pour conclure ce cercle vicieux une baisse de l’activité provoquant une récession des économies…
    A la différence des précédentes crises qui ont touchés les économies mondiales, la crise qui affecte actuellement les économies est une crise fondée sur une hausse de la demande, avec des prix qui flambent en raison de la forte demande des pays asiatiques. Cependant, la « 3éme crise » ne semble pas pour le moment avoir eu d’impact important sur la croissance mondiale…

    "Le pétrole, au niveau mondial, c'est un peu comme une éponge, on doit plus ou moins presser l'éponge. Mais la fin du pétrole, ce n'est pas pour demain ; la fin du pétrole va être entretenu par des progrès techniques, des prix plus élevés. C'est la fin du pétrole pas cher mais ce n'est pas la fin du pétrole. Il ne faut pas angoisser les gens mais préparer les gens." Jean-Marie Chevalier

    flambee du petrole.jpg



    Les sources:
    ww.energies-environnement.fr - ww.bp.com - ww.uarga.org - ww.monde-diplomatique.fr - ww.econologie.com - ww.ifp.fr ww.ladocumentationfrancaise.fr - ww.lefigaro.fr - ww.insee.fr - ww.dauphine.fr - ww.senat.fr - ww.lyc-arsonval-brive.ac-limoges.fr - ww.ufip.fr/ - ww.iepf.org/ --- Alternatives internationales - Futurible - Expansion - Le Monde --- « Crise d’hier, crise d’aujourd’hui » B.marcel & J.Taib
    - « Pétrole, marchés et stratégies » Antoine Ayoub & Jacques Percebois - « La Face cachée du pétrole » Eric Laurent




    Cordialement

    Edellion

  4. #4
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    Biocarburant

    Nos chers gouvernants compte peut-être nous nourrir à l'éthanol !?

    Articles et analyses superbes M° Edellion

    Cordialement
    Thierry

  5. #5
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    Bonjour,

    Merci Trader89 ! Je rajoute une vidéo en deux parties qui est très intéressante:

    Emission débat "Ripostes : la Flambée du prix du pétrole, jusqu'où ?"







    Cordialement

    Edellion
    Dernière modification par Edellion ; 14/06/2008 à 00h25.

  6. #6
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    Trop fort ce cochet, il doit avoir une boule de cristal

    Par contre, pas très crédible le Schilansky, on sent bien qu'il roule pour l'industrie pétrolière

    Et dire qu'ils étaient tous si inquiets avec un prix baril à $70

    Y'a plus y'a plus et pis c'est tout !!
    Attention, si une vision du marché est exprimée dans ce message, elle n'est fournie qu'à titre d'information et elle ne saurait constituer une quelconque incitation à effectuer des transactions.

  7. #7
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    Mouai,
    Y'en a pas un seul qui a abordé le vecteur d'énergie Hydrogène ... pas très sérieux ce "Riposte"

  8. #8
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    Concernant les perspectives de l'après pétrole, on a le temps, d'après les sources d'Edellion, 41 ans de réserve à dépense d'énergie équivalente à aujourd'hui. Cependant le besoin en énergie va durablement augmenter, sans réel progrès technique dans l'extraction du pétrole, ces "41 années de réserve" ne seront qu'une trentaine...

    Bien sûr les habitudes peuvent (et doivent (!)) changer d'ici-là, il est donc difficile de se projeter réellement dans ce futur si proche.

    Après le pétrole, le biocarburant et le nucléaire ont encore beaucoup de chemins à faire dans l'opinion publique.

    Le Biocarburant est "accusé" d'être responsable des nombreuses famines qui secouent le monde. Les pays producteurs de denrées alimentaires, comme le Brésil, préfèrent transformer leurs champs de blé, maïs, etc en champs de Cholza. On ne sait pas encore se nourrir au Cholza !

    Le nucléaire est très critiqué, il passe pour une technologie que nous ne maitrisons pas assez. De plus certains accidents nucléaires historiques ont conforté l'opinion dans ce sens. Egalement, les premières centrales nucléaires arrivent à leur date de fin d'exploitation (notamment en France), il va falloir remplacer une à une. Le nucléaire n'est pas prêt pour remplacer le pétrole, il lui reste une trentaine d'années pour "convaincre" l'opinion.

    Enfin tout cela reste hypothétique et ce n'est que mon point de vue. En résumé, nous avons trente années pour trouver une nouvelle source d'énergie, améliorer les technologies sur le Nucléaire ou puiser du pétrole sur Mars ?

  9. #9
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    Centrales nucléaires nouvelle génération Centrales nucléaires nouvelle génération

    Bonjour,

    Bien vu Weirdo, je rajouterai juste que de nouvelles centrales nucléaire de nouvelle génération devrait faire leur apparition dans les prochaines années, pour notamment remplacer certaines centrales françaises qui ont "fait leur temps".

    Le nucléaire n'est pas prêt pour remplacer le pétrole, il lui reste une trentaine d'années pour "convaincre" l'opinion.
    A noter que le nucléaire n'est pas un combustible et donc qu'il ne peut palier à l'absence de pétrole dans les prochaines années... A moins que les moteurs électriques deviennent à la mode, mais nous ne prenons pas réellement le chemin de l'électrique actuellement.


    Cordialement

    Edellion

  10. #10
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    Quand je disais que le nucléaire n'était pas prêt pour remplacer le pétrole, je voulais dire que l'énergie "produite" grâce au nucléaire est encore beaucoup trop loin de l'énergie "produite" grâce au pétrole.

    Dans les cinquante années (ou cent, je ne sais plus, je vous confirme cela dans la soirée) à venir la demande mondiale d'énergie va être multipliée par deux. A moins que les réacteurs de fission nucléaire de IIIe G et le nouveau projet de fusion nucléaire (ITER, en France) nous offrent de très bon résultats, il faudra trouver autre chose.

    En enfin, quand tu dis "dans les prochaines années", c'est bien plus loin. Il faut entre sept et huit années en moyenne pour construire le réacteur et effectuer tous les tests, il faut valider la IIIe Génération de réacteurs. Enfin, ils travaillent déjà sur la IVe...

    Finalement, je pense que l'apport énergétique nucléaire va se stabiliser durant la prochaine décennie, nous allons rester à une faible part du nucléaire. Après tout est possible, et même vivement conseillé.

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