Les marchés insensibles à l'indice du Michigan




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Marchés* actions :


Les marchés actions n'ont pas fini d'étonner les analystes. Après l' « hyper-émotivité » des derniers jours où la moindre information retournait les cours, c'est l'impassibilité qui a pris le dessus. Aujourd'hui, les places boursières sont toutes orientées sur une tendance haussière malgré des annonces macro économiques plutôt décevantes. En effet, ce matin la croissance française est ressortie nulle selon l'Insee or compte tenu des objectifs budgétaires du gouvernement (+2% de croissance pour 2012), c'est une nouvelle de mauvaise augure. En outre, l'indice de confiance des consommateurs américains, publié par l'université du Michigan, est ressorti très nettement à la baisse. Pour le mois de juillet, l'indice a chuté à 54,9 contre 63,2 de prévu. Traditionnellement, la confiance des consommateurs est suivie de très près par les marchés, pourtant la publication de l'indicateur n'a pas entrainé de mouvement majeur. En début d'après midi, les marchés américains ont ouvert en hausse. Les cours ont sans doute été soutenus par la publication des ventes aux détails (hors automobiles) aux U.S. : elles sont en progression de +0,5% contre +0,2% de prévu. Ce chiffre est positif, puisqu'il montre que l'économie américaine se reprend. L'autre raison pour laquelle les cours restent sur une tendance aussi « stable » est la régulation en place depuis ce matin. Pendant les quinze prochains jours, il sera impossible de vendre à découvert les valeurs financières sur certaines places européennes, la spéculation s'en trouve donc fortement réduite. Pourtant, cette mesure ne fait que repousser le problème : les marchés sont en quête avant tout de plus de transparence de la part des banques centrales. Tant qu'ils ne seront pas proprement* informés, il est fort probable que la nervosité demeure parmi les investisseurs.
Ainsi, au fixing, le Cac 40 cotait à 3213,88 points, en hausse de +4,02%, suivi de près par le Footsie100 à 5320,03 points, en progression de +3,04%. Les autres indices européens ont suivi cette tendance haussière : le Dax se négociait à 5997 points (+3,45%)* tandis que l'Eurostoxx50 était en hausse de +4,15% à 2307,33 points. Outre-Atlantique, le S&P500, le Nasdaq Composite et le Dow Jones Industrials Average étaient tous les trois en hausse de respectivement +0,85%, +1,44% et +0,53%.


Forex:


Sur le marché des devises, la monnaie unique européenne s'échange aux environs de 1,4230 dollar en fin d'après midi après avoir atteint* 1,4290 face au billet vert sur la séance. Les cambistes ont suivi avec attention l'avancée du plan de rigueur développé par l'Italie alors que la Banque Centrale Européenne a engagé un rachat de titres obligataires italiens en début de semaine. L'Italie, troisième puissance économique de la zone euro, montre en effet des signes inquiétants quant à la santé de son économie sur fond de crise de dettes souveraines déjà omniprésente en zone euro. Pour rappel, le niveau de la dette italien a récemment atteint 120% de son PIB. Par ailleurs, autre point négatif, la France affiche une croissance nulle sur le second trimestre de l'année. La monnaie des dix sept parvient néanmoins à se ressaisir face à la livre sterling pour s'échanger à 0,8743 pence en fin d'après midi et regagne également du terrain face à devise nippone pour se négocier à 109,26 yen. Du coté du billet vert, les ventes au détail ont progressé de 0,5% au cours du mois de juillet aux Etats-Unis tandis en phase avec les prévisions des analystes. Cependant, les investisseurs restent prudents dans un climat fortement instable pour privilégier les valeurs refuges sur le marché des changes. L'indice de confiance de Michigan du consommateur américain est ressorti en nette baisse sur le mois d'août pour passer à 54,9 lorsque les analystes attendaient un chiffre de 63,00, preuve de la morosité actuelle. En fin de semaine, le billet vert continue de perdre du terrain face à la devise japonaise pour se traiter à des niveaux historiquement bas aux environs de 76,71 yens et recule également face à la livre sterling pour valoir 1,6293 dollar. L'intervention de la Banque nationale suisse pousse les cours de la devise helvétique à la baisse en cette fin de semaine après que la devise ait atteint des niveaux record face à ses principales contre parties. Ainsi, un dollar américain s'échange pour 0,7688 franc suisse et un euro vaut 1,0955 franc suisse.


Au chapitre des matières premières, la baisse des stocks de pétrole brut et des stocks d'essence par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) favorise une tendance haussière des cours de l'or noir. Le baril du « Light Sweet Crude » gagne ainsi 0,52% à 86,20 dollars et le baril de la Mer du Nord à échéance septembre 2011 se traite à 108,07 dollars. Du coté des métaux précieux, la récente hausse de l'or engendre quelques prises de bénéfices de la part des investisseurs. En fin de semaine, l'once d'or vaut 1 727,44 dollars tandis que l'once d'argent recule à 38,62 dollars.







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