Miser sur la BCE




Si l’hypothèse d’orientation évoquée par Bloomberg hier concernant la rencontre d’aujourd’hui de la BCE s’avère exacte, alors la BCE s’alignera sur nos attentes, comme souligné hier ( plus bas), mais également la semaine dernière ( La BCE y est finalement arrivée). Cela impliquera une baisse de 25pb des taux, plus de mesures concernant les liquidités, mais aucun réel changement dans le programme d’achat d’obligations. De manière avisée, la BCE ne souhaite pas s’engager sur une voie encore plus drastique avant que le sommet de l’UE ne s’accorde sur des mesures importantes sur le front fiscal afin de mettre en place une feuille de route pour une grande intégration fiscale. La monnaie unique a tout d’abord faibli suite à cette hypothèse avant de récupérer assez pour passer au-dessus des 1.34 en début de séance. Le fait que la BCE reste modeste sur les promesses des politiques devrait être bien accueilli.

Commentaire

L’étendue de la déception de la BCE.

La politique de la BCE are plusieurs faites dimensions (taux, liquidité, achat d’obligation), il est donc assez difficile de les séparer en terme d’attente de changement. Le fait que le taux EONIA a pour le moment reculé sur le montant de l’assouplissement des prix pour la réunion d’aujourd’hui. Au milieu de la semaine dernière, le marché répercutait bien la politique d’assouplissement de 25pb. Le marché table actuellement sur une probabilité de 80% sur cette issue. Il est plus que probable que cette tempérance dans les taux est en partie basé sur la croyance que la BCE sera , ou cela peut indiquer son intention, d’être plus agressive en ce qui concerne l’achats d’obligations dans les prochaines semaines. C’est ce qui a été interprété comme étant les conséquences du discours fait par Mario Draghi face au Parlement Européen la semaine dernière. Nous nous attendons à ce que l’assouplissement de 25pb soit entériné. Ce qui aura simplement comme objectif de décompresser les deux hausses de taux d’avril et de juillet, que nous avions désapprouvé à l’époque. Il ne serait pas surprenant que de nouvelles baisses des taux soient appliquées dès le début de l’année prochaine. La principale préoccupation du jour sera le poids des attentes de Draghi à s’engager sur des achats d’obligations ultérieurs et plus agressif. Sur ce point , le marché pourrait être déçu, comme l’a suggéré l’article de mercredi après- midi de Bloomberg. Malheureusement le timing n’est pas bon, la réunion de la BCE se tenant avant la tenue du sommet du sommet de l’UE. En tant que tel, un engagement ferme de la BCE serait prématuré. La BCE a été piégée bien avant par des promesses creuses (comme celles de l’Italie en aout dernier). Il semble impensable qu’elle fasse la même erreur cette fois.

Les BRIC.

La parution des données du PIB du Brésil cette semaine compromettent, au moins sur le court terme, l’hypothèse que les nations émergentes puissent continuer à se démarquer du G7 dans ces conditions. La croissance du trimestre a stagné, le résultat le plus bas de ces trois dernières années. . La plus grande partie de cette faiblesse était due aux dépenses publiques et aux résultats industriels. Cette faiblesse n’était pas si inattendue que ça, une partie de la réponse provient du fait que le gouvernement a pris des mesures d’austérité et la banque centrale a assoupli les taux de 13.00% à 11.00%. Alors que les données officielles pourraient ne pas être opportunes, des préoccupations apparaissent aussi sur un affaiblissement de la production en Chine, basé sur les dernières données PMI. La BPC est déjà en train d’y répondre, en coupant les ratios de réserve à la fin du mois dernier. Il n’est pas surprenant de voir de tels résultats pour les plus importants pays émergents. Ceux-ci sont toujours liés au développement et donc ressentent les contrecoups de la crise de la dette. Mais les perspectives, à long terme sont toujours fortes au-delà de toute fluctuation à court terme du résultat. Alors que les ratios des dettes souveraines seront amenés à croitre dans les cinq prochaines années, le FMI voit globalement la dette des marchés émergents chuter de 39% du PIB à 30%. Pour le G7 ; la dette publique est prévue à la hausse de 133% à 127% du PIB. Bien sûr, il y a une marge d’erreur dans ces chiffres, mais beaucoup moins qu’en ce qui concerne la divergence et la direction entre les pays émergents majeurs et les blocs développés. Finalement, cela devrait à nouveau dissocier les pays émergents des malheurs de l’ouest, malgré la pression à court terme que nous constatons.

La Chine freine la force du yuan.

Dans le contexte d’un ralentissement général du rythme de reprise partout dans le monde, il n’est guère surprenant que les décideurs chinois soient en train de purger toute attente pour un renforcement ultérieur de la monnaie. Cette semaine, le Ministre du Commerce a fait remarquer qu’il y aurait une pression sévère sur les exportations l’année prochaine due à une demande extérieure en baisse et à un accroissement des couts domestiques. Le Premier Ministre Wen Jiabao a été un ardent défenseur des hauts salaires, avec une meilleure couverture sociale ce qui a contribué à une croissance rapide des salaires. En novembre, le yuan a effectivement chuté face au dollar, une situation qui ne manquera pas d’alimenter de nouveaux débats à Washington. La Chine essaie clairement de protéger ses exportateurs, car elle a compris qu’une croissance globale ralentie représente un risque important pour un secteur qui est le moteur de leur économie en plein essor. La croissance des exportations a baissé rapidement ces derniers mois, et les prévisions pour novembre sont dans la même optique de baisse. La taille de l’excédent commercial se réduit également ; après avoir atteint presque 300 milliard de dollars en 2008 il est en déclin continu, devrait avoisiner les 170 milliards de dollars cette année. Un ralentissement de l’afflux de capitaux a contribué à cet affaiblissement récent du yuan. Pour la Chine, la situation de l’économie suggère que l’appréciation du yuan à ce point ne serait pas l’idéal. Toutefois, la dimension politique est plutôt différente, spécialement avec une économie américaine toujours aussi très fragile et la campagne présidentielle qui battra bientôt son plein. Encore une fois, il semble que le yuan sera un sujet brûlant lors des élections américaines de l’année prochaine.

Simon Smith, Chief Economist - Michael Derks, Chief Strategist


Analyse du broker FxPro
Informations sur le courtier FxPro



Avertissement: Ce matériel est considéré comme un support de communication marketing et ne contient pas et ne doit pas être interprété comme contenant des conseils en investissement, une recommandation d'investissement, ou comme une offre ou une sollicitation pour n’importe quelle transaction sur instruments financiers. Les performances passées ne garantissent pas et ne prédisent pas les résultats à venir. FxPro ne tient pas compte de vos objectifs d’investissement personnels ou de votre situation financière et n'assume aucune responsabilité concernant l'exactitude ou l'exhaustivité des informations fournies, ni concernant toute perte découlant de l'investissement basé sur une recommandation, prévision ou autre information fournie par un employé de FxPro, un tiers, ou autre. Ce matériel n'a pas été préparé en conformité avec les exigences légales de promotion de l'indépendance de la recherche en investissements, et il n'est soumis à aucune interdiction prohibant l'exécution de transactions avant la diffusion de la recherche en investissements. Toutes les expressions d'opinion peuvent être modifiées sans préavis. Toutes les opinions exprimées peuvent être personnelles à l'auteur et ne reflètent pas nécessairement les opinions de FxPro. Cette communication ne doit pas être reproduite ou redistribuée sans autorisation préalable de FxPro.