Rebond sur les marchés dans un climat toujours aussi incertain




Marchés actions :


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Cette semaine, la tendance des marchés fut haussière. Evoluant en dents de scie, les cours ont parfois clôturé en ordre dispersé suivant leur interprétation des évènements macro-économiques mondiaux. Une fois n'est pas coutume, les principales zone économiques (l'Asie, les Etats-Unis et l'Europe) ont toutes les trois été agitées par des publications d'indicateurs économiques, néanmoins le vieux continent est globalement resté au centre des préoccupations.



Côté européen, l'actualité macro-économique a été extrêmement agitée cette semaine, puisque plusieurs réunions primordiales ont eu lieu. Si la réunion franco-allemande n'a pas eu d'effet particulier sur les cours, la traditionnelle conférence du Président de la BCE a plutôt marqué les esprits. Lundi, les deux dirigeants se sont déclarés prêts à accélérer le versement de capitaux pour le FESF et ont encouragé la BCE à rendre le dispositif fonctionnel le plus rapidement possible. Outre les fonds de sauvetage, la France est décidée à mettre en place une taxe sur les transactions financières afin de montrer l'exemple aux autres pays de l'Union Européenne. Ces propos ont été confortés par Mario Draghi qui a déclaré que la BCE était sur le point de signer un accord avec le fonds de sauvetage, la faisant agir comme un agent.* Par ailleurs, les déclarations du président sont assez rassurantes : ce dernier voit des légers signes de stabilisation au sein de la zone euro bien qu'il reste toujours des risques substantiels de ralentissement économique. Comme depuis plusieurs mois, il a également rappelé l'importance pour les Etats en difficulté d'assainir leurs finances et d'effectuer des réformes structurelles ambitieuses afin de rétablir la confiance des marchés. Les progrès réalisés par la Grèce, l'Italie et l'Espagne sont tout de même frappants ce qui laisse penser à une amélioration de la crise. Ces affirmations ont été confortées lors des émissions à court terme de l'Espagne et de l'Italie. La demande pour les titres européens a explosé, faisant chuter fortement les taux obligataires. Les cours actions ont donc profité de ce retour de l'optimisme. Ainsi, sur la semaine, le CAC40 gagne 2,87%, le Footsie 0,42%, le DAX30 2,37% et l'Eurostoxx50 2,66%.


Outre-Atlantique, les marchés ont varié au gré des publications des statistiques macro-économiques américaines.* Plusieurs analyses contradictoires ont été évoquées sur les marchés. Après la publication vendredi dernier des chiffres sur le marché de l'emploi extrêmement positifs (le taux de chômage américain a atteint un plus bas depuis février 2009), les prévisions des économistes se sont ébranlées à mesure que l'économie des Etats-Unis apparaissait en bonne santé. Ainsi en début de semaine, les opérateurs ont été désappointés car le président de la FED de St Louis, James Bullard a déclaré que la FED ne commencera probablement pas un nouveau cycle d'assouplissement quantitatif afin de relancer l'économie américaine. Or ces derniers estimaient que malgré la reprise plutôt molle du marché de l'emploi, stimuler l'économie restait une obligation afin de maintenir le rythme. Cette interprétation a été rapidement confirmée hier lorsque les nouvelles demandes allocations-chômage sont remontées à 399 000 nouvelles demandes contre 375 000 prévu par les analystes. Les ventes au détail hors auto étaient également mauvaises : au lieu de la progression de 0,3% qui était attendue, elles ont reculé de 0,2%. Malgré cela, les Etats Unis sont étonnamment résistants à la crise de la dette souveraine et leur économie est en bien meilleure « forme » que celle du vieux continent : les analystes estiment que la croissance aux Etats-Unis sera certes modérée cette année, mais meilleure qu'en Europe, qui passera probablement en récession. Par ailleurs malgré la déception d'hier, l'économie américaine a régulièrement donné des signaux d'affermissement au cours de la semaine. L'enquête IBD de l'optimisme dans l'économie a montré que la confiance des investisseurs remonte : le chiffre est ressorti à 47,5 points contre 42,8 points pour le mois dernier. D'une manière générale, le marché de l'emploi ainsi que les dépenses des consommateurs donnent des signes positifs de reprise, allégeant les doutes des investisseurs. Par conséquent, grâce à cette résistance spectaculaire, les Etats-Unis apparaissent de plus en plus comme une figure de refuge. Tant que les doutes sur le défaut de la Grèce et des autres économies périphériques ne seront pas définitivement écartés, les investisseurs continueront d'investir à Wall Street par réflexe de précaution. Dans ce contexte, en variation hebdomadaire, le Dow Jones gagne 0,45%, le S&P 500 prend 1,13% et le Nasdaq progresse de 2,05%.



Enfin en Asie, les opérateurs se sont focalisés sur la Chine. Ces derniers spéculent sur le fait que la baisse de l'activité économique chinoise amènera plus rapidement le gouvernement à entreprendre une politique monétaire accommodante. Les décideurs politiques à Pékin sont très centrés sur les risques de ralentissement économique et surveillent de près l'économie chinoise. Ainsi, il est tout à fait envisageable qu'il y ait beaucoup d'assouplissements monétaires à venir dans la première moitié de l'année. Cependant, l'inflation chinoise s'est élevée à 5,4% contre 3,3% en 2010, ce qui est largement au-dessus de l'objectif de 4% fixé par Pékin, limitant le scénario précédent. L'inflation chinoise ralentit en réalité depuis le mois d'Aout, le gouvernement a donc annoncé « une politique monétaire prudente et une politique budgétaire proactive ». Selon les analystes, cela devra aboutir à de légères facilités d'accès au crédit. Du côté du Japon, la demande pour les exportations japonaises est en baisse. Ainsi, les excédents de la balance des comptes courants du Japon ont diminué en Novembre : le ralentissement de la croissance chinoise couplé à l'appréciation du yen ont pesé sur la demande des produits japonais. Ainsi, sur la semaine, le Nikkei225 avance seulement de 0,13% tandis que le Hang Seng prend 3,29%.



Forex :



Sur le marché des devises, aucune tendance marquée ne se dégage du fait de l'incertitude toujours persistante autour de la question des dettes souveraines au sein de la zone euro.
Les marchés attendent en effet plus de


clarté sur la santé économique de certains pays et la santé du secteur bancaire de la zone. Les investisseurs ont bien accueilli hier la capacité de l'Italie et de l'Espagne à lever respectivement 12 milliards et près de 10 milliards d'euros à échéance court et moyen terme et à des taux en forte baisse, preuve d'une amélioration de la confiance des investisseurs envers ces pays. Vendredi matin, la levée de 4,75 milliards d'euros de la part de l'Italie à des taux une nouvelles fois en baisse, a confirmé ce point positif.
Autre moment fort de cette semaine, la réunion de la Banque Centrale Européenne (BCE) à la suite de laquelle l'institution a laissé inchangé ses taux directeurs. Son taux de refinancement reste ainsi stable à 1%. Lors de cette réunion, le Président de la BCE a souligné les effets positifs de son opération de refinancement à trois ans permettant de stabiliser le système bancaire européen. Pour rappel, la Banque centrale a alloué aux banques européennes un montant de 489 milliards d'euros.



Les cambistes suivent également de près les négociations entre la Grèce et ses créanciers privés. Le gouvernement grec s'est dit confiant sur un prochain accord avec le secteur privé alors que de leur côté, les créanciers attendent plus de réactivité de la part de la Grèce.
En début de semaine, l'annonce de l'agence de notation Fitch Ratings de maintenir la note « AAA » de la France a contribué à rassurer les marchés. Néanmoins, les tensions restent vives au sein de la zone euro. Bien que la perte du « AAA » de la France semble déjà intégrée dans les cours, les investisseurs attendent avec intérêt le rapport de Standard & Poor's.



Dans ce contexte, la monnaie unique est repassée sous la barre des 1,27 dollar face à sa principale contrepartie. Des niveaux que l'on n'avait pas atteints depuis 15 mois. En fin de semaine, un euro se négocie aux environs des 1,28 dollar. Face à la devise britannique, l'euro s'échange également à des niveaux bas pour se traiter autour des 0,8347 pence. Enfin, face à la monnaie japonaise, la monnaie unique apparait également fragile, la devise japonaise bénéficiant de son statut de valeur refuge. Ainsi, la monnaie des dix-sept s'échange à des plus bas de 10 ans proche des 98,17 yens.
Outre-Atlantique, les indicateurs en provenance des Etats-Unis de la semaine s'affichent en dessous des attentes des marchés. Les ventes aux détails enregistrent une baisse de 0,20% sur le mois de décembre lorsque les analystes attendaient une hausse de 0,30%. Parallèlement, les inscriptions hebdomadaires au chômage progressent sur la semaine dernière. Ainsi, 390 000 nouvelles demandes ont été recensées, soit 15 000 de plus que la semaine précédente. Les stocks d'entreprises américaines progressent par ailleurs moins vite que les prévisions puisqu'ils ressortent en hausse de 0,3% en novembre contre +0,8% en octobre. Dans ce contexte, la livre sterling se négocie pour 1,5328 dollar face au billet vert vendredi midi, tandis que la monnaie japonaise gagne du terrain face au dollar américain pour se négocier à 76,70 yens.



Du côté de la devise helvétique, le président de la Banque nationale suisse (BNS) Philipp Hildebrand, a annoncé sa démission à la suite de transactions privées effectuées par son épouse sur le marché des devises. En fin de semaine, un euro se traite pour 1,2102 franc suisse tandis que le billet vert se négocie pour 0,9464 franc suisse.



Matières Premières :



Au chapitre des matières premières, les métaux précieux parviennent à maintenir une tendance haussière sur la semaine, profitant de leur statut de valeur refuge dans un contexte économique instable. Ainsi, l'once d'or se négocie pour 1 639 dollars en fin de semaine tandis que l'once d'argent vaut 29,85 dollars. Du côté du pétrole, l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a fait état d'une hausse de 4,96 millions de barils de brut augmentant les stocks à 334,65 millions de barils. Même tendance pour les stocks d'essence qui progressent de 3,61 millions de barils pour un total de 223,8 millions. Par ailleurs, la guerre diplomatique entre l'Iran et les pays occidentaux vient déstabiliser les cours du pétrole. En fin de semaine, le baril du Brent de la Mer du Nord à échéance Mars 2012 se négocie pour 110 dollars tandis que sur le NYMEX, le « Light Sweet Crude » s'échange sous la barre des 100 dollars à 99,20 dollars.


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Heure Pays
Statistiques/événements
Indicateur Période Prévision Précédent Pertinence
Lundi 16 janvier 2012
00h50 Commandes Machines (GM) Novembre 5.1% -6.9% 5
00h50 CGPI domestique (GM) Décembre -0.1% 0.1% 4
06h00 Confiance Consommateurs Décembre 38.5 38.1 4
Mardi 17 janvier 2012
00h50 Indice Industrie tertiaire (GM) Novembre -0.4% 0.6% 4
03h00 PIB réel (GA) Q4 8.7% 9.1% 5
03h00 Production industrielle (GA) Décembre 12.3% 12.4% 5
03h00 Ventes au détail (GA) Décembre 17.3% 17.3% 5
07h00 Commandes Machines-outil (GA) Décembre 17.4% 4
10h30 Indice des prix à la consommation (GM) Décembre 0.4% 0.2% 5
10h30 Indice Prix Détail (GM) Décembre 0.4% 0.2% 4
11h00 Indice des prix à la consommation (GM) Décembre 0.4% 0.1% 5
11h00 Sondage Zew (Situation actuelle) Janvier 24.5 26.8 5
11h00 Sondage ZEW (Sentiment éco) Janvier -49.8 -53.8 4
11h00 Sondage ZEW (Sentiment éco) Janvier -54.1 3
14h30 Empire Manufacturing Janvier 10.50 9.53 4
15h00 Taux directeur du Canada 17 Janvier 1.00% 1.00% 5
Mercredi 18 janvier 2012
05h30 Production industrielle (GM) Novembre -2.6% 5
05h30 Utilisation des capacités (GM) Novembre 4.1% 3
10h30 Variation Demandes d'allocations-chômage Décembre 10.0K 3.0K 5
10h30 Taux de Chômage (3mois) BIT Novembre 8.3% 8.3% 4
11h00 Credit Suisse sondage ZEW (Attentes) Janvier -72.0 4
14h30 Indice des prix à la production hors Alimentation & Energie (GM) Décembre 0.1% 0.1% 5
15h00 Flux TIC long-terme nets Novembre $4.8B 3
15h15 Production industrielle Décembre 0.5% -0.2% 5
15h15 Utilisation des capacités Décembre 78.1% 77.8% 3
Jeudi 19 janvier 2012
14h30 Indice des prix à la consommation hors Alimentation & Energie (GM) Décembre 0.1% 0.2% 5
14h30 Mises en chantier Décembre 685K 685K 5
14h30 Permis de construire Décembre 675K 681K 4
14h30 Nouvelles demandes d'allocations-chômage 14 Janvier 399K 5
16h00 Indice de la Fed de Philadelphie Janvier 11.0 10.3 3
Vendredi 20 janvier 2012
05h30 Indice Activité Industrie (GM) Novembre -0.9% 0.8% 5
08h00 Prix Production (GM) Décembre 0.1% 0.1% 3
10h30 Ventes au détail sauf carburant auto (GM) Décembre 0.6% -0.7% 5
13h00 Indice des prix à la consommation (GA) Décembre 2.8% 2.9% 5
16h00 Ventes de Logements existants (GM) Décembre 5.2% 4.0% 5
Degré de pertinence pour les marchés :





5 Très forte 4 Forte/Moyenne à Forte 3 Moyenne







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