La déception après l’espoir
Le Financial Times fait sa une aujourd'hui avec les failles dans l'accord sur le traité de l'UE, mais celles-ci étaient déjà évidentes même au début de la semaine. Il semble étonnant que les pays non membre de la zone euro (comme la Finlande, le Danemark, la Suède, ainsi que le R.U et d'autres) se demandent seulement maintenant si les règles budgétaires s'appliqueront simplement aux membres de la zone euro ou à tous les membres de l'UE. Il est encore plus étonnant qu'il n'y ait pas eu de plus grand débat sur ce point avant que le sommet de l'UE ne soit accepté par tous les membres de l'UE excepté un. Après tout, les règles budgétaires ont été rédigées pour que les nations de la zone euro évitent certains des problèmes qui ont conduit à la crise actuelle, donc leur application dans le même format pour les non membres conduit à un antagonisme de politique intérieure. Outre les questions budgétaires, d’autres interrogations concernent le mécanisme européen de stabilité (la Finlande n’apprécie pas qu'une importante majorité soit requise pour renflouer les pays), ainsi que la taille du MES. La monnaie unique a chuté à la clôture hier alors que les failles s’élargissaient.
Commentaire
Les directives majeures de la FED restent les mêmes.
Après sa séance d'hier, la Fed n’a fait aucune nouvelle annonce et a maintenu sa politique et son orientation progressiste sur l'économie. Elle s’est montrée plus optimiste en ce qui concerne le marché du travail soulignant que « les indicateurs dénotent une certaine amélioration ». En outre, la Fed a indiqué avec plus de confiance que l’inflation peut être contenue, déclarant qu'elle « a freiné », et non qu’elle « semble avoir freiné » comme il avait été souligné début novembre. En définitive, la Fed semble un peu plus rassurée au sujet de l'économie réelle et de l'évolution de l'inflation, mais est consciente que les choses peuvent changer rapidement et que l'économie mondiale sur un plan plus vaste demeure extrêmement fragile.
La BCE pousse sur la ficelle.
La divergence que nous avons vu sur les spreads Libor-OIS (Overnight Indexed Swap) et les spread de base a continué ces derniers jours, plus particulièrement depuis la dernière réunion de la BCE la semaine dernière. Cela doit être combiné avec les données quotidiennes de prêt et d’emprunt de la BCE, en d’autres termes ses facilités permanentes. Elles continuent de montrer un marché monétaire fracturé avec des banques qui placent des montants record de cash auprès de la BCE, peu disposées à prêter à ceux qui, au même moment, doivent emprunter du jour au lendemain à la BCE. Bien sûr, un accord équitable sur les tensions récentes est mis à mal en fin d’année, étant donné la préférence habituelle pour les liquidités durant cette période. Mais la divergence continue entre les swaps de base du Libor-OIS et de l’EUR/USD souligne encore plus que le problème se concentre essentiellement sur le marché monétaire de l’euro. L’annonce d’un financement sur une plus grande période (jusqu’à trois ans) sur le marché monétaire de la zone euro a permis aux spreads Libor-OIS de se réduire la semaine dernière, malgré 32 mois de hausse continue. Il est aussi important de noter que les swaps de base EUR/USD se sont aussi réduits de -160pb à environ -110pb dans le sillage de l’action coordonnée des banques centrales du mois dernier, se sont à nouveau accrus pour arriver aux alentours de 130pb. Donc un tiers de l’impact à déjà disparu ; L’accusation est que nous faisons face à une crise de la solvabilité et que les problèmes de liquidité ne sont que effets collatéraux. C’est vrai, mais c’est aussi un problème qui contribue à des coûts élevés de financement et de travail contre l’impact des deux baisses des taux d’intérêt de la BCE. Ce qui est curieux et, qui n’a pas trop retenu l’attention, c’est la décision de la BCE de réduire les réserves obligatoires de 2% à 1%. L’idée est que cela obligerait les banque à maintenir moins d’argent auprès de la BCE (plus de deux fois plus en moyenne), il et donc difficile de voir l’impact que cela aura. Une fois la fin d’année passée, il sera intéressant de voir quel impact, s’il y en a, cela aura sur la préférence des banques de garder de grandes quantités de liquide auprès de la BCE. Selon toute vraisemblance, cela aura un impact minime, mises à part les distorsions de fin d’année.
L’effondrement dramatique de la roupie indienne.
A un moment où la communauté mondiale des investisseurs est obnubilée par la crise de la dette européenne et les conséquences potentiellement défavorables pour la monnaie unique, ce qui a été occulté jusqu’à maintenant c’est la pression croissante sur les devises majeures asiatiques. L’effondrement continu de la roupie indienne est particulièrement à note, elle a baissé face au dollar à un son niveau record le plus bas ; depuis la fin du mois de juillet, la roupie a perdu plus de 20% ; depuis lundi dernier, la roupie est en baisse de presque 4% ; Cela ne devait pas se passer comme ça. L’Inde est l’un des pays BRIC avec l’un des potentiels de croissance les plus importants. Beaucoup ont désigné l’Inde comme offrant un plus grand risque/ récompense que la Chine. Toutefois, jusqu’à ce jour, tout investisseur offshore basé sur le dollar a perdu 35% sur les actions indiennes. Donc, que s’est-il passé ? L’affliction de l’Inde touche bon nombre de voisins asiatiques actuellement. Avec des effets de levier très élevés pour la croissance mondiale, les investisseurs étrangers fuient les économies à béta élevé comme l’Inde. Parallèlement, les conditions domestiques ont pris une très mauvaise tournure. Pour l’année finissant en octobre, la production industrielle a baissé de 5.1%, arrivant presque au niveau le plus bas atteint début 2009. La position fiscale du gouvernement se détériore rapidement avec le ralentissement de l’économie pesant énormément sur les revenus des taxes. Les prix élevés du pétrole infligent d’énormes dégâts sur le front des négociations – le déficit en négociation en octobre était de presque 20 milliards USD, le plus élevé en 17 ans. Bien que la roupie soit certainement la plus faible des devises majeures asiatiques, elle n’est pas seule. Les dirigeants politiques chinois sont engagés dans un bras de fer important avec les investisseurs étrangers- ces derniers ont tenté de faire sortir d’énormes capitaux du pays ces dernières semaines, avec le yuan atteignant son plus bas quotidien autorisé au cours des dix dernières sessions de trading.
Simon Smith, Chief Economist - Michael Derks, Chief Strategist
Analyse du broker FxPro
Informations sur le courtier FxPro
Avertissement: Ce matériel est considéré comme un support de communication marketing et ne contient pas et ne doit pas être interprété comme contenant des conseils en investissement, une recommandation d'investissement, ou comme une offre ou une sollicitation pour n’importe quelle transaction sur instruments financiers. Les performances passées ne garantissent pas et ne prédisent pas les résultats à venir. FxPro ne tient pas compte de vos objectifs d’investissement personnels ou de votre situation financière et n'assume aucune responsabilité concernant l'exactitude ou l'exhaustivité des informations fournies, ni concernant toute perte découlant de l'investissement basé sur une recommandation, prévision ou autre information fournie par un employé de FxPro, un tiers, ou autre. Ce matériel n'a pas été préparé en conformité avec les exigences légales de promotion de l'indépendance de la recherche en investissements, et il n'est soumis à aucune interdiction prohibant l'exécution de transactions avant la diffusion de la recherche en investissements. Toutes les expressions d'opinion peuvent être modifiées sans préavis. Toutes les opinions exprimées peuvent être personnelles à l'auteur et ne reflètent pas nécessairement les opinions de FxPro. Cette communication ne doit pas être reproduite ou redistribuée sans autorisation préalable de FxPro.
![]() |
|


LinkBack URL
About LinkBacks


Répondre avec citation