L'inquiétude domine les marchés
Marchés actions:
Les marchés s'enfoncent dans le rouge. Orientées à la baisse dès l'ouverture, les places boursières européennes ont accélérées leur chute en fin de séance. Les* investisseurs n'ont pas été convaincus par les deux discours des dirigeants américains de la veille. Tout d'abord, Ben Bernanke n'a rien apporté par rapport à son discours de Jackson Hole. Les marchés attendaient l'annonce de nouvelles mesures quantitatives or le président de la FED est resté très évasif sur le sujet. Dans la même veine, le discours de M. Obama a été boudé par les investisseurs. Même si le plan de relance s'élève à hauteur de 447 milliards de dollars, les méthodes concrètes de relance n'ont pas été explicitées. En bref, les marchés restent sur leur faim, de plus en plus impatients de voir les promesses des dirigeants se réaliser, plutôt que d'écouter sans cesse leurs discours. Plus important, trois rumeurs sont venues secouer les places boursières avant l'ouverture de Wall Street. La première, qui a été très vite confirmée par la BCE, est le départ inattendu de M. Stark, chef économiste de la banque centrale. Officiellement, il part* pour des raisons personnelles mais la rumeur de marché a mentionné de profonds désaccords sur le rachat des dettes souveraines. La deuxième rumeur était à propos du G7. A priori, aucune mesure concrète ne sera prise lors de cette réunion exceptionnelle, dédiée à la crise. Et enfin, la rumeur la plus grave mais aussi la plus fantaisiste a évoqué un possible défaut de la Grèce dès ce week end. Toutes ces annonces ont créé un vent de panique sur les marchés qui s'est soldé par une chute sévère des indices mondiaux. Les investisseurs ont désespérément besoin de voir des dirigeants politiques et économiques unis afin de relancer l'économie mondiale.
Ainsi au fixing, le CAC40 cotait à 2974,59 points, en*baisse -3,60%. Le Footsie100 se négociait à 5214,65 points en retrait de 2,35%. Le DAX30 subissait les plus grosses pertes en chutant de -4,04%, menant l'indice à*5189,93*points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq Composite chutaient de respectivement -2,70%, -2,59% et -2,18%.
Forex:
L'euro se déprécie nettement face au billet vert et s'échange sous les 1,37$ contre 1,3910$ ce matin. La monnaie unique est sous pression suite aux fortes inquiétudes des investisseurs au sujet de la crise de la dette en zone euro ainsi que sur la fragilité de la reprise économique mondiale. L'aversion au risque est montée d'un cran après la démission du chef économiste de la BCE, l'Allemand Jügen Stark. L'économiste s'opposait fermement au programme de rachat d'obligations publiques. Cette démission révèle les divergences au sein même de l'institution de Francfort et sème le doute sur les marchés sur la manière de gérer la crise de la dette au sein de la zone euro qui ne cesse de s'enliser. La baisse de l'euro face au dollar s'est accélérée s'échangeant autour des 1,3670 dollar en fin d'après-midi, un niveau que l'on n'avait pas vu depuis février 2011. Par ailleurs, la devise des dix-sept recule face à l'ensemble de ses contreparties dont la devise nippone et la livre sterling se négociant respectivement autour des 106 yen et des 0,86 pence. En outre, la paire GBP/USD s'échange autour des 1,5885 dollar. On notera également la forte dépréciation du dollar australien face au billet vert qui se négocie autour des 1,0440 dollar contre 1,0620 dollar ce matin. Enfin, la devise nippone se stabilise face à la monnaie américaine aux environs des 77,40 yens pour un dollar.
Sur le front des matières premières, le métal jaune se maintient aux encablures des 1 855 dollars l'once et l'argent se traite autour des 41,80 dollars l'once. De son côté, le pétrole évolue en nette baisse. A Londres, le Brent de la Mer du Nord est en retrait de 1,42% à 112,55 dollars et à New York, le baril de qualité Light Sweet Crude perd 2,10% à 86,80 dollars le baril.
Saxo Banque
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