Regain d'optimisme: l'Europe montre enfin des signes de cohésion
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Marchés actions :
Depuis vendredi dernier, les marchés actions ont bien rebondi. Les craintes des investisseurs à propos de la dette européenne ont été temporairement apaisées et les chiffres macroéconomiques américains ont été plutôt positifs sur l'ensemble de la semaine. Les marchés restent concentrés sur les thèmes qui ont animé la sphère financière ces derniers mois à savoir l'état de l'économie américaine et l'avancement de la crise de la dette souveraine en Europe.
La semaine passée, la banque centrale américaine a été extrêmement pessimiste lors des minutes du FOMC, laissant les marchés internationaux exsangues et craintifs. En effet, le marché de l'emploi américain ne parvient pas à se relancer, les marchés de l'immobilier et de l'industrie se contractent et la consommation peine à se reprendre. L'économie américaine n'est vraiment pas au meilleur de sa forme, ce qui pousse les investisseurs à se séparer de leurs actifs les plus risqués. Cependant, si les chiffres macroéconomiques américains ne sont pas mirobolants, ils ne correspondent pas pour autant à ceux d'une économie piégée dans la spirale de la récession. Cette semaine, la confiance des consommateurs est ressortie plus haute que prévu à 45,4 contre 44,5 le mois précédent, les nouvelles demandes d'allocations-chômage sont redescendues à 391 000 nouvelles demandes, contre 423 000 la semaine dernière et le PIB est en hausse de 1,3% pour le deuxième trimestre contre 1,2% estimé par les analystes. Par ailleurs, le président Obama et la FED ont tous deux prévu des plans de relance colossaux pour réamorcer la machine américaine. Par conséquent, pourquoi les marchés américains ont-ils cumulé 9 billions de dollars de pertes sur le dernier trimestre ? Cette semaine, M. Obama a expliqué au cours de deux discours que l'Amérique était progressivement atteinte par la crise de la dette souveraine européenne et que cette dernière pesait sur l'économie des Etats-Unis. Pourtant, l'Amérique n'est que très peu exposée à l'économie européenne que ce soit par son système bancaire ou ses échanges commerciaux. Les banques américaines ne détiennent que 3100 milliards d'obligations étrangères, dont seulement 6% des pays de la périphérie (Grèce, Irlande, Espagne, Italie) et les exportations de biens vers l'Europe ne représentent que 10% du PIB US. Cependant, la crise actuelle se propage à travers les marchés financiers, et non à travers l'économie réelle. Les chocs de la sphère financière pourraient faire basculer dans la récession l'économie américaine qui semble sur le fil du rasoir, au grand dam du gouvernement. En résumé, les investisseurs n'ont pas spécialement surveillé l'économie américaine cette semaine. Wall Street a bien progressée, alternant entre fortes hausses et consolidations. Les marchés survendus ont profité des rachats à bon compte et de l'actualité riche en provenance d'Europe. Dans ce contexte, en variation hebdomadaire, le Nasdaq Composite gagne 0,34%, le S&P500 est en progression de 2,31% et le Dow Jones Industrial Average est hausse de 3,55%.
Coté européen, la semaine a été nettement plus volatile que sur les marchés américains. Les messages des différents dirigeants de la zone euro ont été extrêmement forts : Georges Papandréou a déclaré que la Grèce faisait des efforts considérables pour redresser son économie, et que le gouvernement continuerait dans cette voie. Le fil conducteur de la semaine a été de savoir si l'élargissement du FESF et le plan de sauvetage du 21 juillet dernier seraient acceptés par les gouvernements finlandais et allemand. Bien que les résultats du vote étaient anticipés, le Bundestag a approuvé les mesures européennes avec une majorité écrasante, rassurant les investisseurs sur la cohésion et le soutien du gouvernement de Mme. Merkel. En outre, si la première puissance de la zone euro a voté pour le renforcement du FESF, il est fort probable que les quatre pays restants lui emboitent le pas. La Grèce devrait recevoir prochainement la tranche d'aides de la part du FMI et de l'Union Européenne pour faire face à ses dettes ce qui est bien perçu pour la zone euro. Enfin, des informations à propos de nouvelles capacités du FESF ont également enthousiasmé les marchés : les dix-sept décideront prochainement si le FESF pourra démultiplier ses capacités de prêt et si ses fonds serviront à renflouer les banques européennes qui ont besoin d'être recapitalisées. Les ministres des finances envisagent même de mettre en place le Mécanisme Européen de Stabilité dès mi-2012 alors qu'il n'était prévu qu'en 2013. Par ailleurs, les grandes banques ont réaffirmé leur solidité et ont mis en place des plans de soutien en cas de défaut grec. Les indices boursiers européens et surtout le CAC40 ont été tirés vers le haut par les valeurs bancaires : la Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole affichent une progression hebdomadaire respectivement de +15,59%, 16,20% et 13,97%. En bref, la semaine a été rassurante pour la zone euro. Les investisseurs constatent que le dossier de la Grèce avance et que les pays membres sont sur la bonne voie pour endiguer la crise de la dette. Toutefois, il ne faut pas oublier que des incertitudes demeurent toujours sur les aides au secteur bancaire et sur la participation du secteur privé dans le plan d'aide du 21 juillet. Ainsi sur la semaine, le CAC40 est en hausse de 5,07%, le Dax30 à +4,92% et l'EuroStoxx50 à +6,56%. Le Footsie100 affiche les performances similaires avec +0,63%.
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Forex :
Sur le marché des devises, la semaine a une nouvelle fois été rythmée par la crise des dettes souveraines au sein de la zone euro et particulièrement par les avancées sur la problématique hellénique.
Les dix sept pays de la zone euro se prononcent en effet sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) conclu le 21 juillet dernier entre les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro. L'élargissement des prérogatives du FESF permettra notamment au fond de soutien de la zone euro d'intervenir directement sur le marché secondaire de la dette publique, de proposer des lignes de crédit de précaution ou encore de prêter aux Etats de la zone euro. Cette semaine, après le Parlement finlandais, le Parlement allemand a voté en faveur de ce renforcement favorisant la monnaie unique sur le marché des changes. Contre le billet vert l'euro se négocie ainsi pour 1,3530 dollar après être tombée sous la barre des 1,34 dollar en début de semaine.
Néanmoins, les tensions restent vives sur les marchés malgré les avancées significatives sur la crise des dettes souveraines et la volonté des dirigeants européens à la résoudre. L'agence de notation Standard & Poor's a affirmé récemment qu'elle pourrait abaisser la note de certains pays de la zone euro si le renforcement du FESF s'effectuait, en considérant que ce fond était garanti par les Etats et pouvait potentiellement peser sur la dette de ces derniers.
Par ailleurs, les cambistes suivent avec attention le retour de la Troïka (FMI, UE, BCE) à Athènes pour discuter de la prochaine tranche d'aide à la Grèce. La sixième tranche d'aide pour la Grèce qui s'élèverait à huit milliards d'euros, indispensable pour éviter tout défaut du pays et aggraver la crise au sein de la zone euro. Coté indicateurs, l'indice du climat des affaires allemand IFO est ressorti au dessus des prévisions en début de semaine à 107,50 mais reste inférieur au résultat précédent qui atteignait 108,70. Par ailleurs, la consommation des ménages est restée stable entre juillet et août pour progresser de 0,2% au cours du mois d'août compensant ainsi la baisse équivalente le mois précédent. Enfin, l'inflation a fortement progressé en septembre pour atteindre 3% dans la zone euro. Dans ce contexte instable, la monnaie unique se traite en dessous de la barre des 0,87 pence contre la livre sterling et autour de la barre des 104 yen contre la devise japonaise. Le gouvernement nippon a décidé aujourd'hui d'augmenter ses fonds disponibles à hauteur de 50% pour éventuellement intervenir sur le marché des changes dans le cas où sa devise continuerait de s'apprécier face ses principales contreparties. Le Yen endosse en effet le statut de valeur refuge dans un contexte économique de forte incertitude et de craintes persistantes sur l'économie mondiale. Rappelons que les autorités nippones étaient déjà intervenues au début du mois d'août sur le marché des changes en vendant près de 4*500 milliards de yens pour enrayer l'avancée du yen pénalisant fortement l'économie de l'archipel nippon.
Outre-Atlantique, les inscriptions au chômage ont reculé plus fortement que prévu au cours de la semaine dernière pour atteindre des niveaux que l'on n'avait plus vu depuis le mois d'avril à 391*000 revendications chômage contre un consensus de 420*000 demandes. Parallèlement, le PIB des Etats-Unis est ressorti en hausse de 1,3% sur le deuxième trimestre de l'année contre une estimation de 1,2% par les analystes. Ces bonnes nouvelles n'ont néanmoins pas rassuré pleinement les marchés qui attendent plus d'avancées sur le dossier des dettes souveraines en zone euro. En fin de semaine le billet vert se négocie aux alentours des 1,56 dollar face à la devise britannique et 76,86 yens face à la devise japonaise.
Du coté de la devise helvétique les cours restent stables toujours contrôlés par la Banque nationale suisse. Ainsi, le dollar américain s'échange pour 0,9015 franc suisse tandis que la monnaie unique européenne atteint 1,22 franc suisse.
Matières premières*:
Au chapitre des matières premières, l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a fait état jeudi dernier d'une hausse des stocks américains de pétrole brut de 1,9 million de barils au cours de la semaine précédente. Même tendance pour les stocks d'essence qui voient leur stock augmenter de 0,8 million de barils sur la même période. En fin de semaine, le baril du «*Light Sweet Crude*» à échéance novembre 2011 se traite pour 82,06 dollars tandis que le Brent de la Mer du Nord de même échéance se négocie pour 103,57 dollars. Sur le front des matières premières, l'once d'or est resté relativement stable, oscillant dans le range de 1600 -1650 dollars l'once. Inversement corrélée au dollar, la légère dépréciation de celui-ci ces derniers jours a provoqué une légère progression de la valeur refuge. Sur la semaine, l'or affiche une légère baisse de -0,72%. L'once d'argent a suivi relativement le même parcours que le métal jaune. Très volatile en début* de semaine, la valeur s'est progressivement stabilisée. En variation hebdomadaire, la valeur chute de 0,81%, se maintenant dans le range des 29-33 dollars l'once.
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Heure
Pays
Statistiques/événements
Indicateur
Période
Prévision
Précédent
Pertinence
Lundi 3 octobre 2011
01:50
Ind. Tankan gdes entre.manuf.
3Q
2
-9
09:15
Ventes au détail (Réel)(GA)
Août
-
1.9%
10:00
Indice PMI manufacturier
Septembre
48.4
48.4
10:30
Indice PMI manufacturier
Septembre
48.8
49
16:00
Dépenses de construction (GM)
Août
-0.2%
-1.3%
16:00
ISM manufacturier
Septembre
50.5
50.6
Mardi 4 octobre 2011
02:30
Balance commerciale
Août
2000M
1826M
05:30
Annonce des taux RBA
-
4.75%
4.75%
10:30
Indice PMI de construction
Septembre
51.2
52.6
11:00
PPI Zone Euro (Gm)
Août
-0.3%
0.5%
16:00
Commandes industrielles
Août
0.2%
2.4%
Mercredi 5 octobre 2011
02:30
Ventes au détail
Août
0.2%
0.5%
10:00
Indice PMI des services
Septembre
49.1
49.1
10:30
Indice PMI des services
Septembre
50.5
51.1
10:30
PIB
2Q
0.2%
0.2%
10:30
Comptes courants
2Q
-10.8B
-9.4B
11:00
ventes au détail
Août
-0.3%
0.2%
14:15
Enquête ADP sur l'emploi
Septembre
75k
91K
16:00
Indice ISM non manufacturier
Septembre
53
53.3
Jeudi 6 octobre 2011
12:00
Commandes des entreprises
Août
0.0%
-2.8%
13:00
Création monétaire BOE
Octobre
200B
200B
13:00
Annonce sur les taux
-
0.50%
0.50%
13:45
Annonce sur les taux BCE
-
1.50%
1.50%
14:30
Permis de construire
Août
-
-0.6%
14:30
Inscriptions Hebdo au chômage
-
-
391k
16:00
Indice Ivey
Septembre
-
56.4
Vendredi 7 octobre 2011
10:30
Prix à la production
Septembre
1.4%
-1.9%
13:00
Taux de chômage
Septembre
7.3%
7.3%
14h30
Var. emplois non agricoles
Septembre
50k
0K
14:30
Taux de chômage
Septembre
9.1%
9.1%
Taux cibles de la BOJ
-
-
0.10%
Degré de pertinence pour les marchés :
Très forte
Forte/Moyenne à Forte
Moyenne
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