Bonsoir tout le monde.
Comme promis, mon billet d'humeur sur le salon.
Donc, j'y suis allé vendredi.
Arrivée 9h30, parking rempli de Porsches, Ferraris, et autres limousines.
Non bien sur, je plaisante... Que des 4L et des 2 CV... Je plaisante encore

... Ya pas de parking.
J'entre dans le hall, et, surprise, ben c'est tout petit

Moi qui suis habitué au salon nautique...
Je fais le tour au pas de course pour repérer ce qui va m'intéresser... Ben... Je refais un tour pour confirmer... Mince alors. Je dois être vraiment lassé par les pubs et autres étalages commerciaux et je ne vois que cela.
Des jeunes cadres dynamiques encravatés jusqu'aux dents, dents elles même, blanches et brillantes façon Toniglandyl, qui te sautent dessus comme une chandelle sur un stoploss.

" Désolé, Monsieur, mais j'ai une conférence qui commence... J'ai pas trop le temps... On se verra plus tard... Promis hein ? "
Le Mickael Vendetta du trading se contente de cette réponse et me lache la grappe. Ouf ! Je saurai maintenant qu'il ne faudra pas que je me laisse piéger.
Et je me dirige vers la salle de ma 1ère conférence que je prends en cours de route, étant arrivé un peu tard.
Sujet : Les vagues d'Elliott.
Bon, ça va me rappeler un peu la mer...
Monsieur Malpel, le conférencier est quelqu'un de très agréable à écouter et tout ce qu'il explique devient limpide. Très... Mais très intéressantes ces vagues.
Vous résumer son exposé m'est impossible mais, il nous a montré des choses pour le moins étonnantes me faisant presque croire qu'une sorte de "prédiction" deviendrait possible par cette technique.
Que ceux et celles qui ne connaissent pas ou peu prennent quelques heures studieuses pour s'y pencher.

Un outil de plus.
Je quitte la conférence prématurément car je veux assister à la fin du duel de trading en quart de finale opposant 4 traders très connus, en scalping.
Très connus pour certains et, très connu et trop médiatisé pour un autre... J'ai nommé....(Tatannnnnn !!!! Tambours Etc...) Le...Grand... M. Bééééééééé !
Mais non ! Je ne rêve pas ! Il est là ! Le roi des traders, la légende vivante, le "Madame soleil des marchés" concentré derrière son PC.
Chutttt ! Il scrute l'horizon de son regard vif et serein en même temps.
Tel un sniper des marines, près à faire feu sur le premier Pip distrait qui passerait par là.
Ses adversaires n'en mènent pas large, une odeur de sueur froide envahit la salle : il ne reste plus que 2 minutes...
Les positions se ferment et l'arbitre siffle la fin du match.
Oufffff ! Mon pacemaker commençait à donner des signes de faiblesse.
" Bien, si vous voulez bien nous donner vos résultats s'il vous plait..."
_" Moi je suis à plus 80 euros." dit un concurrent.
_ " Moi j'ai fait 300 $" dit un autre.
_ " J'ai fait 45$" dit le 3ème.
Et, arrive le tour de notre trader vedette. Mon pacemaker recommence à déconner, la salle est comme figée, l'on entend au loin le bourdonnement d'une mouche en détresse prise dans les filets d'une araignée. Le temps est comme suspendu. Suspendu aux lèvres de notre trader préféré, ces mêmes lèvres qui prononcent : " Bon, moi je suis à moins trois milles dollars"






( et j'en passe ! )



.
QUOI ? COMMENT ? CE N'EST PAS POSSIBLE ?
On crie, on pleure, on s'évanouit, certains se suicident, des ordinateurs prennent feu et explosent en jetant leurs composants et leurs logiciels de trading à la figure des jeunes cadres cravatés médusés.
Bref, on baigne bientôt dans le sang et les larmes.
Décidément, le mois de septembre est vraiment un mois maudit...
Mais que c'est-il passé ?

Le marché, ce fou, aurait-il eu le toupet de ne pas obéir aux indicateurs secrets et chers qui repeignent à mort ?
Ben OUI ! Et pas qu'un peu !
Rajoutons à cela un money-management utilisé couramment chez les accros-perdants de la roulette au casino et nous obtenons un moins 3000$...
Maintenant, au moins, vous savez ce que je pense d'un certain MB.
Cela n'empêche pas qu'il soit un excellent commercial.
Ouep ! Chacun son métier quoi...
Bon, c'est tout pour ce soir.
La suite plus tard si ce récit vous a amusé.
C'était juste pour le fun alors, ne m'assassinez pas...
Stendhal