Les investisseurs suspendus au dossier de la dette américaine
Marchés Actions : Les marchés américains ont terminé la séance de la veille sur une note négative toujours dans l'attente d'un accord sur un relèvement du plafond de la dette américaine. La bonne nouvelle est venue des inscriptions au chômage, ressorties en baisse à 398 000 la semaine dernière, soit sous la barre des 400 000 points, chose que l'on n'avait plus vu depuis 4 mois. Coté entreprises, la chaine leader de cafés dans le monde, Starbucks, a dévoilé un bénéfice net en hausse à 279,1 millions de dollars alors que son chiffre d'affaires a progressé également de 12% à 2,93 milliards de dollars. En outre, le groupe pharmaceutique Bristol-Myers Squibb a présenté un bénéfice de 1,31 milliard de dollars sur le deuxième trimestre de cette année avec un chiffre d'affaires en progression de 14% à 5,43 milliards de dollars sur la même période. Les résultats d'Exxon Mobil ont pour leur part déçu avec une activité de raffinage du groupe pétrolier affichant un bénéfice de 1,36 milliard de dollars, soit moins que prévu par les analystes. Dans ce contexte, le Dow Jones Industrials perd 0,51% s'affichant à la clôture à 12 240,11 points, le Nasdaq Composite parvient quant à lui à se stabiliser et cote 2 766,25 points (+0,05%) tandis que le S&P 500 recule de 0,32% pour tomber à 1 300,67 points. En Europe, l'indice parisien devrait entamer la dernière séance de la semaine en territoire négatif après que l'agence de notation Moody's ait affirmé la possibilité d'un abaissement de la note de l'Espagne. Ainsi, après la décision de Standard and Poor's d'abaisser la note de la dette Grecque avec une perspective négative et l'abaissement de* la note de Chypre par l'agence Moody's, c'est au tour de l'un des plus importants pays de la zone euro d'être dans la visée des agences de notation. Cela pourrait bien raviver les inquiétudes des investisseurs sur une potentielle contagion entre les pays de la zone euro dans un contexte déjà fortement instable. Autre facteur négatif, les résultats d'entreprises publiés dernièrement apparaissent bien décevants. A quelques minutes de l'ouverture de la séance, le future CAC 40 à échéance août 2011 perd 1,57%.
Forex :** Les marchés détestent l'incertitude ! L'enlisement aux États-Unis sur le relèvement du plafond de la dette continue de peser sur l'euro qui repasse en dessous du seuil des 1,43 dollar à 1,4290 dollar ce matin. Sur le mois de Juillet la devise européenne abandonne près de 1,40% face au dollar et se déprécie par rapport à ses contreparties majeures. Contre le franc suisse et contre le yen, la baisse est plus marquée. En effet, la devise des Dix-sept lâche respectivement 6,16% face à la devise helvète et 5,14% face à la devise nipponne. D'une manière générale, la nervosité se fait sentir sur le marché. Que ce soit outre-Atlantique ou en Europe l'inquiétude persiste en raison du poids des dettes souveraines dans les économies. Aujourd'hui les opérateurs se posent de plus en plus de questions sur la capacité des États-Unis de garder leur note « AAA » et ce même si un consensus est trouvé sur le relèvement du plafond d'endettement. Actuellement, les investisseurs sanctionnent très clairement l'inaction des dirigeants politiques américains en privilégiant les valeurs refuges comme l'or, le franc suisse ou encore le yen, au détriment des actifs plus rémunérateurs. Signe de cette nervosité ambiante, le taux à dix ans italien est venu toucher 5,97% sur le marché obligataire. Rome a placé huit milliards d'obligations hier à 5,77% contre 4,94% lors de la précédente opération réalisée fin juin. L'Italie se rapproche de plus en plus du seuil symbolique des 6%. L'écart entre le Bund allemand à 10 ans servant de référence sur le marché obligataire représente désormais 335 points de base. Cette tension sur le taux italien démontre très clairement la prudence des investisseurs face à la situation économique en Europe. D'un point de vue technique, l'euro a évolué hier entre 1,4399 dollar et 1,4253 dollar. Le franchissement des 1,43 dollar confirme le biais baissier actuel sur la devise européenne. A court terme, un retour sur les 1,40 dollar n'est pas à exclure. La devise européenne pourrait revenir sur les niveaux du 18 juillet dernier avec en support le seuil des 1,4014 dollar. L'enfoncement de cette zone de turbulence confirmerait la tendance baissière, l'euro pourrait alors s'enfoncer en direction des 1,3850 dollar. Du côté des autres devises, le dollar est repassé sous les 78 yens à 77,52 yens ce matin, un plus bas depuis le 16 mars dernier. Par rapport au Franc Suisse, la devise américaine continue de se déprécier pour venir s'échanger contre 0,80 Franc Suisse.
Matières premières : Après la correction de mercredi, les cours du pétrole ne parviennent pas à se redresser. Le scepticisme des investisseurs continue de jouer en défaveur de l'or noir: le brut léger US, plus affecté par les problèmes de la dette US, oscille autour des 97$ après avoir testé les 98$ hier; de son coté le brent de la mer du nord se maintient sur le support de son range de consolidation entre 117$ et 119$. Les métaux précieux entrent dans une phase de stabilité: l'once d'or se négocie autour des 1610-1615$ et l'once d'argent repasse sous les 40$ et revient sur une zone support à 39.45$.
Annonces du jour :* A 11h, on suivra l'indice des prix à la consommation en zone euro. A 14h30, les PIB canadiens et américains seront analysés de près. A 15h45 sera publié l'indice des directeurs d'achats de Chicago. Enfin, à 15h55 le traditionnel indice de confiance Michigan sera le dernier chiffre important de la semaine.
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