Les marchés dans l'attente de l'Eurogroupe




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Marchés actions:


Les marchés européens clôturent proche de l'équilibre après une journée volatile. Ce matin, les places boursières ont ouvert en hausse, portées par les marchés asiatiques et la spéculation sur des mesures fortes révélées lors du prochain sommet européen (le 9 décembre). La progression des indices s'est accélérée lorsque l'émission des obligations italiennes a été un succès : bien que ces dernières aient été émises à presque 8%, un rendement record pour les obligations italiennes à deux ans, la demande d'obligations italiennes était bien supérieure à ce qui était attendu. Par conséquent, les craintes à propos de la crise de la dette souveraine se sont partiellement envolées. Les marchés sont partis en forte hausse avant de corriger à la baisse. En effet, outre les prises de profit, l'Europe reste dans une situation délicate avec la dette de la France étroitement surveillée par les agences de notations (Standard & Poor ‘s et Moody's) et les banques et l'OCDE qui prétend que l'Europe rentre dans une récession légère avec l'aggravation de la crise et les politiques de rigueur de plus en plus sévères.
Outre-Atlantique, les marchés évoluaient également proche de l'équilibre, après une ouverture en hausse suite à l'euphorie européenne. Les opérateurs demeuraient cependant prudents avant la conférence de l'Eurogroupe qui apportera probablement plus d'informations sur les futures mesures de la zone euro. Par ailleurs, l'agence de notation Fitch envisage de plus en plus de dégrader la note américaine.


Dans ce contexte, le CAC40 cotait à 3 026,76 points, en hausse de 0,46%, mené par Cap Gémini et Schneider Electric qui gagnaient respectivement 2,77% et 2,35%. Le Footsie100 se négociait à 5 337,00 points en progression de 0,46%. Le DAX30 affichait des performances semblables avec un bond de 0,95%, menant l'indice à 5 799,91 points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq Composite évoluaient en hausse de respectivement 0,58%, 0,70% et 0,09%.


Forex:


L'euro se stabilise face au billet vert et s'échange aux alentours des 1,3335$. La monnaie unique reste sous-pression suite à une nouvelle envolée des taux italiens à 10 ans nettement au-dessus des 7%, un niveau insoutenable à long terme pour les finances publiques italiennes. Dans un premier temps, l'adjudication italienne a été saluée par les investisseurs, l'euro s'appréciait alors au-dessus des 1,34$. Cependant, l'euphorie a été de courte durée et les inquiétudes sur l'état de la zone euro restent importantes. En effet, le triple A de la France reste toujours sous pression et l'agence Standard & Poor's a annoncé qu'elle pourrait placer la note souveraine française en perspective négative dans les prochains jours. De plus, l'Allemagne et la France continuent de négocier sur une modification en profondeur des règles de l'Union européenne sans trouver de compromis. Ainsi, l'incertitude politique continue de planer sur les marchés et les investisseurs restent prudents face à une possible accélération de la crise de la dette. Dans ce contexte, la devise des dix-sept se stabilise face à l'ensemble de ses contreparties. L'EUR/JPY s'échange aux alentours des 103,90 yen et l'EUR/CHF autour des 1,2670 franc suisse. De son côté, sur le NYBOT, le Dollar Index continue de perdre du terrain et cote 79,05 points contre 79,25 hier soir. L'appétit pour le risque s'est accru sur les marchés après la publication de l'indice de confiance des consommateurs américain ressorti supérieur aux attentes. Par ailleurs,* le dollar australien reste bien soutenu et dépasse son niveau de parité avec le billet vert après que l'agence de notation Fitch ait relevé la note souveraine australienne à triple A avec une perspective positive. L'AUD/USD dit « Aussie » s'échange aux alentours des 1,0023 dollar australien. Enfin, l'USD/CAD dit « loonie » est en perte de vitesse et se négocie aux encablures des 1,0290 dollar canadien. Enfin, l'USD/JPY s'échange autour des 77,85 yens.


Sur le front des matières premières, le métal jaune se stabilise autours des 1 715$ l'once. La dépréciation actuelle du dollar permet au cours de l'or de se maintenir comme l'argent. Ce dernier se stabilise aux encablures des 32$ l'once après une envolée de plus de 3,5% la veille. De son côté, le pétrole brut évolue en hausse et reprend des couleurs. Les tensions géopolitiques entourant l'Iran et la Syrie poussent le cours du baril à la hausse. A New York, le Light Sweet Crude gagne 1,80% à 99,50$ le baril et à Londres, le Brent de la mer du Nord s'adjuge 1,95% à 110,80$ le baril.


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