Malgré ses efforts, l'Europe ne parvient pas à convaincre les marchés




Marchés actions :


Les marchés sont restés relativement stables cette semaine. En effet, l'atmosphère était plus à la prudence et à la stabilité plutôt qu'aux brusques mouvements craintifs des semaines précédentes. Sur la semaine, les cours ont alterné entre des séances à l'équilibre et des séances de baisses dues aux remous européens.
Comme depuis des mois, les marchés ont essentiellement été tournés vers l'actualité macro-économique européenne. Cette semaine se déroule un sommet capital pour l'Union Européenne, puisque les dirigeants vont à nouveau débattre de mesures inédites afin d'endiguer la crise de la dette souveraine. Les marchés ont donc été portés par les nouvelles positives en provenance de l'Europe. D'abord, c'est l'Italie qui a rassuré les marchés : le gouvernement italien a adopté de nouvelles mesures de rigueur qui permettront d'économiser 20 milliards d'euros d'ici 2014, ce qui devrait rétablir l'équilibre budgétaire. Mario Draghi lors de la réunion mensuelle de la BCE a confirmé les progrès de l'Italie, assurant que le pays prenait une voie encourageante pour sa sortie de crise. Ensuite, ce sont les tractations de la France et de l'Allemagne qui ont soutenu les cours tout au long de la semaine. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont rencontrés plusieurs fois afin d'affiner leur propositions en vue du sommet d'aujourd'hui. Lors de leurs discours respectifs la semaine dernière, chacun a déclaré que la crise avait contribué à révéler les faiblesses de la zone euro et qu'il était nécessaire d'y remédier. De nombreuse mesures ont été évoquées : la formation d'une union budgétaire, la mise en place de sanctions automatiques pour les pays qui ne respectent pas les 3% de déficit maximum autorisé, la mise en place d'une règle d'or harmonisée aux budgets des différents pays européens et enfin plusieurs améliorations autour du FESF. L'idée serait de conserver le FESF même après que le MES (Mécanisme de Stabilité Européen) soit lancé, ce qui doublerait le soutien potentiel aux pays les plus endettés. Un autre projet consisterait à le transformer en banque, ce qui lui permettrait d'emprunter à la BCE. Les « euro obligations » bien qu'envisagées par plusieurs responsables allemands et européens, sont toujours fermement écartées par la chancelière allemande Angela Merkel, qui considère que ces produits sont le résultat d'une harmonisation fiscale et budgétaire, et non son commencement. Par ailleurs, d'un point vue plus « fondamental », la banque centrale s'est voulu honnête hier : cette dernière a encore abaissé les taux directeurs de 0,25% afin de favoriser la reprise de l'économie européenne. Dans la nuit l'intégralité des mesures proposées par l'Allemagne et la France ont été acceptées par une grande majorité des 27 pays européens. L'Europe devrait se diriger vers plus de rigueur budgétaire et plus de fédéralisation. Pourtant, les marchés n'ont pas l'air d'apprécier les dernières décisions.



Cependant, malgré toutes ces annonces de bon augure, la pression a augmenté de manière exponentielle sur l'Europe, en grande partie à cause de Standard & Poor's. En début de semaine, l'agence de notation a fait savoir qu'elle plaçait sous surveillance négative la note de 15 pays de la zone euro. Cette dernière va passer en revue la note de chaque Etat et estimer si celle-ci est maintenue. C'est particulièrement la France et l'Allemagne qui sont visées : la dette du premier risque d'être abaissée de deux crans tandis que celle du second d'un cran seulement. En tant que figures de proue des économies de la zone euro et éléments essentiels pour le maintien du plan de sauvetage du 27 octobre, il est capital que ces deux pays conservent leur note. Standard & Poor's a constaté une détérioration de la coordination politique au sein de la zone euro ce qui pourrait contribuer à ralentir la diminution des déficits et de l'endettement ce qui la pousse à revoir la note de ces pays. Elle a aussi déclaré que les résultats du sommet serait pris en compte dans le maintien. A l'heure actuelle, il faut reconnaitre que la situation économique européenne inquiétante puisque le vieux continent est sur le point de tomber en récession et la rigueur budgétaire ne va rien faire pour améliorer cela. Or, les pays ont cruellement besoin de croissance afin d'aider leurs économies à sortir de la crise. Sur la semaine, le CAC40 est en baisse de 1,44%, le Dax30 de -2,95% et l'EuroStoxx50 de -1,66%. Le Footsie100 affiche les performances similaires avec -1,10%.



Outre-Atlantique, la tendance a été également baissière, Wall Street surveillant de près les marchés européens. Cependant, les marchés américains ont été moins volatils que leurs équivalents européens. En effet, les cours ont été avant tout soutenus par de bons chiffres macro-économiques. D'abord, le marché de l'emploi donne de plus en plus de signes de reprise avec le taux de chômage qui est en baisse de 9,0% à 8,6% et ensuite avec les nouvelles demandes allocations chômages qui sont ressorties bien inférieures aux attentes à 381 000 nouvelles demandes contre 402 000 pour la semaine précédente. Par ailleurs, les Etats Unis ont réaffirmé leur soutien et leur confiance envers la zone euro. La FED, accompagnée de la BCE vont prêter des capitaux FMI qui sont susceptibles d'aider les pays endettés de la zone. L'actualité américaine a été relativement calme et les marchés ont été essentiellement dirigés par les nouvelles de l'Europe. Dans ce contexte, en variation hebdomadaire, le Nasdaq Composite recule de 1,14%, le S&P500 perd 0,82% et le Dow Jones Industrial Average lâche de 0,19%.



Enfin coté asiatique, les marchés sont là encore resté relativement calme, ne sachant quelle tendance adopté avant les événements majeurs de la zone euro.* Le PIB du Japon est ressorti légèrement meilleurs que prévu par les économistes à +1,4% (en rythme annualisé) contre 1,2% d'estimé. Sur la semaine, le Nikkei 225 perd 1,24% tandis que le Hang Seng est en retrait de 2,39%.
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Forex :


*Sur le marché des devises, ce sont les décisions des banques centrales qui ont eu le plus d'impact sur la variation des taux de change. Le discours du président de la BCE, Mario Draghi a nettement influencé le cours de l'euro face à ses contreparties. Les investisseurs sont restés dans l'attente des conclusions du Sommet Européen jugé crucial pour l'avenir de la Zone Euro. Le contexte économique reste fragile mais les espoirs d'une issue crédible et durable à la crise de la dette européenne maintiennent les cours.



Le début de semaine a été marqué par une accalmie sur les marchés financiers qui profitaient des décisions prises au cours de la semaine dernière. En effet, deux décisions ont permis de rassurer les investisseurs. Dans un premier temps, c'est l'action concertée des banques centrales qui a fait son effet. Pour rappel, la FED, la BCE, les banques centrales canadienne, suisse, japonaise et anglaise ont décidé d'améliorer l'accès aux liquidités en dollars pour les banques européennes en baissant les taux swaps de 50 points de base.* Cette mesure a permis d'atténuer les tensions sur le marché interbancaire. De plus, c'est l'annonce provenant de l'Italie à propos d'un nouveau plan d'austérité de 20 milliards d'euros sur la période de 2012-2014 qui a été appréciée par les marchés. A ce titre, on peut noter un signe encourageant, la baisse spectaculaire des taux italiens à 10 ans de 7% à 6,32% en début de semaine. La monnaie unique restait stable autour des 1,3430$ et a très bien résisté face aux mises en garde de l'agence de notation Standard&Poor's. Mardi, 15 pays de la zone euro ont été mis sous surveillance avec implication négative. Ainsi, S&P a placé les pays du cœur de la zone euro sous pression maximale avant le Sommet Européen. L'Allemagne, la France, l'Autriche, la Finlande, le Luxembourg, et les Pays-Bas pourraient ainsi perdre leur triple A en cas d'absence de solutions dans les trois mois. Une dégradation des notes souveraines aurait pour conséquence une hausse des rendements des obligations à court et moyen terme et donc in fine une hausse du coût du financement de la dette. Ainsi, les marchés attendent des dirigeants politiques européens une solution crédible et durable pour juguler la crise de la dette européenne. Dans ce contexte morose, l'euro baissait autour des 1,3340$ avant de revenir et se stabiliser aux alentours des 1,34$ avant la réunion mensuelle de la BCE. Malgré le peu d'indicateurs encourageants, l'euro se maintenait et les investisseurs restaient confiants. Cependant, Mario Draghi, lors de sa conférence de presse de jeudi après-midi a rappelé que les rachats d'obligations étaient limités et temporaires. Cette annonce a douché les espoirs des investisseurs de voir la BCE intervenir massivement sur le marché des obligations. Cette déception a plombé la monnaie unique atteignant les 1,3281$ au cours de la séance. Dans le même temps, la BCE a baissé son taux directeur de 25 points de base à 1%, soit un plus bas historique et a également laissé entrevoir d'autres baisses de taux pour l'année 2012. Enfin, les marchés ont été rassurés par la volonté des dirigeants européens de trouver une solution rapide à la suite du Sommet Européen. L'accord est unanime pour les 17 pays membres de la Zone Euro et n'a pas été bloqué par le refus de la Grande-Bretagne. Cet accord porte sur la règle d'or et la mise en place de sanctions immédiates en cas de dépassement du déficit budgétaire de 3% du PIB. A terme, la volonté des dirigeants européens est d'arriver à lancer un processus d'intégration des politiques fiscales et de discipline budgétaire.



Dans ce contexte, la devise des dix-sept se maintient face à l'ensemble de ses contreparties. Face au billet vert, l'euro est stable et s'échange aux alentours des 1,3405$. La paire EUR/JPY se négocie autour des 104,15 yen et l'EUR/GBP autour des 0,8515£. De son côté, sur le NYBOT, le Dollar Index se relâche légèrement et côte 78,52 points. Le dollar australien recule et s'échange contre 1,0161$. La décision de la banque centrale d'Australie d'abaisser son taux directeur de 25 points de base à 4,25% a pesé sur la paire AUD/USD dit « aussie ». De son coté, la paire USD/CAD dit « loonie » s'est maintenu aux environ des 1,0211 dollar canadien. Enfin, l'USD/JPY se négocie autour des 77,66 yens en cette fin de semaine.
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Matières premières*:


Sur le front des matières premières, les métaux précieux se sont légèrement repliés. Le métal jaune perd environ 20$ sur la semaine et s'échange aux encablures des 1 720$ l'once. Même tendance sur l'argent-métal qui cote 32,08$ l'once contre 32,62$ en début de semaine. Techniquement, l'or reste soutenu dans un range horizontal entre 1700$ et 1755$. La tendance est identique pour l'argent mais le métal gris montre toujours des signes de nervosité plus importants. De leur côté, les marchés pétroliers ont évolué en légère baisse en rythme hebdomadaire. A Londres, le Brent de la mer du Nord recule de 1,07% à 108,62$ le baril et à New York, le light Sweet Crude perd 2,02% à 98,95$ le baril : les opérateurs spéculaient sur une baisse de la demande et sur les difficultés qu'auront les dirigeants européens à contenir la crise de la dette souveraine. Outre les problèmes européens, les cours ont reculé avant tout parce que les pays de l'OPEC ne devraient pas arriver à se mettre d'accord sur les nouveaux quotas de production lors de leur réunion la semaine prochaine. En effet, l'Arabie Saoudite n'a jamais produit autant de pétrole en 30 ans et l'Iran perd de plus en plus de clients à cause des sanctions européennes. Enfin, les tensions géopolitiques iraniennes continuent d'exercer des pressions à la hausse sur les cours du brut.










































































































































































































































































































































Heure Pays
Statistiques/événements
Indicateur Période Prévision Précédent Pertinence
Lundi 12 décembre 2011
01:30 Balance commerciale Oct. -- 2.56B 3
06:00 Confiance des consommateurs Nov. 38.3 38.6 3
08:45 Comptes courants (€) Oct. -- -4.0B 3
09:15 Niveau de l'emploi Oct. -- 2.77M 4
20:00 Rapport du budget mensuel Nov. -$140.0B -$150.4B 4
Mardi 13 décembre 2011
07:30 IPC - Harmonisé UE (GM) Nov. -- 0.3% 3
10:30 IPC (GM) Nov. 0.1% 0.1% 5
11:00 Sondage ZEW (sentiment éco.) Dec. -55.0 -55.2 5
14:30 Ventes au détail anticipées Nov. 0.6% 0.5% 5
14:30 Ventes au détail (hors auto) Nov. 0.5% 0.6% 5
16:00 Stocks d'entreprises Oct. 0.4% 0.0% 4
16:00 IBD/TIPP Optimisme dans l'éco. Dec. 42.0 40.6 4
20:15 FOMC / Décision de la FED 13 Déc. 0.25% 0.25% 5
Mercredi 14 décembre 2011
09:15 Indice des Prix à la Production Oct. -- -0.2% 3
10:30 Var. Demandes Alloc Chômage Nov. 13.6k 5.3k 5
10:30 Taux de chômage Oct. 8.3% 8.3% 5
11:00 Zew Déc. -- -64.3 3
11:00 Production Industrielle Zone Euro (GM) Oct. -0.3% -1.9% 5
14:30 Indice Prix Imporations (GM) Nov. 1.0% -0.6% 4
14:30 Indicateurs avancés (GM) Nov. -- 0.2% 4
Jeudi 15 décembre 2011
00:50 Tankan Large All Indust. Capex Q4 2.5% 3.0% 4
03:30 HSBC Flash Manufacturing PMI Dec. -- 47.7 5
09:00 PMI Manufacturier / Services Dec. -- / -- 47.3 / 49.6 4
09:30 PMI Manufacturier / Services Dec -- / -- 47.9 / 50.3 4
09:30 Taux Libor / Conf. SNB Pol. Mon. 15 Dec. Inf. 0.25% Inf. 0.25% 5
10:00 Rapport Mensuel BCE 4
10:00 PMI Manufacturier / Services Dec. -- / -- 46.4 / 47.5 5
10:30 Ventes au détail Nov. -0.4% 0.6% 5
11:00 IPC Zone Euro (GA) Nov. -- 3.0% 4
14:30 Indice des Prix à la production (GM) Nov. 0.2% -0.3% 5
14:30 Nv. Demandes Alloc. Chôm. 10 dec. 390k 381k 5
14:30 Empire Manufacturing Dec. 2.50 0.61 4
15:15 Utilisation des capacités de prod. Nov. 77.9% 77.8% 4
16:00 Fed. Philadelphie Dec. 5.0 3.6 5
Vendredi 16 décembre 2011
11:00 Balance commerciale Oct. -- 2.1B 3
14:30 Transactions Titres Internat. Oct. -- 7.35B 4
14:30 IPC hors Alim & Energie (GM) Nov. 0.1% 0.1% 5
14:30 Indice Prix Consommation (GM) Nov. 0.1% -0.1% 4
Degré de pertinence pour les marchés :





5 Très forte 4 Forte/Moyenne à Forte 3 Moyenne







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