L'Europe toujours en proie aux difficultés en ce début d'année




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Marchés actions:


Cette semaine, les marchés sont restés relativement calmes. Après un départ optimiste en début de semaine, le rebond de début d'année s'est rapidement essouflé en l'absence de bonnes nouvelles. Les investisseurs sont restés relativement pessimistes vis-à-vis de la situation économique européenne et ont privilégié la prudence. Ainsi, les attentions étaient à nouveau tournées vers l'Europe, tandis que les bonnes statistiques asiatiques et américaines ont apporté des supports partiels aux cours des marchés actions mondiaux.


Comme depuis maintenant plusieurs mois, les regards sont restés tournés vers la crise de la dette souveraine. En l'absence des marchés américains en début de semaine, les opérateurs n'ont pas pu s'empêcher de commencer l'année avec un perpétuel optimisme. De fait, neuf fois sur douze la première séance de l'année clôture dans le vert. Cependant peu d'investisseurs sont prêts à parier sur une hausse des indices sur le long terme : bien que la crise de la zone euro semble plus « ordonnée » que quelques semaines auparavant, un rapide retour au chaos est tout à fait envisageable. Plusieurs analystes estiment que le manque de leadership et les dissidences persistantes au sein de l'Union Européenne vont continuer de réduire : d'une part, la crédibilité de ses dirigeants et d'autre part, sa vigueur économique. Après une ouverture en hausse, les préoccupations des investisseurs sont donc revenues sur la zone euro. Les tensions avec la Hongrie, la montée des taux obligataires français et espagnols ainsi que la visite des membres de la Troïka en Grèce afin de vérifier que toutes les mesures de rigueur ont été bien prises n'encouragent pas les marchés à prendre des risques. Cette inquiétude ambiante est d'ailleurs confirmée par le bilan de la BCE : les montants déposés auprès de la Banque Centrale Européenne atteignent encore des niveaux historiques, une nouvelle preuve que la confiance au sein du secteur bancaire est très mitigée.



Les taux obligataires français et espagnols ont grimpé cette semaine, démontrant que ces deux pays reviennent dans le viseur des marchés financiers. De nombreuses rumeurs à propos de la dégradation des pays de la zone euro circulent bien que les agences de notation n‘aient toujours pas rendu leur verdict. Dans les faits, les taux obligataires des deux pays se sont tendus : pour l'Espagne, les obligations d'Etat à échéance dix ans atteignent un rendement de 5,433%, soit 15 points de base de plus que le mois précédent. Les investisseurs restent méfiants car le gouvernement espagnol est susceptible de demander de l'aide au FMI et à l'Union Européenne comme l'ont fait l'Irlande et la Grèce. Par ailleurs, le déficit en pourcentage du PIB du pays est ressorti bien supérieur à ce qui avait été prévu à l'origine, sapant la confiance des marchés. En France, l'OAT est passé à 3,31%, en faible hausse par rapport au mois précédent tandis que la confiance des consommateurs français reste relativement basse. En résumé, la situation économique critique de l'Europe ne rassure pas les investisseurs. Seule l'Allemagne devrait péniblement échapper à la récession pour l'année 2012, en affichant une croissance de 0,6%. Tandis que le miracle outre-Rhin perd de sa superbe, les économies avoisinantes s'enfoncent dans la récession, pénalisées par des mesures de rigueur qui s'imposent afin de rétablir leur balance budgétaire. Une solution pour la sortie de la crise serait de réduire ce que les économistes appellent les « global imbalances » : la consommation générale de l'Allemagne doit augmenter afin de donner un second souffle à ses partenaires économiques. Pour l'instant, les opérateurs sont toujours dans l'attente de l'avancement des mesures européennes. Lundi prochain, la réunion entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel devrait apporter davantage de précisions sur ce sujet. Dans ce contexte, peu d'opérateurs sont prêts à acheter des actions sur les places boursières européennes. Ainsi en variation hebdomadaire, le CAC40 perd 0,05%, le Footsie gagne 1,14%, le DAX30 progresse de 3,31% et l'Eurostoxx 50 avance de 0,08%.


Outre-Atlantique, les marchés sont restés plutôt calmes et distants vis-à-vis des rumeurs concernant la zone euro. La publication de bonnes statistiques macro-économiques a largement supporté les cours de Wall Street tout au long de la semaine. La première économie mondiale fait preuve d'une bonne résistance aux difficultés actuelles et reste vigoureuse malgré la crise de la dette souveraine. Premièrement, l'activité manufacturière se reprend aux Etats-Unis, montrant une accélération de la reprise économique : l'ISM manufacturier est ressorti meilleur que les attentes des analystes à 53,9 points contre 53,5 points de prévu. Un autre secteur clé de l'économie progresse : il s'agit du marché de l'emploi. Hier, l'enquête ADP de l'emploi a indiqué la création de 325 000 nouveaux postes au lieu de 175 000 d'attendu. Cet excellent chiffre va de pair avec une baisse des nouvelles demandes d'allocations-chômage : elles n'atteignent que 372 000 nouvelles demandes contre 381 000 pour la semaine précédente. Cependant, malgré ces indicateurs encourageants, la FED reste relativement méfiante : la banque centrale envisage toujours des difficultés économiques pour les Etats-Unis dans les mois à venir. Par conséquent, un éventuel assouplissement quantitatif 4 est envisageable si l'état de l'économie américaine empire. Dans ce contexte, en variation hebdomadaire, le Nasdaq Composite gagne 3,08%, le S&P500 progresse de* 2,51% et le Dow Jones prend près de 2,17%.



Enfin en Asie, le début d'année a été morose : plusieurs puissances économiques asiatiques ont rabaissé leurs prévisions de croissance. La Corée du Sud a déclaré que la croissance de ses exportations allait ralentir cette année. Le gouvernement de Singapour a également annoncé que son économie avait moins progressé que prévue en 2011. Ces mauvaises nouvelles ont été compensées par les statistiques chinoises : les opérateurs ont salué l'indice PMI de la Chine qui a rebondi pour le mois de Décembre à 50,3 points contre 49 pour le mois de Novembre. L'activité manufacturière de la deuxième économie mondiale est donc à nouveau en expansion, car au-dessus du seuil symbolique des 50 points. Sur la semaine, Le Nikkei225 recule de 0,39% et le Hang Seng a gagné 1,06%.



Forex:
Sur le marché des devises, les inquiétudes autour des dettes européennes continuent d'affecter les devises risquées et le ralentissement de l'économie mondiale pousse les investisseurs vers les devises refuges. Les publications économiques encourageantes Outre-Atlantique marquent un fossé entre les Etats-Unis et l'Europe où seule l'Allemagne fait preuve de résistance.



Sur le marché Européen, en début de semaine, les bons chiffres macroéconomiques provenant de l'Allemagne laissaient espérer un rebond de la monnaie unique. L'indice PMI Allemand est ressorti à 48,4 contre 48,1 prévu et la consommation des ménages a connu sa plus forte hausse depuis plus de 10 ans à plus de 1,2% sur l'année 2011. L'économie allemande fait également état d'une excellente tenue du marché de l'emploi avec un taux de chômage à son niveau le plus bas depuis 20 ans et un taux d'inflation en recul passant de 2,4% à 2,1%. Ces signes encourageants ont permis à l'euro de se maintenir au-dessus des 1,30$ et des 100 yen. Cependant, l'embelie n'a été que de courte durée. Tout d'abord, ce sont les chiffres désastreux du marché de l'emploi en Espagne qui ont noirci le tableau avec un taux de chômage record qui a atteint 23%. De plus, l'Espagne est confrontée à la problématique de l'endettement de ses régions et doit également prendre des mesures d'austérité. Ensuite, la Grèce est revenue sur le devant de la scène après que le premier ministre grec ait mis en garde contre une faillite de l'Etat si le pays n'obtenait pas l'aide promise avant mars 2012. Enfin, ce fut autour de la Hongrie dont la situation politique est inquiétante et pourrait dégénérer. En effet, les banques européennes et en particulier italiennes et autrichiennes sont fortement exposées à la dette hongroise. Le gouvernement hongrois ne cesse de prendre des mesures populistes en voulant s'affranchir de l'indépendance de la Banque Centrale. Les discussions avec le FMI et l'UE pour obtenir des crédits supplémentaires sont actuellement boquées. Ceci a eu pour conséquence une forte dépréciation du forint hongrois face à l'euro touchant un plus bas historique à 323 forints pour un euro et une forte hausse des taux à 10 ans au-dessus des 11%. Parallèlement, l'euro a également souffert des pressions entourant le secteur bancaire après l'augmentation de capital ratée d'Unicrédit. Par ailleurs, le nouveau record absolu des dépôts des banques auprès de la BCE, 453,18 milliards d'euros, souligne à nouveau les tensions sur le marché interbancaire et donc la méfiance des banques à accorder des prêts.



Dans ce contexte, la devise des dix-sept s'est fortement dépréciée face à l'ensemble de ses contreparties. Face au billet vert, l'euro est repassé sous les 1,30$ pour venir s'échanger aux alentours des 1,2790$ ce vendredi. Face à la devise nippone, la monnaie européenne semble bien ancrée sous les 100 yens et s'échange autour des 98,80 yens. Au cours des semaines à venir, la monnaie unique pourrait encore se déprécier avec la perspective de voir la BCE de nouveau baisser ses taux au cours du premier semestre 2012. Les investisseurs seront attentifs au discours de Mario Draghi jeudi prochain au cours de la première réunion mensuelle de l'année de la BCE.



Du côté du marché américain, le billet vert gagne la confiance des investisseurs après plusieurs publications économiques encourageantes Outre-Atlantique en particulier sur le marché de l'emploi. Les créations d'emplois dans le secteur privé publié par le cabinet ADP favorise nettement un sentiment optimiste. En outre, l'indice ISM manufacturier est à son plus haut niveau depuis juin 2011 en ressortant à 53,9 contre 52,7. De plus, les risques géopolitiques actuels autour du dossier Iranien favorise le dollar. Sur le NYBOT, le Dollar Index gagne du terrain et cote 81,13 points contre 80 en milieu de semaine. La paire AUD/USD recule et s'échange autour des 1,0250$. Enfin, l'USD/JPY se reprend et se négocie au-dessus des 77 yens comme l'USD/CHF qui s'échange autour des 0,95 franc suisse.



Matières Premières:
Au chapitre des matières premières, les métaux précieux poursuivent leur rebond. L'or gagne près de 5% à 1 620$ l'once en rythme hebdomadaire en enchainant 6 séances consécutives à la hausse. Malgré la hausse du billet vert, le métal jaune ne s'est pas replié. Les risques géopolitiques ont favorisé l'attrait des investisseurs pour les valeurs refuges. Même tendance pour l'argent-métal qui gagne plus de 6% en rythme hebdomadaire et cote 29,35$ l'once. De son côté, le pétrole évolue en hausse. A Londres, le brent de la mer du Nord s'échange autour des 113$ le baril gagnant plus de 5,5% sur la semaine. A New York, le Light Sweet Crude est en hausse de 3,20% en rythme hebdomadaire et se négocie autour des 102,22$ le baril.


Annonces:


















































































































































































































































































































































Heure Pays
Statistiques/événements
Indicateur Période Prévision Précédent Pertinence
Lundi 9 janvier 2012
07h45 Taux de chômage Décembre 3.1% 3.0% 5
09h15 Ventes au détail (GA) Novembre -0.2% 4
10h30 Sentix Confiance investisseurs Janvier -24.0 4
12h00 Production industrielle (GM) Novembre -0.5% 0.8% 5
14h30 Permis de construire (GM) Novembre -3.0% 11.9% 4
Mardi 10 janvier 2012
08h30 BdF Sentiment dans les affaires Décembre 95 2
08h45 Production manufacturière (GM) Novembre 0.0% 3
08h45 Production industrielle (GM) Novembre 0.1% 0.0% 5
14h15 Mises en chantier Décembre 186.5K 181.1K 5
16h00 IBD/TIPP Optimisme dans l'économie Janvier 42.8 3
16h00 Stocks Commerce en gros Novembre 0.5% 1.6% 4
Mercredi 11 janvier 2012
10h30 Balance commerciale des visibles GBP/Mln Novembre -£8350 -£7557 3
10h30 Solde de la balance commerciale GBP/Mln Novembre -£2500 -£1552 4
20h00 Fed's Beige Book 5
Jeudi 12 janvier 2012
00h50 Total Comptes courants Novembre ¥246.8B ¥562.4B 5
00h50 Balance commerciale - Base BDP Novembre -¥599.4B -¥206.1B 4
02h30 Indice des Prix à la Production (GA) Décembre 1.6% 2.7% 5
02h30 Indice des Prix à la Consommation (GA) Décembre 4.0% 4.2% 5
07h00 Commandes Machines-outil (GA) Décembre 15.8% 4
07h30 Indice des Prix à la Consommation (GM) Décembre 0.2% 0.3% 5
08h00 Indice des Prix à la Consommation (GM) Décembre 0.7% 0.7% 5
10h00 Production industrielle (GM) Novembre -0.1% -0.9% 5
10h30 Production industrielle (GM) Novembre 0.0% -0.7% 5
10h30 Prod Industrielle manufacturière (GM) Novembre 0.0% -0.7% 4
11h00 Production industrielle Zone Euro (GM) Novembre -0.2% -0.1% 5
13h00 Programme de rachat d'actifs de la BoE Janvier 275B 275B 5
13h00 Annonce des Taux de la BoE 12 Janvier 0.50% 0.50% 5
13h45 Annonce des Taux de la BCE 12 Janvier 1.00% 1.00% 5
14h30 Indice prix des logements neufs (GM) Novembre 0.2% 4
14h30 Ventes au détail hors autos Décembre 0.3% 0.2% 5
14h30 Nouvelles demandes d'allocations-chômage 07 Janvier 372K 5
16h00 Stocks d'entreprises Novembre 0.4% 0.8% 4
20h00 Rapport Budget mensuel Décembre -$79.0B 3
Vendredi 13 janvier 2012
00h50 Masse Monétaire M3 (GA) Décembre 2.5% 2.5% 4
10h30 Indice des prix à la production (GM) Décembre 0.2% 0.2% 5
11h00 Balance commerciale Zone euro Novembre 0.3B 3
14h30 Indice Prix Importations (GM) Décembre -0.1% 0.7% 4
14h30 Balance commerciale Novembre -$44.9B -$43.5B 4
15h55 Indice de Confiance de l'Université du Michigan Janvier 70.4 69.9 5
Degré de pertinence pour les marchés :





5 Très forte 4 Forte/Moyenne à Forte 3 Moyenne







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