Le plan Paulson franchit la 1ère haie.

Le Sénat américain a voté cette nuit un plan Paulson amendé :

- Le plan ajoute pour 150 mds d'USD d'allégements fiscaux à destination

des ménages et des entreprises.

- Il augmente la limite pour la garantie des dépôts bancaire, il autorise la

suspension aussi que longtemps que nécessaire de la règle comptable

du « marked to market » pour l'évaluation des actifs des entreprises.

Léger soulagement pour les marchés financiers, mais l'inquiétude reste

vive :

- La chambre des Représentants doit toujours voter le plan. Les débats

seront ré-ouverts aujourd'hui : la question est de savoir si les

amendements du plan seront suffisants pour convaincre les

représentants récalcitrants. Nous n'aurons probablement pas de

réponse avant demain soir au mieux.

- En Europe, c'est la cacophonie, les interventions des autorités

politiques inquiètent plus qu'elles ne rassurent. L'évocation par le

gouvernement français de la création d'un fonds (plan) au niveau

européen pour « sauver » les banques européennes mais l'opposition

de l'Allemagne et du Royaume-Uni à un tel plan sèment le trouble. Au

total, c'est l'EUR qui trinque. Il revient ce matin sous le niveau de 1.40.

Dans ce contexte, les statistiques économiques publiées hier, n'ont eu que

peu d'impact sur les marchés financiers :

- Hier, l'indice ISM manufacturier est ressorti en très fort recul à 43.5

contre 49.9, signalant ainsi la plus forte contraction de l'activité

manufacturière sur un mois depuis la dernière fort période de

ralentissement aux Etats-Unis en 2002.

- En Europe, c'est la même chanson, l'indice PMI manufacturier recule à

45 en septembre contre 47.6 en août. Le taux de chômage progresse à

7.5% en août après 7.4%.

Aujourd'hui c'est surtout du côté européen que sera l'actualité avec la

réunion de la BCE, même si les marchés vont restés à l'affut d'indication en

provenance du Congrès américain :

- La probabilité que la BCE réduise ses taux directeurs aujourd'hui est

quasi-nulle. Néanmoins, après les propos de M. Trichet ces derniers jours

au sujet de la crise financière, les marchés attendent qu'il laisse entrevoir

la possibilité d'une baisse des taux au cours des prochaines réunions. De

quoi soutenir un peu les marchés boursiers européens, mais aussi assez

paradoxalement l'EUR.




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Analyse réalisée par Cambiste.com