L'euro au plus bas depuis le mois de janvier




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Marchés actions:


Les marchés européens confirment la tendance baissière amorcée en début de semaine. Après un rapide rebond à l'ouverture, les doutes à propos de la capacité de la zone euro à endiguer correctement la crise de la dette sont venus perturber les investisseurs. Par ailleurs, alors que le traité de Bruxelles est en passe d'être signé, des nouvelles dissidences sont apparues en* fin de séance entre les dirigeants européens. En effet, la chancelière allemande Angela Merkel ne s'est montrée que peu coopérative quant à l'augmentation des plafonds prévus pour le FESF : le message allemand est clair : le pays ne prêtera pas davantage d'argent à l'Europe. Les cours ont quand même été soutenus par un sondage ZEW meilleur qu'estimé par les économistes : contre toute attente, celui-ci se positionne à -53,8 points contre -55,8 de prévu.
Outre-Atlantique, les marchés évoluaient en ordre dispersé, sceptiques vis à vis des nouvelles européennes. Entre la menace des agences de notation et les déclarations des dirigeants européens, Wall Street peine à discerner des solutions pour la crise. Par ailleurs, les cours ont été soutenus par un bon indicateur macro-économique. Les stocks d'entreprises sont ressortis meilleurs que prévu à 0,8% contre 0,0% pour le mois précédent. En revanche, les ventes au détail hors automobiles sont en baisse : celles-ci progressent de 0,2% pour le mois de novembre contre 0,6% pour le mois d'octobre.
Dans ce contexte, le CAC40 cotait à 3 078,72 points, en baisse de 0,35%, mené par EDF et Société Générale qui perdaient respectivement 5,20% et 4,73%. Le Footsie100 se négociait à 5 427,86 points en* chute de 1,83%. Le DAX30 affichait des performances semblables avec un recul de 3,36%, menant l'indice à 5 785,43 points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq Composite évoluaient en ordre dispersé : respectivement +0,25%, +0,24% et -0,25%.


Forex:


Sur le marché des devises, la monnaie unique retrouve ses plus bas depuis janvier 2011 face au billet vert en passant sous la barre des 1,31$. La zone euro est toujours dans le collimateur des agences de notation dont les conclusions sont fracassantes à propos du dernier Sommet Européen. Clairement, celles-ci rapportent qu'aucune mesure décisive n'a été annoncée par les dirigeants européens. Le problème de fond qui est l'absence de croissance économique n'a pas été résolu. De plus, la chancelière allemande, Angela Merkel a affirmé cet après-midi son refus de déplafonner le MES. Ces commentaires ont confirmé les inquiétudes des investisseurs à propos des décisions du dernier Sommet Européen, ce qui n'a pas favorisé la prise de risque sur les marchés et l'euro a plongé à 1,3056$ avant de revenir autour des 1,3090$. Techniquement, on surveillera de très près les 1,29$ qui constituent un plus bas depuis le 7 janvier 2011 ancien support et résistance. La devise des dix-sept est également orientée à la baisse face à ses principales contreparties. La paire EUR/JPY s'échange autour des 101,90 yen et l'EUR/GBP aux alentours des 0,8427£. De son côté, sur le NYBOT, le Dollar Index cote 80 points et profite de la hausse de l'aversion au risque. Dans ce contexte, l'AUD/USD perd du terrain et s'échange aux alentours des 1,0090$. La paire USD/CAD est en hausse à 1,0290 dollar canadien. Enfin, la paire USD/JPY se maintient autour des 77,87$.


Au chapitre des matières premières, les métaux précieux se stabilisent après un fort repli la vieille. Le métal jaune s'échange aux encablures des 1 665$ l'once et l'argent-métal aux alentours des 31,20$ l'once. De son côté, le pétrole se réoriente vers le haut. A New York, le Light Sweet Crude gagne 2% à 99,90$ et à Londres, le Brent de la mer du Nord est en hausse de 1,62% à 108,75$ le baril.


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