Le référendum grec sème le trouble sur les marchés




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Marchés Actions: Hier, la journée fût noire pour les marchés actions. Les places boursières ont fortement chuté suite aux annonces de la Grèce. Le CAC40 était en baisse de 5,38%. Le Footsie100 se négociait à 5 421,57 points en chute de 2,21%. Le DAX30 a affiché des performances semblables avec un retrait de 5,00%, menant l'indice à 5 834,51 points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq 100 Index évoluaient en baisse de respectivement 2,79%, 2,48% et 2,89%. En effet, le premier ministre grec M. Papandréou a proposé au parlement la mise en place d'un referendum qui demandera au peuple grec s'il désire rester ou non dans la zone euro à la grande surprise des autres pays membres. Ce matin, le gouvernement grec confirmait à l'unanimité ce referendum. Cette décision remet en question l'ensemble des mesures qui ont été votées jeudi dernier lors du sommet européen. Malgré la cohésion des états de l'union monétaire, le dernier plan semblait encore insuffisant : depuis trois ans, la Grèce subit une forte austérité. Rester dans la zone euro lui en demandera encore plus pour les dix années à venir, sachant qu'en 2020, sa dette atteindra encore 120% du PIB. Le gouvernement a donc décidé de demander son avis au peuple, puisque c'est lui qui devra payer pour la place du pays au sein de la zone. M. Papandréou participera par ailleurs à un meeting rassemblant Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Christine Largarde et plusieurs autres dirigeants européens aujourd'hui afin de discuter de l'avenir du pays. L'autre point important qui sera suivi par les marchés sera le G20 qui débutera officiellement demain. Il sera probablement difficile de se mettre d'accord sur une gouvernance mondiale si la gouvernance européenne est inexistante. En tout cas, ce que l'on peut constater, c'est que les problèmes économiques sont devenus politiques.
Coté asiatique, les indices sont repartis en hausse, après avoir été en forte baisse. Ainsi, le Nikkei225 perdait 2,25% tandis que le Hang Seng gagnait 1,26%.
Coté européen, les marchés devraient ouvrir en légère hausse. Juste avant l'ouverture, le contrat future du CAC40 gagnait 1,70% et celui du DAX30 prenait près de 1,63%.* En Europe, l'Italie est aussi dans le viseur de Bruxelles. La pression s'est encore accrue sur le pays qui a quasiment été mis sous tutelle depuis les accords de la semaine dernière. De fait, l'Italie est en danger compte tenu de sa dette: c'est la troisième dette la plus élevée de la zone euro en pourcentage de PIB. Aujourd'hui, l'Italie doit rassurer les investisseurs en annonçant de nouvelles mesures d'austérité, mais elle reste tout de même loin de la situation des PIGS, avec un déficit qui atteint seulement 4% du PIB. Hier, le spread des taux allemands et italiens a atteint un nouveau record, les taux italiens montant au delà des 6%. Pour calmer la situation, la BCE a racheté en masse des obligations italiennes : si les taux atteignent 7%, les analystes estiment que le défaut italien est probable.
Sur le front des entreprises, les investisseurs suivront Publicis. L'entreprise a fait l'acquisition de Wangfan, une des premières agences digitales chinoises. Cette acquisition devrait renforcer l'implantation de Publicis en Chine, puisque Wangfan possède un large éventail de clients chinois, dont Shangaï General Motors et Puma.



Forex: Sur le marché des devises, l'annonce d'un référendum en Grèce portant sur le plan de sauvetage décidé par les responsables européens est venue déstabiliser les cours. Cette nouvelle intervient en effet dans un climat déjà fortement instable au sein de la zone euro à quelques jours seulement du sommet du G20 au cours duquel la Chancelière allemande et le Président Sarkozy devaient montrer la solidité des avancées au sein de la zone euro pour bénéficier du soutien des décideurs mondiaux. Cette actualité pèse sur les cours de la monnaie unique européenne qui lâche du terrain face à ses principales contreparties. Ainsi, contre le billet vert, la monnaie des dix sept est tombée à 1,3607 dollar alors qu'elle atteignait 1,4246 la semaine dernière. Ce matin, l'euro se négocie aux alentours des 1,3739 dollar. La tendance est similaire face à la livre sterling contre laquelle, un euro se traite proche de la barre des 0,86 pence. Du coté de la devise japonaise, l'intervention de la Banque centrale du japon permet au yen de se maintenir à des niveaux relativement faibles face à ses principales contreparties en dépit d'une actualité économique instable. L'euro s'échange pour 107,34 yens tandis que le billet vert atteint 78,10 yens. Les investisseurs restent prudents et privilégient les actifs moins risqués en attendant le prochain sommet du G20. Autre source d'inquiétude, les derniers indicateurs économiques attestent d'une activité économique mondiale morose. Au sein de la zone euro, le taux de chômage a une nouvelle fois progressé au cours du mois de septembre pour atteindre 10,2% alors que les analystes tablaient sur un chiffre stable à 10%. Par ailleurs, le niveau de l'inflation en zone euro reste élevé à 3% au mois d'octobre en rythme annuel. Pour rappel, le niveau cible de la Banque Centrale Européenne est proche de 2%. Aux Etats-Unis, l'indice ISM Manufacturier est ressorti en baisse à 50,80 contre un précédent de 51,60. Enfin, la Chine, principal moteur de l'activité mondiale, montre également des signes de ralentissement inquiétants. La devise helvétique se maintient pour sa part à 1,2164 franc suisse pour un euro et 0,8845 franc suisse contre le billet vert.


Matières premières: Au chapitre des matières premières, les cours inversent la tendance après les importantes pertes enregistrées hier. En effet, à l'instar de l'ensemble des bourses internationales, le pétrole a lourdement chuté, mardi, à la suite de l'annonce d'un referendum par le Premier Ministre grec Georges Papandréou. En effet, la volonté de ce dernier de mettre en place un referendum sur le plan de sauvetage discuté et approuvé la semaine dernière par les dirigeants européens fait rejaillir les tensions dans la région. Cette décision ajoute de l'incertitude à la situation actuelle. En effet, un rejet du referendum fait naître à nouveau le risque de défaut général et désordonné de la Grèce. Le coup de théâtre de Monsieur Papandréou menace la stabilité de l'ensemble de la Zone Euro et fait ainsi trembler les marchés. Cependant ce matin, les cours parvenaient à reprendre de la hauteur et même à effacer les pertes de la veille. A noter que les analystes de la Banque Goldman Sachs ont recommandé la prise de positons acheteuses sur le pétrole coté à New-York suite à une chute des stocks dans le Cushing considéré comme une des plus importantes raffineries de pétrole. Dans ce contexte, sur le Nymex, le baril Light Sweet Crude évoluait autour des 92,5 dollars après être revenu sous les 90 dollars hier. De son côté, le Brent de la Mer du Nord s'échange ce matin contre 109,9 dollars. Sur le front des métaux précieux, l'or profite de cet environnement déprimé. Le métal jaune jouit de son statut de valeur refuge. Cependant, l'or reste volatile et les mouvements ne devraient pas être linéaires. Ce matin, l'once d'or s'échangeait contre 1 725 dollars.



Annonces du jour:* Sur le front macroéconomique, les investisseurs suivront les indices PMI en Europe et en Angleterre. L'indice PMI manufacturier en Zone Euro est attendu à 10h, l'indice PMI de la construction anglais devrait être, quant à lui, publié à 10h30. Dans l'après-midi, les investisseurs seront particulièrement attentifs aux résultats de l'enquête ADP sur la variation de l'emploi américain. Cette dernière devrait faire état de 100K emplois créés soit plus que le mois dernier où l'on avait recensé 91K créations de postes. Enfin autre évènement majeur : les décisions du FOMC à 17h30.
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