La FED ne rassure pas les marchés
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Marchés Actions : Hier soir, les marchés américains ont fini dans le rouge déçus par les commentaires de la FED. Dans un premier temps, la Banque centrale américaine n'a pas annoncé de nouvelles mesures d'assouplissement*et a décidé de laisser ses taux inchangés. Ensuite, la Réserve Fédérale américaine a tenté de rassurer les marchés en affirmant que l'économie américaine progressait à un rythme modéré par rapport au ralentissement plus marqué de l'économie mondiale. Cependant, l'économie américaine reste très exposée à la situation en zone euro. A ce titre deux éléments ont poussé les investisseurs à se détourner des actifs risqués. Le refus des allemands de ne pas augmenter la capacité financière du MES au-delà de 500 millions d'euros et les menaces d'un abaissement imminent des notes souveraines des membres de la zone euro. Le Dow Jones recule de 0,55% à 11 954,94 points et le Nasdaq perd 1,26% à 2 579,27 points. Dans le sillage de la clôture à Wall Street, la bourse de Tokyo a également fini en baisse perdant 0,39% à 8 519,13 points. Le Topix cède 0,5% à 736,98 points. En Europe, les tensions sur les spreads en particulier sur les taux italiens pèsent sur les marchés. Les investisseurs resteront très attentifs à l'adjudication Italienne prévue aujourd'hui pour un montant de 3 milliards d'euros sur une durée de 5 ans. Le marché parisien devrait ouvrir en légère baisse, le contrat future cède 0,5% avant l'ouverture à 3 060 points. Techniquement, on surveillera de très près le niveau des 3 000 points, important seuil psychologique.
Forex : Sur le marché des devises, la monnaie des dix sept maintient sa tendance baissière après que la Chancelière allemande ait annoncé qu'elle s'opposait à toute augmentation du plafond du futur Mécanisme Européen de Stabilité (MES). Dans ce contexte, la monnaie unique est tombée à un plus bas depuis le mois de janvier dernier face au billet vert et se traite ce matin aux alentours des 1,3033 dollar. Les désaccords persistants entre les responsables européens dans une situation d'urgence laisse penser qu'il devient presque inéluctable que la France perdra très prochainement sa notation triple A, la seule vraie question est de savoir de combien de crans la note sera abaissée. Face à la devise japonaise, un euro se négocie pour 101,60 yen tandis que contre la devise britannique un euro se traite pour 0,8413 pence. De son coté, la Fed n'a pas rassuré les marchés lors de sa réunion hier soir en soulignant que la situation économique de la zone euro pourrait impacter de façon importante l'économie américaine. Pour rappel, le taux de chômage américain est parvenu à baisser le mois dernier mais se maintient à un niveau toujours élevé autour de 8,60% tandis que la croissance dans le pays reste bien fragile. Par ailleurs, les ventes de détail américaines sont ressorties bien en dessous des attentes en hausse de seulement 0,2% tandis que le consensus tablait sur un résultat proche des +0,6% pour le mois de novembre. Le billet vert s'échange ce matin autour de la barre des 78 yens face à la monnaie japonaise et se négocie à 1,5482 dollar contre la livre sterling. Le dollar américain continue de gagner du terrain face à la devise helvétique pour atteindre des niveaux du début de l'année à 0,9450 franc suisse tandis que de son coté la monnaie unique reste stable face au franc suisse à 1,2313 franc suisse.
Matières premières : Au chapitre des matières premières, le pétrole enregistre un fort rebond et revient une nouvelle fois au contact des 100 dollars. Les opérateurs seront attentifs aux conclusions de la réunion de l'OPEP qui se tient aujourd'hui à Vienne. Les membres de l'OPEP devraient s'entendre pour maintenir leurs quotas inchangés. La limite devrait rester fixe au niveau des 30 millions de barils par jour. Cependant, malgré le maintien des quotas, la réunion devrait rester tendue en raison des divergences entre les différents membres notamment sur les questions autour de l'Iran. Hier, les cours ont bondi violemment suite à une nouvelle alerte en Iran où, selon les rumeurs, les autorités envisagent de fermer le détroit d'Ormuz pour y effectuer des exercices militaires. Les cours à New-York ont bondi de près de 4% à la suite de cette annonce repassant au-dessus des 100 dollars. Le pétrole est un des instruments les plus susceptibles aux troubles géopolitiques et la situation pour le moins fragile au Moyen-Orient devrait continuer à exercer de fortes pressions sur les cours. Dans ce contexte, sur le Nymex, le baril Light Sweet Crude évolue proche des 100 dollars. De son côté, le Brent de la Mer du Nord s'échange contre 108,9 dollars. Sur le front des métaux précieux, l'or tente de se reprendre après être revenu à son plus bas niveau en près de huit semaines. En effet, le métal jaune souffre du renforcement du dollar. L'or pourrait rester sous pression à court-terme. En effet, malgré une économie endettée, les Etats-Unis parviennent à dégager une croissance positive et ainsi le dollar devrait rester soutenu. Cependant, la situation toujours critique en Europe et la détention d'or physique en hausse continue devraient constituer des supports importants sur ce marché. Ce matin, l'once d'or s'échangeait contre 1 640 dollars.
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