La contagion se propage pas à pas au coeur de la zone euro




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Marchés actions:


Les marchés continuent sur leur tendance baissière. La journée a été essentiellement marquée par l'évolution des taux obligataires et par un faisceau d'indicateurs macro-économiques. Mario Monti, le nouveau premier ministre italien fait le maximum pour former son gouvernement. Après avoir obtenu le soutien du parlement et des partenaires sociaux, l'ex-commissaire européen s'est attelé à la préparation d'un programme qui aboutira à la levée de nouveaux impôts. Contrairement à son prédécesseur, M. Monti est parvenu à obtenir le soutien total du parlement et agi désormais « pour le bien de l'Italie ». Malgré ces avancées politiques, l'Italie continue d'inquiéter les marchés avec sa dette colossale de 1900 milliards d'euros et ses taux d'intérêts qui ne cessent de monter. Aujourd'hui, c'est également la France qui est rentrée dans le viseurs des marchés avec une augmentation record du spread entre l'OAT et le BUND. Plus globalement, c'est la zone euro toute entière qui donne des sueurs froides aux investisseurs : la croissance reste faible puisqu'elle n'est que de 0,2% pour le troisième trimestre.
Outre-Atlantique, les marchés continuaient d'évoluer en baisse malgré les indicateurs macro-économiques plutôt positifs de l'économie américaine. Plombée par les nouvelles en provenance de l'Europe, Wall Street n'est pas parvenu à rebondir quand les ventes au détail sont ressorties en croissance de 0,6% contre 0,2% attendu par les analystes. Le secteur manufacturier envoie également des signaux positifs puisque l'indice Empire manufacturing s'affiche à 0,61 contre -2,00 d'attendu.
Dans ce contexte, le CAC40 cotait à 3 049,13 points, en baisse de 1,92%, mené par BNP Paribas et Société Générale qui perdaient respectivement 5,77% et 5,21%. Le Footsie100 se négociait à 5 534,29 points en progression de 0,28%. Le DAX30 affichait des performances semblables avec une chute de 0,67%, menant l'indice à 5 944,63 points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq Composite évoluaient en baisse de respectivement 0,57%, 0,59% et 0,42%.


Forex:


L'euro poursuit son chemin baissier et s'échange aux alentours des 1,3525$ contre 1,3614$ ce matin. La monnaie unique est fragilisée par les inquiétudes au sujet de la dette italienne et les risques de contagion à la France. Le maintien des rendements à 10 ans italiens au-dessus de 7% exacerbe les tensions sur le marché obligataire. De plus, les investisseurs sont de plus en plus sceptiques sur l'efficacité des plans de rigueur estimant qu'ils ne seront pas à la hauteur des enjeux. Pour rappel, la dette Italienne s'élève à environ 1 900 milliards d'euros contre 350 milliards pour l'Etat grec. En France, les taux à 10 ans atteignent plus de 3,50% alors que les taux allemands à 10 ans s'échangent autour des 1,92%, soit près de 150 points de base d'écart, un niveau record depuis la création de la zone euro. Jour après jour, l'incertitude se confirme et la crise se propage. Dans ce contexte, la monnaie unique se déprécie et est délaissée des investisseurs. L'EUR/JPY s'échange autour des 104 yen contre 104,75 ce matin. De son côté, le billet vert gagne du terrain et le Dollar Index cote 78,16 points contre 77,04 hier matin. Le dollar s'apprécie pour l'essentiel face à la monnaie unique mais également face à la monnaie helvétique. L'USD/CHF se négocie autour des 0,9180 franc suisse. Enfin, la devise nippone se maintient face au billet vert autour des 77 yens.


Au chapitre des matières premières, le métal jaune s'échange aux encablures des 1 770$ l'once après une correction autour des 1 750$ sous l'effet de la hausse du billet vert. De son côté, l'argent-métal se stabilise aux alentours des 34,20$ l'once. Enfin, le pétrole évolue légèrement en hausse. A New York, le Light Sweet Crude gagne environ 0,60% à 98,65$ le baril et à Londres, le Brent de la mer du Nord avance d'approximativement 0,20% à 110,90$ le baril.







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