Les banquiers Américains vont mal. Alors que le méga-scandale de Merryl Lynch commence à peine à faire surface, après que le DF de Freddy Mac, banque de refinancement par laquelle le scandale est arrivée, se soit suicidé mercredi, après surtout la faillite retentissante de Lehman qui était, rappelons-le, la quatrième banque d'affaires de Wall Street, le système bancaire des USA traverse la plus grande crise de son existence, probablement pire que celle de 1929 car beaucoup plus brutale.
Bien sûr, tout le monde a en tête l'image - peut-être exagérée - des spéculateurs ruinés se défénestrant en masse le 29 octobre 1929. Mais que les banquiers, catégorie ayant probablement le moins de raisons de se plaindre au monde, souffrent, geignent et périssent, voilà qui est nouveau.
Notre ami de la Fontaine disait : "Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus, qui du soir au matin sont pauvres devenus, pour vouloir trop tôt être riches ?" Que les banquiers magouilleurs s'appauvrissent, après tout, voilà qui est socialement correct ! Le seul problème étant que cela ne profite à personne, sauf peut-être à certains petits malins y trouvant leur compte. "Le marché s'assainit", murmurent déjà les rescapés.
Malheureusement pour eux, le ver qui ronge leur système est toujours dans le fruit car, à moins de réglementer ou carrément d'interdire l'usure, cette non-richesse aussi immatérielle que le volet social du le néo-libéralisme, le système banquier actuel ne peut ni guérir de son mal ni renaître de ses cendres. Les milliards injectés n'y pourront rien, autant bruler les devises injectées en place publique : Les billets au feu, les banquiers au milieu !
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