Huitième séance de baisse consécutive pour l'indice parisien




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Marchés actions


Les places boursières européennes continuent leur chute alors que rien ne semble être en mesure d'inverser la tendance. Les avancées sur le dossier de la dette américaine n'ont pas été suffisantes pour rassurer les marchés. A ce titre, l'agence de notation Moody's a maintenu la note AAA des Etats-Unis tout en la plaçant sous perspective négative. En Europe, le spectre des dettes souveraines refait surface tandis que l'économie de certains pays, parmi les plus importants de la zone euro, apparaît bien fragile. Dans ce contexte, l'indice parisien signe sa huitième baisse consécutive et clôture la séance du jour à 3 454,94 points (-1,93%)* largement pénalisé par les valeurs financières telle que Société Générale qui affiche la plus forte baisse de l'indice avec une chute spectaculaire de 9,49% à 29,42 euros. La banque française a dévoilé un résultat net de 747 millions d'euros pour le deuxième trimestre de l'année en baisse de 31,1%, victime de son exposition à la dette hellénique. Ailleurs en Europe, l'euro stoxx 50 perd 1,85% et finit à 2 497,83 points tandis que le Dax et le Footsie terminent respectivement à 6 640,59 points (-2,30%) et 5 584,51 points (-2,34%). Les indicateurs économiques en provenance des Etats-Unis ont également pesé sur les marchés. L'ISM non manufacturier composite américain a créé la surprise en ressortant en baisse à 52,7 sur le mois de juillet alors que les analystes prévoyaient un chiffre en hausse atteignant 53,5. Parmi les rares bonnes nouvelles du jour, on retiendra la publication de l'enquête ADP avec la création de 114 000 nouveaux emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis alors que les prévisions tablaient sur une création de 100 000 emplois. En fin d'après midi, le Dow Jones Industrials s'enfonce sous la barre des 12 000 points pour coter 11 813,49 points (-0,45%), le Nasdaq Composite baisse de 0,12% à 2 666,07 points tandis que le S&P 500 perd 0,32% et atteint 1 250,09 points.


Forex:


Sur le marché des devises, la monnaie unique européenne rebondit face au billet vert pour repasser au dessus de la barre des 1,43 dollar et s'échanger aux environs de 1,4315 en fin d'après midi. Le dollar américain apparait largement impacté par les récents indicateurs économiques. Après l'ISM manufacturier, ressorti lundi au plus bas depuis deux ans, l'indice des directeurs d'achat dans le secteur des services aux Etats-Unis a été présenté en baisse contre toute attente au cours du mois dernier pour passer à 52,7 contre 53,3 sur le mois de juin. En outre, les commandes industrielles américaines ont reculé de 0,8%. La monnaie des dix sept parvient à gagner du terrain face à la devise britannique pour s'échanger à 0,8722 pence et également face à la devise nippone pour atteindre 109,99 yen. Le billet vert, quant à lui, chute lourdement face à ses principales contreparties pénalisé par un contexte économique morose. Ainsi, la devise britannique renoue avec la barre des 1,64 dollar face au dollar américain tandis que la devise japonaise se traite sous la barre des 77 yens face au billet vert aux alentours de 76,86 yens en fin d'après midi. L'enquête ADP, attestant de la création de 114 000 emplois en juillet dans le secteur privé aux Etats-Unis, n'a pas réussi à soutenir le billet vert. La problématique des dettes souveraines des deux cotés de l'Atlantique et les signes de ralentissement économique au niveau mondial renforcent les inquiétudes des cambistes qui favorisent les valeurs refuges. Ainsi, la devise helvétique a enregistré un nouveau record face au billet vert à 0,7606 franc suisse et également face à la monnaie unique européenne pour atteindre 1,0790 franc suisse pour un euro.


Au chapitre des matières premières, l'once d'or ne cesse de franchir de nouveaux records bénéficiant des craintes des investisseurs sur la santé de l'économie mondiale. Ainsi, le métal précieux a passé la barre des 1 670 dollars l'once aujourd'hui. L'once d'argent progresse de 2,07% à 41,65 dollars. Du coté du pétrole, l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a fait état d'une baisse des stocks américains de 3,55 millions de barils de pétrole brut et d'une hausse des stocks d'essence de 1,7 millions de barils au cours de la semaine dernière. En fin d'après midi, le baril « Light Sweet Crude » s'échange contre 92,05 dollars (-1,86%) tandis que le Brent de la Mer du Nord à échéance septembre 2011 évolue autour des 113,96 dollars.


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