Malgré un vent d'optimisme sur les marchés, la situation reste fragile




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Marchés actions


Après une semaine de baisse, les marchés ont rebondi sur la séance de lundi. En effet, les places européennes sont restées sur un trend nettement haussier jusqu'en début d'après-midi. Après avoir atteint un plus haut à 3112,78 points pour le CAC40 et 5587,59 points pour le DAX30, les marchés sont repartis à la baisse. La hausse a été menée par les bonnes performances des secteurs bancaire et énergétique. Toutefois, le rebond devrait être de courte durée : d'une part, les marchés sont entrain de reprendre leur souffle après les chutes colossales de la semaine dernière. Les indices ont été fortement survendus par conséquent plusieurs titres sont bradés à l'heure actuelle. Leurs rachats poussent illusoirement les cours à la hausse. D'autre part, les doutes sur la dette souveraine européenne et la santé des banques persistent. Les moteurs du rebond d'aujourd'hui ne sont donc pas solides. Outre-Atlantique, les marchés ont eux aussi ouvert en nette hausse. En effet, la publication du Chicago FED – Indice de l'Activité nationale - montre que l'économie américaine n'est pas en récession. Le chiffre est ressorti bien supérieur aux attentes : -0,06 contre -0,48 d'attendu. Les économistes parlent de récession quand cet indicateur est inférieur à -1,00, désarmant les prévisions les plus pessimistes. En outre, les investisseurs attendent beaucoup du discours de Ben Bernanke vendredi prochain. Celui-ci devrait préciser la politique monétaire qu'adoptera la banque centrale pour les mois à venir. L'année dernière, c'est à cette date que le directeur de la FED avait annoncé les différents assouplissements monétaires. Les marchés pourraient rebondir sur spéculation d'un éventuel QE3.


Au fixing, le CAC40 cotait à 3051,36 points, en hausse de 1,14%, l'EuroStoxx50 s'échangeait à 2*183,39 points à + 1,13% et le Footsie100 se négociait à 5 095,30 points en hausse de 1,08%. Le Dax30 est en retrait de 0,11% menant l'indice à 5*473,78 points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Dow Jones et le Nasdaq Composite étaient tous les trois en ordre dispersé respectivement à -179%, + 0,25% et -0,01%


Forex*:


L'euro se stabilise face au billet vert s'échangeant autour des 1,4375 dollar contre 1,4365 ce matin. La monnaie unique était repartie en hausse atteignant les 1,4430 dollar en milieu d'après–midi grâce à la bonne tenue des indices actions européens. Bien que les rendements à 10 ans des obligations espagnoles et italiennes soient repassés autour des* 5%, la situation reste fragile sans l'intervention de la Banque Centrale Européenne (BCE). En effet, la BCE a acheté ce matin pour plus de 14 milliards d'obligations européennes dont majoritairement des obligations italiennes. Cette intervention permet de maintenir à des niveaux faibles les taux à 10 ans* et soulage le poids de la dette des pays en difficulté. De son côté, le dollar est fragilisé par des spéculations entourant une possible intervention de la FED pour soutenir l'activité économique américaine. Par ailleurs, la monnaie helvétique reste stable face à l'ensemble de ses principales contreparties dont le dollar et l'euro s'échangeant respectivement aux alentours des 0,7860 franc suisse pour un dollar et des 1,1310 franc suisse pour un euro. Des rumeurs de marchés affirment que la Banque Nationale Suisse (BNS) *serait intervenue sur les marchés pour contrer l'envolée du franc. Mais en l'absence d'intervention concrète de la BNS, la monnaie helvétique pourrait repartir à la hausse tant la situation économique reste incertaine. Enfin, la devise nippone se relâche légèrement face au billet vert se négociant autour des 76,80 yen pour un dollar, comme face à la monnaie européenne qui s'échange autour des 110,40 yens pour un euro. Après avoir atteint un niveau historique à 75,95 yens vendredi dernier, les autorités japonaises se disent prêtes à intervenir rapidement sur les marchés et freiner la hausse de la devise nippone.


Sur le front des matières premières, le métal jaune poursuit son ascension vers les 1*900 dollars l'once touchant un nouveau plus haut historique à 1 894 dollars en séance après une correction sur les 1*850 dollars. Le moindre repli du cours de l'or est très surveillé par les investisseurs qui profitent des vagues de correction pour se repositionner afin de bénéficier de la hausse frénétique du métal jaune. De son côté, l'argent gagne du terrain et se traite aux encablures des 44 dollars l'once. Enfin, le pétrole recule sur fond de tensions géopolitiques en particulier en Libye, quatrième producteur du continent africain. A Londres, le Brent de la Mer du Nord perd 1,95% à 107,15 dollars le baril et à New York, le Light Sweet Crude cède 0,40% à 82,60 dollars le baril.







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