Les banques sont à nouveau dans le collimateur des traders, l'or signe un nouveau record
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Marchés actions :
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La nervosité fût à son comble cette semaine sur les marchés actions. Ballotés par plusieurs nouvelles inattendues et une volatilité extrême, les marchés ont multiplié les changements de tendances, en opposition complète avec le mouvement unidirectionnel des dernières semaines. D'une manière générale, les marchés ont du faire face à trois crises de taille. Tout d'abord, outre-Atlantique, la « crise » de la dette américaine s'est complexifiée. Quelques jours après l'acceptation du plan de plafonnement de la dette, l'agence de notation Standard & Poor's a décidé de dégrader la note américaine de AAA à AA+, et a très clairement annoncé que si l'économie américaine ne se reprenait pas d'ici deux ans, la note serait à nouveau dégradée. Même si le trésor américain a vigoureusement critiqué la décision de l'agence, avançant des erreurs de calculs, Standard & Poor's a répondu que la raison était plus politique qu'économique. Ce fut un choc pour les marchés américains et globalement internationaux. Les places boursières ont plongé en début de semaine, frôlant de près le krach. Cependant, les Etats Unis n'avaient pas dit leurs derniers mots. Malgré les inquiétudes qui pesaient sur le pays, l'intervention du président de la FED mardi dernier après la réunion du FOMC a rassuré les marchés. La banque centrale américaine a montré une volonté forte de soutien : les taux directeurs seront maintenus à 0,25% jusqu'à mi 2013 afin de favoriser au maximum l'économie. Le lendemain, trois sénateurs ont été nommés par le gouvernement pour trouver des moyens viables de réduire le déficit du pays. Par la suite, ces déclarations ont été soutenues par des indicateurs macroéconomiques positifs en fin de semaine : les nouvelles demandes d'allocations-chômage étaient en recul. Hier, elles sont ressorties plus faibles qu'attendues: il y a eu 385 000 nouvelles demandes contre 405 000 de prévues. Par conséquent, même si de sérieux doutes persistent sur l'économie américaine, ils ont été momentanément oubliés avec des indices qui rebondissaient en fin de semaine. Au final, ils limitent les dégâts. Le Nasdaq Composite perd -1,57% en variation hebdomadaire, le S&P500 est en retrait de -2,27% et le Dow Jones Industrial Average est en baisse de -2,63%.
Deuxièmement c'est l'Europe qui a perturbé les marchés tout au long de la semaine. La crise de la dette souveraine est plus que jamais au centre de l'actualité. Malgré le plan massif de refinancement de la Grèce, le risque de contagion de la crise est toujours aussi sérieux. Cette fois, ce sont l'Italie et l'Espagne qui sont dans le viseur. L'endettement colossal de l'Italie (120% du PIB) a effrayé les marchés qui guettent la mise en place de mesures d'austérité. La réaction ne s'est cependant pas fait attendre : les dirigeants européens ont annulé leurs vacances au dernier moment afin de tenir des réunions de crise. En début de semaine, la BCE a aussi rassuré les marchés en dévoilant un plan de rachat des dettes italiennes et espagnoles. Les taux obligataires ont tout de suite été soulagés, avec une baisse conséquente du spread avec le taux allemand. Face à ces interventions, les marchés se sont brièvement repris avant d'être frappés de plein fouet par des nouvelles imprévisibles. Des rumeurs, concernant une possible faillite d'établissements bancaires français, ont circulé à toute vitesse bien que rapidement contestées. Les cours des trois grandes banques françaises ont chuté, entrainant avec elles le CAC40 et les autres places boursières européennes. Les rumeurs les plus folles ont évoqué une dégradation de la note AAA de la dette française, qui a été immédiatement reconfirmée par les trois agences de notation. Malgré les nombreux démentis, ces mouvements de panique indiquent une profonde inquiétude pour la santé de l'Europe : le prix des CDS (Credit Default Swap) pour les pays européens en nette hausse en est la meilleure preuve. Les analyses montrent bien que si la croissance européenne ne reprend pas, la probabilité de défaut est élevée. Les marchés attendent avec « impatience » la mise en place du FESF, qui devrait stabiliser les problèmes de dettes. Cependant, il ne faut pas oublier que cette semaine la volatilité était phénoménale, exacerbant les tendances des marchés financiers. L'interdiction de la vente à découvert sur plusieurs indices européens par l'EFMA devrait forcer les marchés à faire preuve de plus de modération pour la semaine à venir. En conclusion, les indices européens ont été plus sévèrement touchés que leurs pairs américains et asiatiques : le CAC40 affiche vendredi après-midi, une variation hebdomadaire de -4,57%, le Dax30 à -5,20% et l'EuroStoxx50 à -4,76%. Seul le Footsie100 a été épargné avec un léger retrait de -0,27%.
Pour finir, la dernière crise de cette semaine est systémique, et de loin la plus grave. A cause de leur exposition aux dettes souveraines européennes, les banques rechignent à se prêter de l'argent entre elles. De fait, le différentiel entre l'Euribor et le Swap Eonia à 3 mois s'était creusé de 50 points de base. C'est une évolution inquiétante car c'est la première des nombreuses étapes qui a mené à la crise des subprimes. L'argent ne circule plus, le système financier se grippe, et les marchés s'effondrent. Cependant, la situation actuelle est un peu différente qu'en 2008 : il y a nettement moins d'inconnus puisqu'on connait l'exposition « directe » des banques aux dettes européennes. Cependant, les expositions indirectes restent quant à elles un mystère. Une banque peut s'exposer indirectement aux dettes souveraines en s'engageant de manière conséquente auprès d'une banque qui en possède beaucoup. Même si cette crise ne vient que de s'amorcer, elle est tout à fait en mesure de se propager.
Finalement, même si la nervosité des marchés fût exacerbée cette semaine, de nombreuses raisons de fond peuvent tout de même la justifier. L'économie mondiale semble être sur le « fil du rasoir » avec autant de pays mis à mal. Ce qui est sûr, c'est que les semaines à venir seront passionnantes pour les analystes, mais mouvementées pour les traders.
forex :
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Sur le marché des devises, les tensions restent fortes malgré les annonces des dirigeants européens, américains et des différentes institutions financières pour rassurer les cambistes.
L'abaissement de la note « triple A » de la dette souveraine par l'agence de notation Standard & Poor's en fin de semaine dernière a contribué à renforcer les inquiétudes des marchés déjà sous tension dans un contexte de crise de dettes souveraines et de craintes de ralentissement économique mondial. Le niveau de la dette de la première puissance mondiale a en effet atteint dernièrement 100% de son Produit Intérieur Brut et les derniers indicateurs attestent d'un essoufflement de la santé économique du pays. Pour rappel, le déficit commercial des Etats-Unis s'est fortement accru au cours du mois de juin créant la surprise. Ainsi, la balance commerciale affiche un déficit de 53,07 milliards de dollars en juin, soit le plus haut niveau depuis fin 2008, contre un consensus de 48 milliards. Parmi les seuls éléments propices à rassurer les marchés on retiendra la baisse des inscriptions à l'assurance-chômage au cours de la dernière semaine puisque 395 000 nouvelles demandes ont été recensées sur cette période contre 402 000 il y a deux semaines.
Les cambistes ont également suivi avec attention cette semaine la réunion de la Réserve fédérale américaine qui a décidé de maintenir ses taux d'intérêts à des niveaux historiquement bas jusqu'à mi 2013 attestant du pessimisme de l'institution qui craint une faible croissance du pays dans les prochains mois. Dans ce contexte, le billet vert a atteint des niveaux historiquement bas face à la devise nippone malgré l'intervention du gouvernement nippon pour contrer l'appréciation de sa devise nationale. Ainsi, après être passé sous la barre des 76,30 yen, le dollar américain s'échange en fin de semaine aux environs de 76,67 yens. La livre sterling est pour sa part tombée à 1,6110 dollar face au billet vert après s'être échangée au dessus de la barre des 1,6470 dollar en début de semaine. Les derniers indicateurs en Grande-Bretagne ont largement pesé sur la devise nationale avec un déficit commercial en hausse au Royaume Uni et une production industrielle ressortie en baisse contre toute attente de 0,40% sur le mois de juin tandis que les prévisions tablaient sur une hausse de 1,80%. En fin de semaine, la devise britannique se traite pour 1,6292 dollar américain.
Le marché des changes a également été secoué par des rumeurs d'abaissement de la note de la France démenties par la suite. La France, deuxième puissance économique de la zone euro affiche une croissance en berne, restée stable au deuxième trimestre de cette année tandis qu'elle atteignait 0,9% sur le premier trimestre. En outre, la consommation des ménages dans l'hexagone recule de 0,7% sur le dernier trimestre. Autant de facteurs renforçant les craintes des cambistes qui restent par ailleurs dubitatifs sur les capacités de la Banque Centrale Européenne à faire face à la crise des dettes souveraines européennes. A ce titre, l'institution s'est engagée cette semaine à racheter des obligations espagnoles et italiennes pour alléger les tensions liées aux dettes souveraines européennes. Par ailleurs, les cambistes ont accueilli favorablement l'annonce d'une rencontre entre le président français et la chancelière allemande mardi prochain portant sur la réforme de la gouvernance au sein de la zone euro. La monnaie unique recule face à la livre sterling pour se négocier aux alentours de 0,8747 pence en fin de semaine et également face à la devise japonaise pour se traiter à 109,08 yens. La crise souveraine des deux cotés de l'Atlantiquepousse les cambistes à investir sur des valeurs refuges à l'image du franc suisse qui a encore une fois enregistré de nouveaux records historiques cette semaine face à ses principales contreparties pour atteindre 0,7206 franc suisse face au billet vert et 1,0068 franc suisse contre l'euro. La forte appréciation de la devise helvétique pénalise fortement son économie nationale. Ainsi, pour contrer la surévaluation du franc suisse, la Banque nationale suisse est intervenue cette semaine en injectant massivement des liquidités sur les marchés. A la suite de cette opération, la devise helvétique a largement reculé sur le marché des changes. Une tendance néanmoins de courte durée du fait des craintes persistantes de la part des cambistes sur le marché des changes. En fin de semaine, la monnaie des dix sept atteint 1,0933 franc suisse alors que le billet vert se traite pour 0,7682 franc suisse.
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Au chapitre des matières premières, l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a fait état cette semaine d'une baisse de 5,22 millions de barils des stocks de pétrole brut sur la semaine dernière avec également une baisse de 1,59 million de barils pour les stocks d'essence sur la même période. Cette annonce a eu pour effet de pousser les cours du pétrole à la hausse dernièrement pénalisés par les craintes d'un ralentissement économique mondial. En fin de semaine, le baril du « Light Sweet Crude » vaut 85,48 dollars et le Brent de la Mer du Nord à échéance septembre 2011 se traite à 115,08 dollars. Du coté des métaux précieux, l'or a encore signé de nouveaux records historiques cette semaine porté par l'actualité économique morose pour passer au dessus de la barre des 1 800 dollars l'once. A la mi-séance de vendredi, l'once d'or se traite aux environs de 1 751,50 dollars tandis que l'once d'argent atteint 38,24 dollars.
Heure
Pays
Statistiques/événements
Indicateur
Période
Prévision
Précédent
Pertinence
Lundi 15 août 2011
01H50
Produit Intérieur Brut (GT)
Q2
-0,6%
-0,9%
09H00
Indice des prix à la production (GM)
Juillet
0,1%
-0,2%
14H30
Empire Manufacturing
Août
0,5
-3,76
15H00
Flux TIC Long-terme nets
Juin
$23,6B
16H00
Indice NAHB Marché de l'immobilier
Août
15
15
Mardi 16 août 2011
08H00
Produit Intérieur Brut (GT)
Q2
0,5%
1,5%
10H30
Indice des prix au détail (GM)
Juillet
-0,2%
0,0%
10H30
Indice des prix à la consommation (GM)
Juillet
-0,2%
-0,1%
11H00
Produit Intérieur Brut Zone Euro (GT)
Q2
0,3%
0,8%
14H30
Indice des prix aux importations (GM)
Juillet
-0,1%
-0,5%
14H30
Mises en chantier
Juillet
608K
629K
14H30
Permis de construire
Juillet
606K
624K
15H15
Production Industrielle
Juillet
0,5%
0,2%
Mercredi 17 août 2011
10H30
Minutes de la Banque d'Angleterre
10H30
Variation demandes d'allocations-chômage
Juillet
21,0K
24,5K
10H30
Taux de chômage (3 mois)
Juin
7,7%
7,7%
11H00
Indice des prix à la consommation en Zone Euro (GM)
Juillet
-0,6%
0,0%
14H30
Indice des prix à la production hors alimentation & Energie (GM)
Juillet
0,2%
0,3%
Jeudi 18 août 2011
10H30
Ventes au détail sauf carburant auto (GM)
Juillet
0,4%
0,8%
14H30
Indice des prix à la consommation hors alimentation & Energie (GM)
Juillet
0,2%
0,3%
14H30
Nouvelles demandes d'allocations-chômage
12 Août
16H00
Indicateurs avancés
Juillet
0,2%
0,3%
16H00
Indice de la FED de Philadelphie
Août
4,0
3,2
16H00
Ventes de logements existants (GM)
Juillet
2,7%
-0,8%
Vendredi 19 août 2011
06H30
Indice Activité Industrie (GM)
Juin
2,2%
2,0%
13H00
Indice des prix à la consommation (GM)
Juillet
0,2%
-0,7%
Degré de pertinence pour les marchés :
Très forte
Forte/Moyenne à Forte
Moyenne
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