L'aggravation de la situation en Grèce menace la croissance économique mondiale
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Marchés Actions: Hier soir, les indices boursiers américains ont clôturé dans le rouge : le Nasdaq et le Dow Jones Industrials ont tous les deux perdu 0,13% et le S&P 500 a reculé de 0,04%. En l'absence d'indicateurs macro-économiques de taille, les opérateurs sont restés tournés vers la situation grecque, qui a largement pesé sur les cours.
Coté asiatique, la plupart des marchés émergents ont chuté suite aux préoccupations que l'économie chinoise pourrait ralentir plus que prévue en début d'année et que la Grèce ne parvienne pas à obtenir des fonds de secours. En effet, le ministre de l'industrie et des technologies de l'information chinois a déclaré que* la croissance de la production industrielle est susceptible de ralentir ce trimestre. Ainsi, l'économie mondiale risque de ralentir, refroidie par la crise européenne. L'industrie chinoise est confrontée à un environnement économique de plus en plus complexe, au niveau national et international suite à l'augmentation de risques plus ou moins probables, tels que le défaut d'un pays européen ou le retour à la récession des Etats-Unis. Cependant le gouvernement se veut rassurant : les gains de la production industrielle resteront relativement solides pour l'ensemble de l'année. Ainsi, le Hang Seng a reculé de 0,21% et le Nikkei 225 a perdu 0,13%.
Côté européen, les indices devraient ouvrir en légère hausse : ce matin, le contrat future du CAC40 prenait 0,09% tandis que celui du DAX30 avançait de 0,06%. Les opérateurs devraient avant tout privilégier la prudence lors de la séance d'aujourd'hui, la Grèce étant de plus en plus proche d'un défaut désordonné. Ainsi, selon les dirigeants de la zone euro ont rappelé que la Grèce doit le plus rapidement possible finaliser les discussions avec ses créanciers, afin de survivre financièrement parlant. La Banque Centrale Européenne a fixé la date butoir du 13 février pour les négociations. Par ailleurs, la Grèce doit encore effectuer 600 millions d'euros de réductions budgétaires en 2012 et hier, le FMI a rappelé que l'aggravation de la crise pourrait réduire le taux de croissance du pays de moitié pour cette année.
Forex: Sur le marché des changes, la monnaie unique a évolué en baisse hier face au dollar américain, notamment en raison des incertitudes persistantes quant à la sortie de crise en Grèce. En outre, les négociations entre le Premier ministre grec Lucas Papademos et les différents partis politiques de la coalition courent toujours alors que le pays se prépare à entrer en grève générale en réaction face aux réformes exigées conjointement par l'Union européenne et le Fonds monétaire international. Mais le compte à rebours est enclenché, Athènes devant absolument trouver un accord très rapidement car le pays n'a pour le moment pas les moyens de rembourser les 14,5 milliards d'euros de prêts arrivant à échéance le 20 mars prochain et risque ainsi le défaut de paiement à cette date. Toute cette situation a pesé lourdement sur la devise européenne qui s'échangeait à 1,3129 dollar hier à 23h00 heure de Paris contre 1,3156 dollar vendredi soir à la même heure. Dans ce contexte d'incertitudes marquées, l'euro perdait également du terrain face à la devise nippone, considérée comme valeur refuge par les cambistes. Ainsi, la parité eurjpy abandonnait hier quelques pips pour finir à 100,48 yen. Enfin, en Australie, le dollar australien a connu une appréciation assez marquée face à la majorité de ses devises de contrepartie, la Banque Centrale australienne ayant maintenu dans la nuit ses taux directeurs inchangés, à 4,25%. Ainsi, ce matin, la parité audusd progresse pour le moment de 0,77%, s'échangeant aux encablures des 1,0806 dollar américain.
Matières premières: Au chapitre des matières premières, le pétrole tente de rebondir timidement. L'incertitude autour du dossier grec reste un des éléments majeurs sur le marché. Aujourd'hui, le Premier Ministre grec, Lucas Papademos, doit rencontrer ses homologues politiques afin de discuter de mesures additionnelles d'austérité. Les investisseurs espèrent toujours une résolution de la crise en Europe, résolution qui tarde à se matérialiser. Hier, la Chancelière allemande, Angela Merkel, a accru la pression sur la Grèce en arguant que « le temps était compté ». Ainsi, dans ce contexte, les perspectives sur le plan de la demande inquiètent. Cette semaine, le département américain de l'Energie devrait, une nouvelle fois, faire état d'une hausse des stocks. Malgré tout, ce matin, les cours parvenaient à reprendre un peu de hauteur. Par ailleurs, les conditions de froid exceptionnelles qui s'abattent sur l'Europe crée un différentiel entre le Brent et le WTI. En effet, l'Europe fait face à des températures allant jusqu'à plus de -20°C avec des chutes de neige importante ce qui boostent la demande. En revanche, aux Etats-Unis, les températures sont clémentes pour la saison ce qui ne permet pas de soutenir la demande. Ainsi, sur le Nymex, le baril Light Sweet Crude évolue, ce matin, autour des 97,7 dollars. De son côté, le Brent de la Mer du Nord s'échange, quant à lui, à 116,05 dollars.
Sur le front des métaux précieux, l'or rebondit ce matin. Pénalisé par le renforcement du dollar et les chiffres positifs de l'emploi US vendredi dernier, le métal jaune se ressaisit : les investisseurs recherchant une valeur plus sûre face au risque de défaut de la Grèce. L'once d'or s'échange, ce matin, contre 1 727 dollars.
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Heure
Pays
Statistiques/événements
Indicateur
Période
Prévision
Précédent
Pertinence
MARDI 7 FéVRIER 2012
12h00
Production industrielle (GM)
Décembre
0.0%
-0.6%
14h30
Permis de construire (GM)
Décembre
-3.6%
16h00
Indice IBD/TIPP : Optimisme dans l'économie
Février
48.1
47.5
Degré de pertinence pour les marchés :
Très forte
Forte/Moyenne à Forte
Moyenne
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