Les marchés se renforcent après le discours de Ben Bernanke
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Marchés Actions: Les marchés européens continuent leur chute pénalisés par les dettes souveraines de la zone euro. Les investisseurs craignent un effet domino entre les pays périphériques et les pays les plus dynamiques de la zone. Hier, la banque franco-belge a chuté de 22,46% pour clôturer à 1,01 euro victime de son exposition à la dette hellénique tandis qu'un scénario d'un démantèlement du groupe reste probable. Dans ce contexte, l'indice parisien a perdu 2,61% pour atteindre 2 850,55 points. Ailleurs en Europe, la tendance est similaire le Dax chute de 2,98% à 5 216,71 points et le Footsie recule de 2,58% pour terminer à 4 944,44 points. Le manque de cohésion au sein de la zone euro et l'absence de propositions concrètes enfoncent les marchés vers leurs plus bas historiques. Par ailleurs, l'abaissement de la note de l'Italie de trois crans par l'agence de notation Moody's avec une perspective négative devrait renforcer un peu plus les craintes des investisseurs et atteste d'un risque bien présent de contagion de la crise vers les pays les plus importants de la zone euro. Quelques minutes avant l'ouverture de la séance du jour, le contrat CAC 40 à échéance octobre 2011 rebondissait de 1,96% pour coter à 2 907 points. Outre-Atlantique, le discours du président de la Réserve fédérale américaine hier a rassuré en partie les marchés en affirmant se tenir prêt à mettre en place de nouvelles mesures pour relancer l'économie du pays et éviter toute récession. Autre point positif, les commandes industrielles américaines sont ressorties au dessus des prévisions des analystes puisqu'elles ont reculé de 0,1% alors que le consensus tablait sur une baisse plus significative de l'ordre de -0,2%. Ainsi, le Nasdaq Composite gagnait 2,95% pour atteindre 2 404,82 points à la clôture, le Dow Jones Industrials avançait pour sa part de 1,44% à 10 808,71 points et enfin le S&P 500 a terminé à 1 123,95 points (+2,25%).
Forex: Sur le marché des devises, l'euro se déprécie face à sa contrepartie principale. Depuis le début de la semaine, les marchés sont inquiets pour l'avenir de la zone euro. Un défaut de la Grèce apparait de plus en plus probable alors que les pays membres ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la finalisation du plan de sauvetage de la Grèce. Hier, la monnaie unique s'est également dépréciée sur spéculation que la BCE prendra des mesures pour stimuler l'économie européenne en abaissant ses taux directeurs. Le ralentissement de l'économie européenne devrait être confirmé plus tard ce matin avec des ventes au détail attendues en baisse de 0,3%. Plusieurs analystes estiment donc fortement probable que la BCE abaisse ses taux de 0,25% pour redynamiser la zone euro. Enfin, le moral des cambistes est plombé par la dégradation de la note de l'Italie par l'agence de notation Moody's. Sa concurrente, Standard & Poor's, avait déjà dégradé la note du pays quelques semaines plus tôt. Moody's a justifié sa nouvelle note par les mêmes raisons que Standard & Poor's précédemment : la faible croissance du pays et les risques de financement sur le long terme. Dans ce contexte, l'euro s'échange à 1,3299$ contre 1.3349 $ hier à New York. Cependant, la monnaie unique se consolide face à la devise nippone : elle s'échange à 102.00¥ contre 102.54¥ hier soir, après qu'elle ait bondi hier de 1,6%, représentant la plus forte hausse depuis le 27 avril.
Outre-Atlantique, le dollar progressait contre plusieurs de ses pairs. Hier, Ben Bernanke a reconfirmé que les taux d'intérêt à long terme seront maintenus bas jusqu'à mi 2013, la FED prévoyant une baisse de 20 bp. La banque centrale a également évoqué de possibles mesures de relance pour lutter contre le chômage qui reste obstinément fixé à 9,1%. Le président de la banque centrale a cependant écarté tout rachat massif d'actifs comme ce fut le cas pendant les assouplissements quantitatifs. Dans ce contexte, le dollar s'échange à 76,69 yen contre 76,82 yens hier et s'apprécie face à la livre britannique en se négociant aux encablures des 1,5446$.
Matières premières: Au chapitre des matières premières, le pétrole rebondit pour la première fois après quatre séances de baisse consécutives. Les cours ont réagi positivement à l'annonce d'une baisse des stocks de pétrole. En effet, l'American Petroleum Institute a fait état d'une baisse des stocks de 3,1 millions de barils. Cette baisse surprise a quelque peu rassuré les investisseurs très inquiets concernant la demande en or noir depuis maintenant quelques mois. Par ailleurs, le rebond des marchés américains a accéléré le mouvement haussier. En effet, le S&P 500 a gagné plus de 4% lors des de la dernière heure de cotation. Ce rebond est à mettre au crédit de rumeurs évoquant une recapitalisation des banques européennes pour contenir la crise. Dans ce contexte, sur le Nymex, le baril Light Sweet Crude évolue autour des 78 dollars. De son côté, le Brent de la Mer du Nord s'échange ce matin contre 101,6 dollars. A noter que le pétrole enregistre sa perte trimestrielle (3ème trimestre) la plus importante depuis 2008 sur fond de crainte d'une récession mondiale. Sur le front des métaux précieux, la tendance reste toujours aussi volatile sur l'or. Le métal jaune chutait hier sur fond de nervosité générale : les investisseurs se trouvant obligés de réduire leurs positions pour couvrir leurs pertes sur les actions. Ce matin, l'or regagnait du terrain suite à la dégradation de la note de l'Italie par l'agence de notation Moody's. Ainsi, ce matin, l'once d'or oscillait autour des 1 828 dollars.
Annonces du jour:** Sur le front macroéconomique, les investisseurs seront attentifs à l'indices PMI des services de la Zone Euro (10h) attendu à stable à 49,2. Un peu plus tard dans la matinée (10h30), les marchés prendront connaissance de l'indice PMI des services et du PIB anglais. Ce dernier devrait rester stable à 0,2%. A 11h, les investisseurs porteront leur attention sur les ventes au détail en Europe qui devraient s'inscrire en baisse de -0,3%. Dans l'après-midi, deux publications importantes aux Etats-Unis seront particulièrement scrutées par les marchés. Dans un premier, à 14h15, les résultats de l'enquête ADP sur l'emploi américain seront dévoilés : le consensus d'analyste prévoit 73K créations d'emplois, chiffre en baisse comparé au mois dernier. Enfin, à 16h, les investisseurs suivront attentivement l'indice ISM non manufacturier américain qui devrait s'établir en baisse à 52,8 contre 53,3 précédemment.
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