Nous avons connu des échanges très étranges hier après avoir traversé ce qui ressemblait à La Crise Financière Deuxième Partie. Les marchés boursiers sont repartis à la hausse et la contraction que nous avions vue dans les taux s'est légèrement calmée. Le sentiment général a été que les marchés n'avaient pas connu une aussi grosse catastrophe que prévu, forcément bien aidé par l'engagement du FOMC à maintenir le taux des fonds fédéraux très bas pour au moins 2 ans. Il y a quand même eu certaines rumeurs selon lesquelles une grande banque française était en situation critique et vendait des réserves d'or en-dessous des prix du marché, cela nous a étrangement rappelé l'époque 2008. De plus, il y eut des rumeurs selon lesquelles la note souveraine AAA de la France serait la prochaine à être déclassée. Les agences de notation sont venues au secours du pays en écartant cette spéculation et en réaffirmant leur notation, malgré les chiffres de la production industrielle de juin, -1,6% contre -0,6% attendu, 2,0% en mai, qui indique une faiblesse de l'activité.. Mais cela n'a guère contribué à apaiser le marché car nous doutons de la crédibilité des agences de notation et le CAC 40 a chuté de 5,0%. En ce qui concerne le reste de l'Europe, le fait que les décideurs politiques de l'UE soient encore en vacances a peut-être été positif puisque les nouveaux ajustements au EFSF devront attendre et les commentaires négatifs qui habituellement sont monnaie courante sont restés avec leurs détracteurs sur les plages. Le rapport de la BoE sur l'inflation trimestrielle BoE a été pacifiste, la BoE prévoit une baisse de l'IPC à 2,0 en deux ans. Dans la conférence de presse qui a suivie, King en a rajouté en indiquant que la croissance avait été « biaisée » à la baisse. Nous pensons que si le Royaume-Uni suit les États-Unis pour un autre QE la livre sterling restera sous pression. En Asie aujourd'hui, Shanghai était en hausse de 1,26%, les autres marchés ont été légèrement en baisse. Mais les indices boursiers en Europe ont réussi à aller de l'avant et les échanges en Europe semblent être plutôt confortables.
Le franc suisse poursuit son rythme aujourd'hui alors qu'il existe des rumeurs selon lesquelles les efforts supplémentaires pour contrer le CHF ne devraient pas tarder. Ce qui ne devrait pas être surprenant pour ceux qui ont assisté à la domination du CHF sur l'USD et l'EUR ces derniers mois, hier la banque nationale suisse est intervenue pour augmenter les liquidités afin de stopper l'immense appréciation du CHF. La décision de la BNS d'augmenter l'approvisionnement en CHF aux banques et d'effectuer des échanges croisés de devises n'avait pas encore été tentée pour calmer la demande en CHF. Aujourd'hui, la mesure a été relativement limitée, avec une expansion des virements à vue à 120 milliards de CHF contre 80 milliards et la liquidité devrait encore s'assécher à terme sur le marché des changes. Le côté positif de cette action de la BNS, c'est que la banque centrale suisse surveille de près les activités de marché et se montre volontaire pour prendre les mesures nécessaires afin de contrer l'achat de CHF. Alors que nous pensons que le marché oubliera vite ces nouvelles, la BNS a clairement « semé le doute » dans le subconscient des marchés. Les traders ne disent plus que la BNS n'interviendra JAMAIS sur les marchés des changes. Et peut-être que c'était le but. Cette tactique de s'occuper des liquidités n'a pas l'air vraiment concluante sur le CHF puisque la paire USD/CHF a atteint 0,7360 et la paire EUR/CHF 1,04888. Mais aujourd'hui, une rumeur intéressante circule.
D'après certaines rumeurs, les grandes banques suisses pourraient passer les frais de dépôts en francs à 1 % dès la semaine prochaine. Si cette information est loin d'être confirmée, il y a eu plusieurs réunions entre les hauts responsables de la BNS et des établissements bancaires helvétiques où une action de ce type pourrait avoir été décidée. De plus, suite à la stratégie de liquidités adoptée hier par la BNS et aux commentaires de son vice-président Thomas Jordan évoquant "d'autres mesures visant à élargir la politique sans intervenir sur les marchés des change", une réponse politique de cette nature paraît logique. La banque centrale suisse cherche à rendre la conservation de sa monnaie trop chère et peu souhaitable. Jusqu'ici, ses efforts semblent avoir enrayé l'appréciation massive de la devise helvétique. Selon nous, une autre intervention de même nature aurait un effet limité. Le cours du CHF dépend en grande partie des craintes suscitées par l'environnement macroéconomique, et non des différentiels de taux. Si l'actualité des Etats-Unis et de l'Europe déclenche un nouveau flux vers les valeurs refuges, les frais de dépôt n'empêcheront pas les investisseurs d'entasser des francs.
Le risque aujourd’hui:
EurUsd Cette paire reste volatile et sujette à des fluctuations dictées par l'actualité. Les résistances initiales s'établissent à 1,4431 (plus haut du 8 août), 1,4454 (plus haut du 1er août) et 1,4508 (plafond de la tendance haussière à long terme). Nous attendons les premiers supports à 1,4162 (plus bas du 10 août), 1,4139/44 (plus bas du 3 août et du 21 juillet), 1,4055 (plus bas du 5 août), 1,3950 (plus bas du 13 juil) et 1,3843 (plancher de la tendance haussière à long terme).
GbpUsd Après quatre séances mouvementées, le câble ne montre aucun signe de stabilisation. Il se maintient dans la fourchette 1,6176 - 1,6480, mais les indicateurs laissent entrevoir une nouvelle baisse. Les acheteurs devraient entrer en scène autour de 1,6067 / 87 (plus haut du 8 juil et moyenne mobile à 100 jours). Ensuite, il ne devrait guère y avoir d'opérations jusqu'à 1,5949 (plus haut du 12 juil). Nous attendons les premières résistances à 1,6208 (plus haut intraday) et 1,6460/76 (plus haut du 1er août), dont la cassure ouvrirait la voie à un mouvement vers 1,6558 (plus haut du 31 mai) et 1,6747 (plus haut du 28 avr).
UsdJpy La menace d'une intervention de Tokyo après la déclaration du G7 a entraîné des réactions modérées. Nous chercherions prudemment à vendre sur rebond (même si ceux-ci sont dus à une intervention officielle), les supports se situant désormais à 76,30 (plus bas du 1er août) et 76,25 (plus bas historique inscrit le 17 mars). Ensuite, la situation se complique. La zone de résistance se situe à 77,87 (plus haut intraday), 80,01 (plus haut du 8 août), 80,38 (plus haut du 12 juil) et 80,77 (couverture nuageuse journalière).
UsdChf A la surprise quasi-générale, les mesures de la BNS semblent avoir fonctionné puisque l'USDCHF s'échange à 0,7397. Malgré l'injection de liquidités, nous restons baissiers sur cette paire et nous chercherions des occasions de vendre sur rebond, en attendant toutefois jusqu'à 0,75 Le premier support s'établit désormais à 0,7071 (plus bas intraday et nouveau plus bas historique). Après quoi, qui sait ? Des résistances mineures sont attendues à 0,7593 (plus haut du 9 août), 0,7807 (plus haut du 4 août) et 0,7850 (plafond du canal à court terme).
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