Les négociations grecques dans l'impasse
Marchés actions:
Ce soir, les places boursières européennes clôturent en baisse. Les incertitudes sur l'issue des négociations en Grèce entre le gouvernement et les membres du secteur privé ont déprimé les marchés. Alors que la semaine dernière, le premier ministre Lucas Papademos avaient assuré qu'une réponse serait donnée vendredi dernier, le pays n'arrive toujours pas à trouver un accord avec ses créanciers. Les autres dirigeants européens, (Angela Merkel et Nicolas Sarkozy) ont aussi lourdement insisté lors du 14ème sommet franco-allemand sur la nécessité de finaliser ces discussions et d'obtenir des conditions favorables. Plus les discussions se prolongent, plus le risque de défaut augmente pour le pays. Jean Claude Juncker, le chef de file de l'Eurogroupe, est même allé jusqu'à évoquer un défaut possible au mois de mars. Les analystes envisagent désormais des scénarios catastrophiques tels que la sortie de la zone ou un défaut désorganisé du pays.
Outre-Atlantique, Wall Street évoluait dans le rouge dans le sillage des marchés européens. Là encore, les opérateurs ne masquaient par leur inquiétude vis-à-vis de l'avenir de la zone euro. En l'absence de statistiques macro-économiques, les marchés américains effectuaient une légère correction, après les hausses de la semaine dernière.
Dans ce contexte, le CAC40 cotait à 3 405,27 points, en baisse de 0,66%, mené par Vallourec et Société Générale qui perdaient respectivement 2,89% et 2,89%. Le Footsie100 se négociait à 5 892,20 points en retrait de 0,15%. Le DAX30 affichait des performances similaires avec une chute de 0,03% menant l'indice à 6 764,83 points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq Composite évoluaient en baisse de respectivement 0,22%, 0,33% et 0,29%.
Forex :
L'euro reste orienté à la baisse face au dollar et s'échange autour des 1,31$. Une nouvelle fois, la monnaie unique est fragilisée par le dossier grec où de nombreuses divergences subsistent tant avec les créanciers publics que privés. Le gouvernement grec refuse d'imposer de nouvelles mesures d'austérité à sa population condition sine qua non pour recevoir la dernière tranche d'aide du FMI et de l'Union Européenne. Cette aide est indispensable pour que la Grèce puisse payer ses emprunts qui arrivent à échéance le 20 mars prochain, sans quoi elle tomberait en faillite. De plus, les créanciers privés n'ont toujours pas donné leur accord pour une décote de 70% de leurs créances grecques. Faute d'accord, la réunion de l'Eurogroupe prévue ce lundi a été annulée. Les membres de la Troïka (FMI, BCE et UE) se rencontreront demain pour évoquer les différentes options pour le gouvernement grec. La situation est donc toujours dans l'impasse et pèse sur le moral des investisseurs. Dans ce contexte, la devise des dix-sept perd du terrain face en l'ensemble de ses contreparties. L'euro se négocie autour des 100,4 yen, des 0,8290£ et des 1,2210 dollar australien. De son côté, sur le NYBOT, le Dollar Index est hausse et cote 79,25 points. Le billet vert profite des bons chiffres sur l'emploi US de vendredi dernier et également de son statut de valeur refuge. Néanmoins, la paire AUD/USD reste bien ancrée au-dessus des 1,07$ alors que les analystes anticipent une baisse des taux directeur de la Banque centrale australienne. La paire USD/CAD se traite sous sa parité autour des 0,9950 dollar canadien et l'USD/JPY aux alentours des 76,55 yens.
Sur le front des matières premières, le métal jaune poursuit sa correction entamée vendredi dernier et perd 0,32% à 1 720$ l'once. L'argent-métal est également en retrait et perd 0,24% à 33,50$ l'once. De son côté, le pétrole évolue de manière dispersée. A New York, le Light Sweet Crude recule de 0,90$ le baril et à Londres, le Brent de la mer du Nord est en hausse de 0,75% à 115,5$ le baril.
Saxo Banque
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