Les marchés toujours sous pression devant l'inertie des politiques économiques
*Marchés actions :
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*Cette semaine aura été placée sous le sceau du pessimisme et de l’incertitude. Le moral des investisseurs a été durement atteint par un faisceau de mauvaises nouvelles et de déceptions. Dans ce contexte, la volatilité est restée élevée sur les places boursières, avec des retournements de tendance rapides et importants, en décalage complet avec les évolutions unidirectionnelles des semaines précédentes. Par ailleurs, les deux crises qui affectent les marchés depuis le mois d’Août (à savoir, le ralentissement de l’économie américaine et la crise de la dette souveraine) sont plus virulentes que jamais.
*L’état de l’économie américaine ne va pas en s’améliorant. Cette dernière souffre de plusieurs problèmes récurrents depuis le début de la période estivale comme la dégradation de son marché de l’emploi. En effet, plusieurs indicateurs confirment cette analyse, avec les non farm payrolls du mois d’août qui ressortent à zéro ou les variations des nouvelles demandes d’allocations-chômage qui restent supérieures à 405 000. Le marché de l’emploi est un excellent indicateur pour connaître la santé d’une économie, or, difficile d’imaginer les Etats-Unis en croissance quand le pays détruit autant d’emplois qu’il n'en crée. Cependant, la situation des Etats-Unis est plus compliquée qu’elle n’y paraît au premier abord. Bien que les mois à venir ne s’annoncent pas brillants, il n’est pas évident de savoir si les Etats-Unis passeront en récession. De fait, l’activité manufacturière du pays semble se maintenir, là où tous les investisseurs l’attendaient en contraction. Les ISMs (manufacturier et non manufacturier) de cette semaine sont ressortis supérieurs à 50, traduisant une expansion de l’activité. La balance commerciale américaine tend aussi à s’améliorer puisqu’elle est en hausse de 2,1 milliards de dollars. A ces chiffres macroéconomiques, il est nécessaire de rajouter dans l’équation les actions des divers dirigeants américains tels que M. Obama ou M. Bernanke. Ces derniers ont définitivement comme objectif un maintien de la croissance, et ils utiliseront tous les outils à leur disposition pour soutenir l’économie. Cependant, les marchés n’ont pas eu de réactions franchement positives puisqu’ils sont restés très flous sur les mesures concrètes qui seront prises. Le président de la FED ne cesse de répéter dans ses discours (dans celui de Jackson Hole comme dans celui d’hier au soir) que l’économie va mal et que la croissance est insuffisante mais se refuse à préciser les mesures que la banque fédérale mettra en place. Du côté du gouvernement américain, le sentiment est un peu le même : si les investisseurs savent que 440 milliards seront dédiés à la relance de la consommation et de l’emploi, ils ne savent pas sous quelle forme ils seront injectés, d’autant plus que le plan doit être accepté par le Congrès, dont la majorité est républicaine. Le président s’est échiné à convaincre les membres du Congrès d’adopter le plan, mais rien n’est certain. En bref, l’impression globale qui se dégage des Etats Unis est la déception. Les indices ont chuté sur la majorité de la semaine, sauf mercredi soir, sur spéculation des discours évoqués précédemment. Ainsi en variation hebdomadaire, le Nasdaq Composite gagne 2,24%, le S&P500 est en progression de 1,77% et le Dow Jones Industrial Average est en hausse de 1,41%.
*Du coté de la zone euro, les incertitudes et les doutes s’accumulent. La crise ne parvient pas à être endiguée et les pays de la périphérie sont au plus mal. Un vent de panique a soufflé en début de semaine quand le second plan de sauvetage de la Grèce a été mis sur la sellette. Plusieurs états membres, telle que la Finlande se sont montrés réticents à signer le plan, car demandeurs de plus de garanties. En effet, le PIB du pays devrait être en chute de 4% pour 2011, faisant bondir le déficit bien au dessus des prévisions des économistes. Les différents membres de la Troïka exigent donc d’Athènes de nouvelles mesures d’austérité pour que le plan soit maintenu. Plus grave encore, la participation de l’Allemagne dans les différents plans de sauvetage européens a été remise en cause. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement était sévèrement critiqué pour sa gestion de la crise et son support aux pays de la périphérie. La cour de Karlsruhe, qui est l’équivalent du conseil constitutionnel français, a évalué si les actions du gouvernement allemand étaient conformes à la constitution. Bien que le résultat du jugement était « cousu de fil blanc », les investisseurs ont été soulagés d’apprendre que les aides seraient maintenues. Le retrait de l’Allemagne serait catastrophique pour la zone euro puisque les financements du pays représentent 25% du total des aides fournies. Outre la crise de la dette, l’avenir de l’économie européenne s’annonce assez sombre : bien que les indicateurs macroéconomiques restent relativement stables avec un PIB en croissance de 0,2% pour le deuxième trimestre, la BCE a diminué ses prévisions de croissance pour l’année 2011, les faisant passer de 1,9% à 1,6%. En outre, l’indice Sentix de confiance des investisseurs est ressorti à -15,4 points, en baisse de 2 points par rapport au mois précédent. Pour finir, les banques européennes demeurent fragiles et doivent absolument se recapitaliser afin d’éviter tout risque de défaut. Paradoxalement, cela pourrait diminuer la liquidité bancaire, et mettre encore plus à mal l’économie. Les indices européens ont été touchés par les nouvelles de la semaine: le CAC40 clôture en baisse à -3,30%, le Dax30 à -3,49% et l’EuroStoxx50 à -4,01%. Seul le Footsie100 a été épargné avec une légère hausse de 0,07%.
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*Forex :
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*Sur le marché des devises, les cambistes ont suivi de près les réunions de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale américaine ainsi que le discours du président Obama portant sur l’emploi aux Etats-Unis.
*Les attentes étaient grandes de la part des marchés alors que la santé économique des deux cotés de l’Atlantique est au plus mal. Au sein de la zone euro, le dossier des dettes souveraines semble bien difficile à être résolu malgré les mesures adoptées cette semaine. En effet, le Parlement français a approuvé le plan d’aide à la Grèce tandis que le gouvernement italien a adopté un projet de loi en vue de la mise en place de la « règle d’or » pour éviter de creuser le déficit du pays déjà important. Même décision pour le Sénat espagnol qui a voté en faveur d’une « règle d’or » pour le pays. Néanmoins, les craintes restent fortes sur la zone euro alors que les pays leaders montrent des signes de ralentissement de leur économie. La Banque centrale européenne a ainsi revu ses prévisions de croissance au sein de la zone euro en baisse à 1,6% contre 1,9% auparavant. Par ailleurs, la BCE a maintenu inchangé son taux directeur à 1,5% alors que le taux d’inflation dans la zone devrait reculer l’année prochaine selon les dernières estimations. La situation économique au sein de la zone euro pousse ainsi certains analystes à anticiper un assouplissement de la politique monétaire de la BCE avant même la fin de l’année.
*Dans ce contexte, la monnaie unique s’échange aux alentours de 107,47 yen contre la devise japonaise lorsqu’elle atteignait 109,94 yens en début de semaine. Contre la devise britannique la tendance est similaire. Un euro se traite pour 0,8676 pence alors que les derniers indicateurs en provenance du Royaume-Uni apparaissent bien inquiétants. La croissance du pays plafonne à 0,2% sur le deuxième trimestre de l’année, un niveau bien insuffisant pour faire face à un taux de chômage s’élevant à 7,9% sur le deuxième trimestre de cette année. Autre point négatif, le PMI des services a atteint un plus bas depuis le mois de décembre à 51,1 points pour le mois d’août. Dans ce contexte, la Banque d’Angleterre a décidé de maintenir ses taux directeurs à 0,5%.
*Outre-Atlantique, le discours du président de la Réserve fédérale n’a pas réussi à rassurer les investisseurs qui attendaient des mesures concrètes sur fond de crainte d’un ralentissement économique du pays. Sans apporter de détails précis pour relancer l’économie du pays, Ben Bernanke a tout de même laissé entendre qu’il était en faveur de la poursuite d’un assouplissement monétaire aux Etats-Unis. Pour rappel, la Banque centrale américaine gardera inchangé son taux directeur à un niveau historiquement bas jusqu’à mi-2013. De son coté, le président Obama a proposé un plan pour l’emploi aux Etats-Unis d’un montant de 447 milliards de dollars en vue de redynamiser l’économie du pays et enrayer la hausse du chômage atteignant 9,1% de la population active. Pour rappel, 414 000 nouvelles demandes d’emplois ont été recensées au cours de la semaine dernière, soit un chiffre supérieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur 405 000 nouvelles inscriptions à l’assurance-chômage. Ce plan d’aide devrait ainsi permettre de créer plus d’un million d’emplois et faire passer le taux de chômage aux alentours de 8,6% selon les premières estimations. L’économie américaine affiche en effet une croissance bien molle alors que la dette du pays atteint des records. Cette actualité économique pousse les investisseurs à se réfugier vers le marché obligataire. Ainsi, les rendements des titres de dette du Trésor des Etats-Unis à 10 ans ont atteint un plus bas historique à 1,929%. Tendance baissière également pour les rendements allemands à 10 ans qui sont passés à 1,85%.
*Dans ce contexte, le billet vert progresse face à la monnaie des dix sept pour se traiter à 1,3814 dollar et également face à la livre sterling qui atteint 1,5925 dollar. Face à la devise nippone, le dollar américain avance également pour se négocier à 77,66 yens. En dépit du fait que les conséquences de la catastrophe naturelle survenue il y a quelques mois tendent à s’estomper, l’archipel nippon affiche néanmoins une récession plus sévère que prévue initialement atteignant -0,5% pour le second trimestre de l’année. La Banque centrale du Japon a ainsi décidé de garder son taux directeur à un niveau quasi nul compris entre 0,0% et 0,1%.
*La semaine a également été marquée par l’intervention de la Banque nationale suisse. La Banque centrale a en effet décidé de contrer l’appréciation de la devise helvétique qui ne cessait d’enregistrer de nouveaux records depuis plusieurs mois face à ses principales contreparties pénalisant fortement l’économie du pays. La BNS s’est dite prête à acheter de l’euro en quantité illimitée pour maintenir un niveau plancher à 1,20 franc suisse face à la monnaie unique. En fin de semaine, un euro se négocie pour 1,2149 franc suisse tandis que le billet vert se traite aux environs de la barre des 0,88 franc suisse.
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*Matières Premières :
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*Au chapitre des matières premières, la semaine a été volatile. Du coté des métaux précieux, l’once d’or a signé un nouveau record cette semaine au dessus de la barre des 1 900 dollars pour atteindre 1 920 dollars l’once, renforcé par des prévisions de croissance revues à la baisse en zone euro et aux Etats-Unis. Néanmoins, l’once a fortement consolidé suite à des prises de bénéfices de la part des investisseurs. L’or parvient tout de même à s’échanger à des niveaux toujours élevés notamment à la suite du discours du président américain. La mise en place de nouvelles mesures d’assouplissement quantitatif restent d’actualité et constitue un support pour l’or. En fin de semaine, l’once d’or se traite pour 1 835 dollars et l’once d’argent se négocie pour 41,46 dollars. Du coté du pétrole, les tensions restent vives sur les marchés pesant ainsi sur les cours de l’or noir. Sur le NYMEX, le baril Light Sweet Crude s’échange proche de la barre des 88 dollars tandis que le Brent de la Mer du Nord s’échange aux environs de 114 dollars.
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***Heure
***Pays
***Statistiques/événements
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***Indicateur
***Période
***Prévision
***Précédent
***Pertinence
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******Lundi 12 septembre 2011
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* *****1:50 *
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* *****Indice Industriel tertiaire (GM) *
* *****JUILLET *
* *****0,2% *
* *****1,9% *
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******Mardi 13 septembre 2011
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* *****7:30 *
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* *****Indice Prix Consommation (GM) *
* *****AOÛT *
* *****0,3% *
* *****-0,4% *
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* *****10:30 *
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* *****Indice Prix Détail (GM) *
* *****AOÛT *
* *****0,6% *
* *****-0,2% *
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* *****10:30 *
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* *****Indice Prix Consommation (GM) *
* *****AOÛT *
* *****0,6% *
* *****0,0% *
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* *****14:30 *
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* *****Indice Prix Importations (GM) *
* *****AOÛT *
* *****-0,7% *
* *****0,3% *
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* *****16:30 *
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* *****IBD/TIPP Optimisme dans l'économie *
* *****SEPTEMBRE *
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* *****35,8 *
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******Mercredi 14 septembre 2011
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