Un relèvement du plancher de l'EURCHF paraît peu probable


Toujours dictés par les gros titres, les mouvements de change se montrent volatils et sujets à de brutaux revirements. Les ventes massives d'actifs à risque ont été principalement motivées par la rafale d'avertissements visant à doucher l'excès d'optimisme entourant le sommet prévu ce week-end, qui ne serait pas la panacée espérée. De plus, on évoque de plus en plus l'impossibilité pour les décideurs politiques de conclure un accord, en raison du manque d'intégration nécessaire à la mise en œuvre d'une solution globale. D'après certaines informations de presse, le fonds mis à la disposition de la recapitalisation des banques pourrait finalement être inférieur à 100 milliards d'euros et des questions d'ordre juridique risquent d'empêcher le FESF de garantir directement la dette souveraine. On murmure en outre que les discussions d'urgence entre le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et les responsables du FMI et de la BCE sont au point mort. Par ailleurs, à en croire le quotidien Handelsblatt, le ministre allemand des Finances Wolfgang n'écarterait plus la possibilité d'un défaillance grecque, tandis que selon Steven Cochrane (Moody’s), il n'y a aucune chance de voir Athènes éviter le défaut. Sans compter les images violentes des manifestations grecques, qui feraient douter le plus ardent des partisans de l'Eurozone. Malgré tout, le parlement grec a approuvé les nouvelles mesures d'austérité en première lecture et un deuxième vote doit avoir lieu aujourd'hui. En réaction, les rendements hellènes à 2 ans ont atteint un taux record de 84 % et les CDS à 2 ans se sont envolés à 9200 pb (près de 9100 pb de plus que l'Allemagne). On évoque de plus en plus l'éventualité d'un relèvement du plancher de l'EURCHF, actuellement à 1,20, lors de la réunion de la BNS vendredi. Hier, les rumeurs ont été déclenchées par une intervention du président du syndicat SGB Paul Rechsteiner, selon lequel la massive surévaluation du franc porte atteinte aux salariés du secteur des exportations. La BNS a efficacement défendu le plafond des 1,20, a-t-il ajouté, mais cela ne suffit pas et de nombreux emplois seront menacés si la situation perdure. Le silence assourdissant des membres de la BNS est interprété par certains comme une confirmation des bruits. L'absence d'expansion du bilan (253,4 contre 282,4 de francs suisses.) laisse à penser que passer de 1,10 à 1,20 était "facile" et que la BNS n'a pas encore tiré toutes ses cartouches. De notre côté, nous ne pensons pas que la BNS relèvera officiellement le plancher de l'EURCHF dans l'immédiat, principalement parce que protéger un taux plus élevé pourrait se révéler de plus en plus difficile et qu'il existe encore d'importants événements-risque susceptibles de provoquer une ruée vers le franc suisse. Tout d'abord, malgré les attentes optimistes d'une résolution de crise imminente, une détérioration de la situation se traduirait par une course aux valeurs refuge. Ensuite, avec l'amorce d'un assouplissement de la politique de la BCE, la baisse du différentiel des taux d'intérêt attirera les traders en quête de rendement, même à ces niveaux très faibles. Enfin, si le PMI manufacturier helvétique s'est avéré inférieur aux prévisions à 48,2, apportant une preuve supplémentaire de l'érosion économique, les fondamentaux suisses reste bien meilleurs que ceux de leurs voisins, même si les dirigeants d'entreprise prédisent un effondrement de l'économie. Cela dit, si les décideurs européens parviennent à mettre un plan concret sur pied, il en résultera un rebond de l'euro, ce qui poussera probablement l'EURCHF à la hausse. Ainsi, la BNS n'aurait pas à lever le petit doigt. La sortie de l'EURCHF de sa configuration en triangle indique clairement que les opérateurs s'attendent à de nouveaux développements dans les prochains jours. Mais au vu de l'élargissement progressif de son bilan et des nuages s'amoncelant sur l'avenir de l'Europe, nous pensons que la BNS ne se hasardera pas à risquer sa crédibilité et les liquidités des cantons.




A suivre aujourd’hui (heure en GMT):

00:00 EUR 2nd Vote on Greek Austerity bill
00:00 EUR Greek General strike
00:00 EUR ECB Non Policy Meeting
00:00 USD Kocherlakota Speaking
08:30 SEK Swedish unemployment PRIOR 6.6 Exp 7.1
09:30 GBP Retail Sales PRIOR -0.2 MOM 0.0 YOY Exp 0.1 MOM 0.8 YOY 0
09:30 GBP Retail Sales Ex Fuel PRIOR -0.1 MOM -0.1 YOY Exp 0.1 MOM 0.5 MOM
11:00 TRY Turkey Interest rate Decision PRIOR 5.75 Exp 5.75
13:30 USD Initial Jobless Clims PRIOR 404K Exp 400K
15:00 EUR Consumer Confidence PRIOR -19.1 Exp -20.7
15:00 USD Leading Indicators PRIOR 0.3 Exp 0.2
15:00 USD Philli FED PRIOR -17.5 Exp -10.0
15:15 USD Bullard
17:00 USD Lockhart
17:50 USD Pianalto
18:00 GBP EX MPC Sentance speaking


EurUsd L’article du Guardian qui aurait provoqué le retournement de tendance dans la paire EURUSD est désormais démenti, mis de côté et oublié. Le trading reste dominé par de gros titres aléatoires, ce qui rend les choses très difficiles. Après trois jours caractérisés par une évolution agitée en dents de scie, la paire se dirige vers l’extrémité inférieure de son modèle de consolidation. La résistance initiale s’établit à 1,3878 (tendance baissière à court terme), à 1,3914/37 (plus haut des 15 sept et 17 oct), puis un petit gap pour atteindre 1,4278 (plus haut de la réaction du 6 sept). Le principal support est situé à 1,3673/83 (plus bas du 13 oct & intraday ), à 1.3653 (plus bas du 18 oct), à 1,3566 (plus bas du 11 oct), à 1,3525 (plus haut du 7 oct) puis à 1,3346 (plus bas du 10 oct).

GbpUsd Le dynamisme du câble a marqué une pause avant la résistance à 1,5869 (plus haut du 15 sept) et la paire se situe désormais à l’extrémité inférieure de la fourchette de négociation de cette semaine. Toutefois, nous maintenons une position haussière sur la paire. La cassure la semaine dernière de la résistance principale à 1,5716 (plus haut du 29 sept) doit ouvrir la voie vers 1,5907 (plus haut du 12 sept), 1,5928 (MM à 5 jours) puis vers 1,6000 (résistance psychologique). Le support initial se situe à 1,5668 (plus haut du 10 oct), à 1,5632 (plus bas du 18 oct), à 1,5333(plus bas du 23 sept) puis à 1,5297 (plus bas du 7 sept 10) et après cela, un large gap.

UsdJpy La paire USDJPY continue de nous ennuyer, car elle n’avance que de 15 pips en Asie. Les reprises continuent de manquer de vigueur. Même le plafonnement de l'écart de rendement n'a pas véritablement stimulé la paire, puisque la corrélation historique reste faible. Compte tenu de notre opinion positive concernant les valeurs refuges (et des contraintes du CHF) nous continuons d’anticiper le retour, en fin de compte, de la paire pour se négocier confortablement dans la plage 76,12 – 77,49. Le support interviendra à 76,60 (plus bas du 17 & 18 oct), à 76,12 (plus bas du 21 sept), puis à 75,95 (le plus bas historique). Côté supérieur, la résistance initiale est fixée à 79,95 (base du nuage journalier), 77,49 (plafond de la plage) puis à 77,86 (plus haut du 9 sept).

UsdChf Les rumeurs au sujet d’un nouveau « cours plancher » pour la paire EURCHF à 1,4000, ont limité la chute de la paire USDCHF, bien que nous soyons sceptiques à l’égard de ces rumeurs. Nous ne sommes pas persuadés que la vente massive ayant entraîné une correction agressive doit changer notre position haussière et nous commençons de voir l’évolution du cours dans ce sens. Le support est établi à 0,8919 (plus bas du 12 oct & plus haut du 29 sept), à 0,8881 (plus bas du 17 oct) puis à 0,8647 (plus bas du 15 sept). Côté supérieur, 0,9086 (plus haut du 30 sept), 0,9147 (plus bas du 4 oct) puis 0,9316 (plus haut du 6 oct) devraient constituer des niveaux de résistance temporaire.


Analyse du broker ACM
Informations sur le courtier ACM