Le rapport mensuel sur l'emploi américain surprend




Marchés actions :


La surprise du jour est venue du rapport mensuel sur l'emploi : seuls 18 000 emplois ont été créés sur le mois de juin aux Etats-Unis alors que les analystes prévoyaient une hausse de 105 000 nouveaux emplois. Parallèlement, le taux de chômage a progressé contre toute attente pour atteindre 9,2%.* Les chiffres de l'enquête ADP sur l'emploi d'hier laissaient pourtant entrevoir une amélioration de l'emploi américain. Pour rappel,* on dénombre 157 000 créations d'emplois dans le secteur privé en juin contre un consensus de 60 000 nouveaux emplois et les inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé à 418 000 nouvelles demandes la semaine dernière. Ces mauvaises nouvelles ont confirmé la fragilité de l'économie américaine et ont poussé les places boursières dans le rouge. Les marchés européens, déjà fortement pénalisés par le comportement des principales agences de notation concernant les dettes souveraines européennes, finissent en territoire négatif. L'indice parisien chute de 1,67% et clôture à 3 913,55 points. Ailleurs en Europe, l'euro stoxx 50 finit à 2 790,09 points (-1,91%), l'indice de Francfort perd quant à lui 0,92% pour passer à 7 402,73 points tandis que le Footsie encaisse une perte de 1,06% à 5 990,58 points. Outre-Atlantique, le Dow Jones baisse de 1,12% en fin d'après midi, alors que le Nasdaq Composite et le S&P 500 lâchent respectivement 1,40% et 1,14%.



Forex :


Sur le marché des devises la monnaie unique européenne a été sujette à une forte volatilité face au billet vert. Les mauvais chiffres du rapport mensuel de l'emploi aux Etats Unis ont eu pour conséquence de renforcer l'euro dans un premier temps alors que seulement 18 000 emplois non-agricoles ont été créés au cours du mois de juin aux Etats-Unis contre une prévision en hausse de 105 000 nouveaux emplois. Cependant, cette tendance haussière a été de courte durée alors que la problématique des dettes souveraines européennes reste d'actualité. La hausse des stocks du commerce en gros de 1,80% aux Etats-Unis n'ayant pas réussi à inverser la tendance. Ainsi, après avoir franchi la barre des 1,4350 dollar, l'euro est redescendu à 1,4205 dans l'après midi, un niveau que l'on n'avait pas atteint depuis deux semaines. Les cambistes gardent à l'esprit les difficultés budgétaires de certains pays périphériques alors que l'agence de notation Moody's a dernièrement* abaissé de quatre crans la note souveraine du Portugal à Ba2 avec une perspective négative. Dans ce contexte, la monnaie des dix sept enregistre de fortes baisses face à ses principales contreparties. Un euro se négocie pour 114,87 yen face à la devise nipponne alors que la devise britannique se traite pour 0,8889 pence pour un euro. Même tendance pour le billet vert victime des mauvais chiffres de l'emploi. Ainsi, le dollar américain s'échange aux environs de 80,64 yens tandis que la devise britannique atteint 1,6016 dollar. Parmi les seuls bénéficiaires de cette situation figure le franc suisse, valeur refuge par excellence qui gagne du terrain face à la monnaie unique à 1,1928 franc suisse et également face au billet vert pour atteindre 0,8379 franc suisse.


Au chapitre des matières premières, l'or se maintient proche de 1 530 dollars bénéficiant également de son statut de valeur refuge. En fin d'après midi, l'once d'or se négocie pour* 1 526,60 dollars alors que l'once d'argent se stabilise à 36,47 dollars (+0.07%). Du coté de l'or noir, les cours du pétrole apparaissent largement impactés par la publication du rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis alors que le dossier des dettes souveraines européennes reste loin d'être résolu. Le baril « Light Sweet Crude » chute de 2,68% à 96,07 dollars et le Brent de la Mer du Nord à échéance août vaut* 117,65 dollars.







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