La baisse de l'activité chinoise impacte les marchés




*


Marchés actions:


Les marchés repartent dans le rouge après trois jours d'euphorie. Les promesses européennes des derniers jours n'ont pas soutenu les marchés plus longtemps, qui revenaient lentement à la prudence. Malgré le discours de José manuel Barroso qui avait redonné du cœur aux investisseurs hier, le repli de l'activité économique chinoise a pesé sur les valeurs cycliques des indices européens. D'autre part, des signes de discorde ont encore percé au sein de l'Union Européenne : peu après l'appel à la recapitalisation rapide des banques de M. Barroso, le directeur de la Deutsche Bank s'y est fermement opposé en déclarant qu'une capitalisation trop élevée pèserait plus sur l'économie plutôt qu'elle ne l'aiderait. La séance s'est achevée sur une note positive : juste avant la clôture, la Slovaquie a enfin annoncé l'acceptation de la refonte du FESF, ce qui est une belle avancée pour l'endiguement de la crise de la dette souveraine en Europe. En résumé, après un bond à l'ouverture, les indices se sont retournés pour conserver une tendance baissière tout au long de la journée. Outre-Atlantique, Wall Street a ouvert en retrait suite a des résultats d'entreprises décevants. Les indices américains ont aussi été plombés par le secteur bancaire et plus spécifiquement par les mauvais résultats trimestriels de JP Morgan. La banque publiant un chiffre d'affaires inférieur aux attentes des marchés, le titre a été fortement sanctionné : il perdait 5,84% sur le S&P500. Par ailleurs, les chiffres américains ont été en demi-teinte aujourd'hui : les nouvelles demandes allocation-chômage sont ressorties à 404 000 légèrement inférieures à ce qui était prévu par les analystes. La balance commerciale était également légèrement meilleure qu'attendue : elle s'affiche à -45,6 milliards contre -45,8 d'attendu.


Dans ce contexte, le CAC40 cotait à 3 186,94 points, en baisse de 1,33%, mené par Axa et Société Générale qui perdaient respectivement 6,98% et 6,69%. Le Footsie100 se négociait à 5 403,38 points en perte de 0,71%. Le DAX30 affichait des performances semblables avec un retrait de 1,33%, menant l'indice à 5 914,84 points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq 100 Index évoluaient en ordre dispersé : respectivement -0,98%, -0,73% et +0,42%.


Forex:


Sur le marché des devises, la monnaie des dix sept relâche un peu de terrain face au billet vert après sa remontée des derniers jours. Ainsi, en fin de journée un euro se négocie pour 1,3731 dollar. Les marchés ont néanmoins été rassurés par le vote du Parlement Slovaque en faveur du renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) lors d'un second vote. Pour rappel, la Slovaquie était le dernier pays de la zone euro à se prononcer sur ce dossier. La situation reste cependant tendue sur les marchés alors que le président de la Commission européenne a admis que la crise des dettes souveraines au sein de la zone euro avait atteint une dimension systémique. Par ailleurs, selon les dernières études, les pertes des banques européennes liées à leur exposition à la dette grecque seraient plus importantes que prévu initialement. Dans ce contexte, la monnaie unique recule face à la livre sterling pour se traiter à 0,8728 pence. Même tendance contre la devise japonaise face à laquelle un euro atteint 105,60 yen. Le billet vert pour sa part apparait pénalisé à la suite des minutes de la FED alors que la croissance des Etats-Unis pourrait probablement être moins importante que les prévisions du début de l'année. Ainsi, contre la devise britannique le billet vert s'échange pour 1,5734 dollar tandis que face à la devise nippone le billet vert se traite pour 76,84 yens. Enfin, le franc suisse se négocie quant à lui pour 1,2364 franc suisse pour un euro et autour de la barre des 0,90 franc suisse face au billet vert.**



Au chapitre des matières premières, l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a fait état d'une hausse des stocks américains de pétrole au cours de la semaine dernière. Ainsi, les stocks de pétrole brut progressent de 1,34 million de barils tandis que les stocks d'essence augmentent également de 4,13 millions de barils. Dans ce contexte, l'or noir voit ses cours reculer plombés également par les craintes d'un ralentissement économique mondial. Ainsi, le baril « Light Sweet Crude » à échéance novembre se négocie pour 85,36 dollars alors que le Brent de la Mer du Nord à échéance décembre atteint à 107,04 dollars le baril. Du coté des métaux précieux, l'once d'or vaut 1 661,56 dollars et l'once d'argent se traite pour 31,60 dollars.
-45,6 milliards contre -45,8 d'attendu.


*







Saxo Banque
Informations sur Saxo Banque