Les marchés en légère hausse face au patinage grec




Marchés actions:


Ce soir, les marchés européens font une pause après les hausses des jours précédents. Les opérateurs sont restés concentrés sur les négociations en Grèce. Le pays patine toujours autant à trouver un accord avec les membres du PSI. M. Juncker a d'ailleurs fait état de la difficulté de ces discussions dans un communiqué en cours de séance, qui a eu pour effet une chute rapide de l'euro et des cours européens. En revanche, l'annonce de l'agence de notation Standard & Poor's est venue contrebalancer le pessimiste des marchés. Elle a déclaré que l'Europe ne devrait plus être en récession en 2013, puisque qu'elle atteindra une croissance de 1%. Par ailleurs, la France a levé avec succès près de 8 milliards d'euros à moyen terme, à des taux plus avantageux que la dernière adjudication.


Outre-Atlantique, Wall Street évoluait en ordre dispersé, préférant rester prudente avant les publications de vendredi. En effet, les variations des emplois non agricoles seront publiées demain, venant confirmer ou non la reprise du marché de l'emploi américain. Pour l'instant, les statistiques de l'emploi ne sont pas exceptionnelles : l'enquête ADP a fait état de moins de créations d'emplois que les estimations des analystes et aujourd'hui, les nouvelles demandes d'allocations-chômage sont ressorties légèrement meilleures que la semaine précédente. Elles s'affichent à 367 000 nouvelles demandes contre 371 000 de prévu à l'origine. Les créations d'emplois semblent donc en plein ralentissement, un phénomène que la FED avait explicité lors de sa dernière réunion. En revanche, les résultats d'entreprises américaines sont relativement proches des attentes des analystes et soutiennent les cours.


Dans ce contexte, le CAC40 cotait à 3 376,66 points, en hausse de 0,27%, mené par Peugeot et Société Générale qui gagnaient respectivement 5,77% et 4,82%. Le Footsie100 se négociait à 5 796,07 points en progression de 0,09%. Le DAX30 affichait des performances similaires avec une progression de 0,2259 menant l'indice à 6 655,63 points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq Composite évoluaient en ordre dispersé : respectivement +0,05%, -0,04% et +0,46%.
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Forex:



Sur le marché des devises, les incertitudes continuent de planer autour des négociations en Grèce. Aucune information n'a en effet été délivrée sur les avancées du dossier alors que la nervosité des cambistes se fait sentir. La réussite des émissions obligataires française et espagnole aujourd'hui, à des taux en baisse, n'a pas eu d'impact significatif sur les cours de la monnaie unique, le thème central restant la problématique grecque. En fin d'après-midi, un euro s'échange pour 1,3164 dollar tandis que face à la devise britannique la monnaie des dix-sept se traite pour 0 ,8313£. Les cambistes ont également suivi avec attention le discours du président de la Réserve fédérale américaine qui s'est tenu cette après-midi. Lors de cette réunion, Ben Bernanke a rappelé que des mesures adéquates seraient décidées si la crise financière européenne impacterait de trop l'économie du pays. Coté indicateurs, les inscriptions au chômage sont ressorties en baisse aux Etats-Unis au cours de la semaine dernière puisque 367 000 nouvelles demandes ont été recensées contre une prévision de 373 000 demandes. En fin d'après-midi, le dollar américain s'échange pour 1,5827 dollar face à la livre sterling. La devise japonaise s'affiche pour sa part comme valeur refuge et continue de gagner du terrain face à ses principales contreparties : le billet vert se négocie ainsi pour 76,14 yen tandis que la monnaie unique se traite autour de la barre des 100 yens.


Au chapitre des matières premières,* la hausse des stocks de pétrole annoncée hier par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) se fait sentir sur les cours du baril. Pour rappel, les stocks d'essence ont progressé de 3 millions de barils au cours de la semaine dernière et les stocks de pétrole brut enregistrent une hausse de 4,2 millions. En fin d'après-midi, le baril « Light Sweet Crude » à échéance mars 2012 s'échange pour 96 dollars sur le NYMEX et le baril de la Mer du Nord de même échéance se négocie pour 111 dollars. Enfin du côté des métaux précieux, la tendance est positive : l'once d'or se traite à 1 757 dollars et l'once d'argent atteint 34 dollars.







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