L'euro ne survivra pas à long terme selon Niall Ferguson
Régulièrement la fin de l'euro est annoncée par certains économistes. A l'image de Joseph Stiglitz en mai qui envisageait une possible fin de l'euro, Niall Ferguson, professeur d'histoire à l'université d'Harvard ne croit pas à la survie de la devise européenne à long terme.Dans une interview donnée à La Tribune Niall Ferguson revient sur la montée en puissance de la Chine face notamment aux Etats-Unis
"Et pourtant, les Américains sont toujours persuadés que le partenariat sino-américain est inscrit dans la durée. "Ils ont besoin de nous autant que nous avons besoin d'eux", expliquent les officiels américains. Mais ils se trompent : chaque année, la Chine a de moins en moins besoin des États-Unis. Inversement, les États-Unis ont de plus en plus besoin de la Chine."
il revient également sur la crise européenne et sur les "anomalies" de fonctionnement de l'Europe
élément que l'on retrouve également en France avec les propositions d'harmonie de la fiscalité en Europe, notamment du coté de l'impôt sur les sociétés dans le livre "Pour une révolte fiscale"."Il y a déjà dix ans, j'avais annoncé que la zone euro serait une entité instable parce qu'une union monétaire sans une union fiscale n'est pas durable."
L'euro perdure pour le moment car il sert à l'Allemagne, il lui permet d'avoir une devise compétitive sur le plan internationale et donc d'exporter en quantité vers le reste du monde.
Le meilleur argument pour la survie de la zone euro est qu'elle sert très efficacement les intérêts de l'industrie allemande.
Alors fin de l'euro à terme ou renforcement de la devise européenne en tant que monnaie mondiale ?
Une interview très intéressante à lire La Tribune : Interview : historien à Harvard Niall Ferguson explique dans La Tribune pourquoi la survie à long terme de l'euro est improbable
Cordialement
Edellion
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