Le G7 ne parvient pas à rassurer les marchés




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Marchés Actions: La chute se poursuit sur les marchés actions. Vendredi soir, les indices américains ont tous terminé dans le rouge à la suite de plusieurs rumeurs inquiétantes à propos de la zone euro. Le Nasdaq Composite a perdu -2,42%, le Dow Jones -2,69% et le S&P500 -2,67%. En effet, Jurgen Stark, chef économiste de la BCE aurait quitté son poste à cause de son opposition au rachat d'obligations au sein de l'Union européenne. Jusqu'à présent, la BCE n'affichait aucune dissension puisque J.C. Trichet avait plusieurs fois répété dans ses discours que les décisions étaient prises à l'unanimité. La démission de M. Stark a fait voler en éclat cette apparence d'union. Or à l'heure actuelle, les marchés ont besoin de voir les instances politiques et monétaires unies face à la crise de la dette souveraine et le ralentissement de l'économie mondiale. C'est ce qui a été tenté lors de la réunion du G7 ce weekend. Les différents dirigeants se sont repartis les tâches : l'Europe doit résoudre sa crise de la dette et les Etats Unis doivent* relancer la croissance au plus vite. Les sept pays ont décidé d'apporter une réponse forte et coordonnée afin d'éviter une nouvelle crise financière. Là encore, si les signes de soutien sont extrêmement forts, aucune solution concrète n'a été explicitée. En outre, le cas de la Grèce inquiète de plus en plus les investisseurs. Vendredi soir, on parlait d'un possible défaut pendant le week end.* Ainsi, coté asiatique, les places boursières étaient en net retrait, pessimistes quant à l'avenir de l'Europe. Les marchés ont atteint leur plus bas niveau depuis six mois : le Nikkei225 a clôturé en baisse à 8 535,67 points (-2,31%) et le Hang Seng lâchait -4,03% à 19 097,36 points.
Coté européen, les marchés devraient ouvrir en forte baisse dans le sillage de l'Asie. Ce matin, le contrat future* CAC40 perdait –2,84% tandis que le DAX30 affichait un repli de -2,90%.
Sur le front des entreprises, on notera que les banques européennes inquiètent toujours les investisseurs. Par conséquent, afin de rassurer les places boursières, Société Générale a présenté ce matin un plan qui l'aidera à s'adapter au contexte actuel. Les principales mesures sont des réductions de coûts dans le secteur de la banque d'investissement et de nouvelles exigences en termes de réserves de liquidités (un ratio Core Tier One supérieur à 9%).



Forex: L'euro poursuit sa chute entamée en fin de semaine dernière. La paire EUR/USD s'échange autour des 1,3545 dollar contre 1,3655 vendredi soir.* La monnaie unique reste fragilisée par la situation de la dette grecque et surtout par l'absence de solution politique des membres de la Troïka. La Grèce qui ne parvient pas à restaurer ses finances publiques malgré les plans d'aides accordés au pays pourrait se déclarer en faillite au cours des prochaines semaines. L'impact d'un défaut de paiement de la Grèce serait terrible pour de nombreuses banques européennes : baisse brutale du cours, besoin de capitaux nouveaux et recherche de liquidités. Les trois banques françaises : le Crédit agricole, la Société générale et la BNP Paribas sont menacées par Moody's. L'agence de notation financière estime que le trio est trop exposé à la dette grecque. Si la situation empire, alors l'Etat Français serait forcé d'intervenir pour empêcher la faillite. Dans ce contexte, la devise des dix-sept est nettement pénalisée face à ses principales contreparties. Ainsi, l'euro est baisse face à la devise nippone et s'échange aux alentours des 104,40 yen, un plus bas depuis 10 ans. Les autorités japonaises pourraient décider d'intervenir sur le marché des changes pour combattre l'envolée du yen qui mine la compétitivité des exportateurs japonais. La devise nippone recule également face au billet vert et se négocie autour des 77 yens pour un dollar. Enfin, la monnaie helvétique perd nettement du terrain face à la devise américaine en s'échangeant autour de* 0,89 franc suisse pour un dollar.



Matières premières: Au chapitre des matières premières, le baril de pétrole s'affiche en baisse pour le troisième jour consécutif. Trois raisons principales à cela : premièrement,* la peur d'une nouvelle récession et d'un éventuel défaut de la Grèce diminuent la demande des investisseurs envers l'or noir. Deuxièmement, les risques climatiques dans le golf du Mexique se sont éloignés temporairement et la production a repris à un rythme proche de la normale. Enfin, la forte chute de l'euro face au dollar réduit la demande de contrats futures libellés en dollar comme protection. Ce matin à 8h00, le baril de crude à échéance octobre 2011 perdait 1.52% à $85.70. La tendance reste la même pour le brent à échéance octobre 2011, mais sa baisse est plus limitée. Le brent s'échange à 8h00 à $111.60 en repli de 0.92%. L'or est également dans le rouge pour le deuxième jour consécutif et s'échangeait ce matin à $1 849.95 (-0.33%). Les pertes sont légèrement plus marquées sur l'argent avec une once qui cote à 8h30 à $41.11 (-0.9%).



Annonces du jour:* Nous n'attendons aucune publication d'annonce macro-économique majeure pour aujourd'hui.







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