Les marchés hésitent, les bancaires sous pression
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Marchés Actions : La chute s'est poursuivie hier sur les places financières américaines. Wall Street a été touchée par des nouvelles inquiétudes concernant l'exposition des banques aux dettes espagnoles, portugaises et italiennes.* Le marché reste très nerveux et de nombreuses rumeurs viennent le frapper. Les investisseurs naviguent en ce moment à vue ce qui explique les pics de volatilité importants rencontrés ces derniers jours.* Parmi les dernières rumeurs, on a évoqué des doutes sur la santé financière de la Société Générale ou des nouveaux besoins de capitalisation de Bank Of America. D'autres rumeurs ont également fait surface comme une éventuelle dégradation de la dette française, rapidement démentie par l'agence franco-américaine Fitch. Dans des marchés toujours très instables, le constat était préoccupant pour le secteur financier. Société générale a chuté de 14,74% à 22,18 euros, Crédit Agricole de 11,81% à 6,07 euros et Axa de 10,64% à 10,04 euros. Depuis quelques jours, on constate que ce ne sont plus simplement les valeurs cycliques qui pâtissent des signes de ralentissement de la croissance mais aussi du secteur financier, comme en 2008. Outre-Atlantique, le Dow Jones a plongé de 4.6% à 10 720 points, le S&P 500 s'est dégradé dans les mêmes proportions (-4.4% à 1 120.8 points) et le Nasdaq Composite a perdu 4.1% à 2 381 points. Cette nuit, les marchés asiatiques ont été moins volatils que ces derniers jours, mais la tendance n'est pas clairement précisée. Tokyo et Hong Kong restent dans le rouge de respectivement -0.63% et -0.55% mais les principaux indices coréens et néo-zélandais ont progressé. On s'attend à une ouverture dans le vert des places financières européennes. Le DAX et le CAC devraient ouvrir en hausse de respectivement 195 points et 90 points.
Forex :** Sur le marché des devises, la monnaie des dix sept repasse au dessus de la barre des 1,42 dollar après être descendue cette nuit à 1,4122 dollar. L'incertitude domine sur les marchés après la réunion de la Réserve fédérale américaine qui n'a pas réussi à rassurer les cambistes en présentant des propositions concrètes. En Europe, l'activité économique affiche également des signes inquiétants de ralentissement économique. La production de l'industrie manufacturière a reculé de 1,9% en France sur le mois de juin alors qu'elle progressait de 1,4% au cours du mois de mai. Par ailleurs, des* rumeurs d'un possible abaissement de la note « triple A » de la France ont pesé sur la monnaie unique hier dans un climat extrêmement nerveux. Dans ce contexte, l'euro repart à la hausse contre la devise britannique pour atteindre la barre des 0,88 pence ce matin mais continue de s'échanger à des niveaux bas face à la devise japonaise aux environs de 109,23 yen pour un euro. Le billet vert pour sa part poursuit sa baisse face au Yen. L'intervention du gouvernement nippon n'ayant eu qu'un impact limité sur le marché des changes. Ainsi, le dollar américain se traite pour 76,56 yens. La livre sterling atteint quant à elle 1,6196 dollar. Dans un climat de fortes incertitudes des deux cotés de l'Atlantique, les cambistes privilégient les valeurs refuges tels le franc suisse ou le Yen entrainant la cherté de ces devises et pénalisant leurs économies. La Banque nationale suisse a, à ce sujet, affirmé hier mettre en place prochainement de nouvelles mesures pour cesser l'appréciation de sa devise nationale jugée d'ores et déjà « massivement surévaluée ». La devise helvétique se négocie en effet à des niveaux historiquement hauts face au billet vert et à l'euro sur fond de crise des dettes souveraines persistante. Dans la matinée,* un euro vaut aux environs de 1,0405 franc suisse et un dollar américain s'échange pour 0,7295 franc suisse.
Matières premières : Au chapitre des matières premières, les marchés pétroliers sont repartis légèrement à la baisse, préoccupés par l'aggravation de la dette souveraine en Europe. Même si la BCE et les gouvernements tentent de rassurer les marchés, les inquiétudes persistent puisque cette fois la France est visée. Hier, une rumeur, immédiatement démentie par les trois agences de notation, a circulé sur une possible dégradation de la note de la dette française. Le prix des CDS (Credit Default Swap) français s'est envolé, et vaut à présent le double de son équivalent allemand. Dans le même temps, les analystes prévoient une baisse de la demande US en termes de carburant: d'une part à cause d'un ralentissement de l'économie mondiale et d'autre part parce que les stocks de pétrole brut ont diminué de 5,23 millions selon un rapport de l'EIA (Energy Information Administration). D'un point de vue technique sur le Nymex, on surveillera pour le baril « light sweet crude » le passage de la résistance à 82,85 dollars. Le baril de brent indique quant à lui de forts signaux de ventes : l'indicateur CCI (Commodity Channel Index) à 40 jours est fortement orienté à la baisse.
A l'ouverture, le baril « light sweet crude » se négociait à 82,82$ le baril, en hausse de 0,08% et le baril de brent s'échangeait à 106,61$ le baril, remontant de 0,08%.
Sur le front des métaux précieux, l'or atteint des nouveaux records. La nervosité et l'inquiétude des marchés profitent à la valeur refuge qui atteint ce matin les 1790,60 dollars l'once, en baisse de -0,23%. On notera aussi que les métaux d'industrie, tel que le cuivre, sont repartis à la hausse après sept jours consécutifs de baisse. En effet, les importations de la Chine (premier consommateur mondial) sont ressorties à leur plus haut niveau depuis Janvier dernier. En outre, la revalorisation du yuan face au dollar faible est excellente puisqu'elle va favoriser les importations chinois. Ce matin le contrat future sur le cuivre se négociait à 402,75 dollars la livre, en hausse de 2,98%.
Annonces du jour :* Sur le front macroéconomique, les investisseurs suivront ce jour deux annonces majeures publiées outre-Atlantique, avec notamment les chiffres relatifs à l'emploi et au déficit commercial. A 14h30 les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage seront scrutées attentivement. Le consensus des analystes prévoit* 405 000 inscriptions au chômage sur la semaine. A la même heure, le déficit sera dévoilé. Les prévisions font état d'une légère amélioration de la balance commerciale à -48 milliards de dollars contre -50,2 milliards de dollars le mois précédent.
Saxo Banque
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