L'instabilité politique européenne renvoit les marchés dans le rouge




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Marchés actions:


Le rebond ne s'est pas poursuivi sur les marchés actions européens. Après une très courte bouffée d'oxygène en début de séance, apportée par l'annonce de la démission de Berlusconi, les places boursières sont reparties fortement à la baisse. En effet, les inquiétudes inhérentes à la situation du pays ont pesé sur les cours : les investisseurs ont pris conscience que le gouvernement sortant n'emporterait pas les problèmes de l'Italie avec lui. Aujourd'hui, les taux d'intérêts italiens ont largement dépassé les 7% et la BCE a été obligée de racheter de la dette sur le marché secondaire pour ralentir la hausse des taux. Cela montre bien que l'Italie, sous tutelle de la commission européenne et du FMI, fait toujours peur aux marchés. La croissance du pays est au plus bas et les reformes d'austérité ne sont pas prises assez rapidement au goût des investisseurs. Par ailleurs, Schaeuble a déclaré que l'Italie ne devait pas hésiter à se servir du FESF si jamais elle en avait besoin. Toutes ces nouvelles sont inquiétantes, d'autant plus que les « locomotives » de la zone euro (la France et surtout l'Allemagne) affichent des croissances anémiques. Aujourd'hui, le gouvernement français a annoncé que la croissance serait nulle pour le quatrième trimestre 2011. Par ailleurs, la balance commerciale du Royaume Uni est catastrophique : cette dernière est ressortie à presque -10 milliards de pounds contre – 8 milliards d'attendus par les analystes.
Outre-Atlantique, Wall Street a ouvert en forte baisse dans le sillage de l'Europe. Les opérateurs américains conservaient également de sérieux doutes à propos de l'Italie. Juste avant la fermeture des marchés européens, le premier ministre grec sortant, George Papandréou, a fait un rapide discours ou il a encouragé le nouveau gouvernement a poursuivre les réformes et à accepter l'aide européenne ; en revanche, il n'a pas mentionné le nom de son successeur même si sa démission est désormais officielle. En bref, la tendance baissière est peu susceptible de se retourner, sauf si des signes d'aides et de cohésion sont envoyés par les institutions européennes d'ici les prochaines séances.
Dans ce contexte, le CAC40 cotait à 3 075,16 points, en baisse de 2,17%, mené par Veolia Environnement et*Alstom qui perdaient respectivement 6,40% et 5,69%. Le Footsie100 se négociait à 5 460,38 points en*retrait de 1,92%. Le DAX30 affichait des performances semblables avec une chute*de 2,21%, menant l'indice à 5 829,54 points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq Composite évoluaient en baisse de respectivement 2,04%, 1,60% et 2,03%.


Forex:


Sur le marché des devises, la monnaie des dix sept chute fortement face à ses principales contreparties, plombée par une actualité économique morose au sein de la zone euro. Après la Grèce, l'Italie inquiète de plus en plus les marchés malgré l'annonce du départ du président Silvio Berlusconi. Les investisseurs craignent que l'Italie ne soit pas en mesure de rembourser sa dette qui s'élève à plus de 120% alors que les obligations à 10 ans italiennes ont vu leur taux monter au dessus de la barre historique des 7% poussant la Banque Centrale Européenne à intervenir sur les marchés pour acheter des obligations italiennes. Dans ce contexte, la monnaie unique est descendue à 1,3551 dollar tandis qu'elle s'échangeait cette nuit au dessus des 1,3850. En fin d'après midi un euro se négocie autour des 1,36 dollar. La tendance est également baissière pour la monnaie unique face à la livre sterling et la monnaie japonaise qui se traitent respectivement à 0,8522 pence et 105,65 yen pour un euro. Outre-Atlantique les stocks de commerce en gros américains sont ressortis en baisse de 0,1% avec un précédent de 0,4% tandis que les analystes tablaient sur une hausse de 0,5%. Le billet vert se maintient face à la monnaie japonaise pour valoir en fin d'après midi 77,74 yens* mais progresse fortement face à la devise britannique qui s'échange pour 1,5948 dollar. Enfin du coté de la devise helvétique, un euro se négocie pour 1,2326 franc suisse et le billet vert gagne du terrain pour atteindre les 0,9065 franc suisse.


Au chapitre des matières premières, l'once d'or reste à des niveaux élevés proche de la barre des 1 800 dollars pour se négocier à 1 789 dollars en fin de journée. L'once d'argent reste pour sa part stable autour des 34,53 dollars. Du* coté du pétrole, l'Agence américaine d'information sur l'énergie a fait état d'une baisse des stocks de brut de 1,37 million de barils contre toute attente au cours de la semaine dernière. Ainsi, le « Light Sweet Crude » à échéance décembre 2011 s'échange pour 97,60 dollars alors que le Brent de la Mer du Nord de même échéance atteint 114,67 dollars.


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