La dette cachée des collectivités locales chinoises effraie les traders




Ce jour férié du 4 Juillet fut un autre jour d'échanges très clames. Hier, en ce Jour de l'Indépendance les marchés boursiers américians étaient fermés ainsi que le Trésor, ce qui a rendu la séance FX exceptionnellement calme. L'appétit du risque a légèrement baissé avec l'USD regagnant un peu de terrain perdu. Les nouvelles ont été globalement moroses, mais sans aucun effet directionnel significatif et durable sur le prix des actifs. L'EUR/USD s'échangeait en baisse à 1,4459 alors que l'USD/JPY a trouvé des acheteurs et a atteint 81,19 au lieu de 80,71. Au sujet de la Chine, Moody's a indiqué qu'il avait identifié une dette cachée du gouvernement chinois de 540 milliards de dollars, dette qui s'ajoutera aux 1065 milliards mis en évidence par la Cour des Comptes de Chine. Tandis que les NPL de la Chine sont généralement secrets, nous commençons à entendre parler de chiffres énormes et certainement effrayants. N'oublions pas que la mauvaise gestion des prêts a été le déclencheur de la crise asiatique de 1997. Avec ses réserves immenses et un excédent de la balance courante record on pense globalement que la Chine est à l'abri d'une crise, mais dans ce genre de contexte, il ne faut jamais dire jamais. Bien que cela soit un lointain problème, les traders ont été clairement perturbés par la divulgation.

En Australie, la RBA a maintenu les taux inchangés à 4,75% comme c'était largement attendu. La déclaration qui en a suivi a été plus prudente / pacifiste que ce que les marchés avaient prévu, en particulier en terme de croissance. La RBA a revu à la baisse l'expansion économique 2011 en indiquant qu'elle aurait « peu de chances d'être aussi forte que les prévisions antérieures » et l'AUD/USD a été légèrement vendu. Au sujet de l'inflation la RBA a déclaré que les politiques mondiales laxistes avaient conduit à une inflation mondiale et que le fort AUD était considéré comme ayant un « effet modérateur», suggérant que la situation est en train de se resserrer. L'économie australienne sera un baromètre intéressant pour le développement économique et avec un rythme de croissance chinoise plus lent les marchés sont inquiets au sujet de possibles retombées sur l'AUD. Notre premier scénario est que, avec la Grèce proche d'une solution à court terme et les banques centrales occidentales maintenant une politique monétaire ultra laxiste, on devrait assister à une bonne hausse estivale du risque. Assez de croissance pour requinquer l'activité commerciale de l'AUD et faire pression sur la RBA pour une autre hausse en 2012.

L'avertissement de S&P selon lequel tout roulement de la dette grecque pourrait déclencher un "défaut sélectif" si le plan français était suivi a légèrement mis à mal l'optimisme des marchés. Bien que ce ne soit pas pas nouveau d'avoir un organisme de crédit répétant à quel point ils considèrent comme grave le défaut de paiement, les marchés ont fait une pause. En clair, si la Grèce et l'UE arrivent à se sortir de cette situation dans laquelle ils se sont mis, une restructuration organisée devra se produire. Aujourd'hui, la BCE a aidé à contrer certains craintes des marchés en déclarant qu'ils continueraient à accepter les titres souverains grecs jusqu'à ce que toutes les agences de crédit considèrent le pays comme en situation de défaut. La BCE utilise quatre agences de notation, Standard & Poors, Fitch, Moody's et DBRS, pour établir l'éligibilité des garanties pour ses opérations de liquidité. Une source officielle anonyme a indiqué au Financial Times que "La BCE se fonderait sur le principe d'utilisation de la meilleure note disponible des agences."

De plus, le directeur juridique de l'ISDA David Geen a déclaré qu'un roulement volontaire des obligations d’État grecques n'entraînerait pas « automatiquement » un événement de crédit. Nous pensons qu'une décision sur la nature de toute participation du secteur privé sera reportée à l'automne avec le nouveau plan de sauvetage grec, éventuellement une stratégie déclenchant un non-événement sera développée. Le ministère allemand des Finances a déclaré qu'un nouveau programme d'aide grec pourrait être conclu au troisième trimestre. Le ministre des Finances slovaque Miklos a déclaré « qu'il serait idéal» d'avoir un accord le 20 août.

Aujourd'hui les traders américains tenteront de rattraper le retard du jour férié d'hier et nous ne prévoyons pas beaucoup d'action cet après-midi. Les commandes d'usine américaines seront les seules grandes données aujourd'hui.




A suivre aujourd’hui (heure en GMT):

09:28 GBP Services PMI Prior 53.8 Exp 53.2
10:00 EUR Retail Sales Prior -0.8 M/M -1.5 Y/Y Exp -1.3
15:00 USD Factory orders Prior -0.8 Exp +0.9
17:30 EUR Stark speaking


Le risque aujourd’hui:

EurUsd Passée brutalement sous les 1,4484 (plancher de la tendance baissière) après avoir inscrit un plus haut à 1,4578 hier, la paire a quasiment effacé le sentiment haussier qui la portait récemment. Le premier support se situe à 1,4437 (plus bas du 1er juillet), suivi de 1,4333 (plus bas du 29 juin) et 1,4103 (plus bas du 27 juin). Les résistances suivantes devraient entrer en jeu à 1,4578 (plus haut du 4 juillet) et 1,4697 (plus haut du 7 juin), dont la cassure pourrait ouvrir la voie à un mouvement plus large vers 1,4940 (plus haut du 4 mai).

GbpUsd Les cambistes ont eu fort à faire pour rester au diapason des échanges agités. L'excellent PMI des services publié aujourd'hui a dopé le câble. La cassure hier des 1,6119 (plus haut du 30 juin) ouvre la porte à un mouvement vers les 1,6229 (Fibonacci de 38,2 %, de 1,6747 à 1,5909) et 1,6263 (plus haut du 22 juin). La moyenne mobile à 200 jours fournira le premier support à 1,6044, suivi d'un soutien mineur à 1,5911 (plus bas du 28 juin), 1,5822 (plus bas du 31 jan) et 1,5752 (plus bas du 2 jan).

UsdJpy Nous approchons rapidement du haut de notre fourchette 79,70 – 81,30 et nous n'allons pas tarder à nous recharger en short. Le franchissement des 80,98 (base du nuage journalier) intervenu la semaine dernière n'a pas tenu et le cours a rapidement glissé vers les 80,31. Le recul de l'aversion au risque et les rendements américains ont été les principaux moteurs du rebond, mais en ce qui concerne les rendements tout au moins, nous ne nous attendons pas à une nouvelle hausse à court terme. Une éventuelle hausse devrait se heurter à des résistances à 81,31 (plus haut du 2 juin) et 81,77 (plus haut du 31 mai). Le premier support se situe à 80,50 (plus bas du 1er juillet), suivi de 80,01 (plus bas du 8 juin et niveau psychologique), 79,70 (plus bas du 8 juin) et 79,57 (plus bas du 5 mai).

UsdChf Le mouvement de vente brutal intervenu la semaine dernière s'est calmé. En deçà de 0,8550/54 (plus haut du 16 juin et plafond de la tendance baissière), nous restons haussiers sur le CHF. Les premiers supports s'établissent désormais à 0,84 (plus bas du 1er juillet) et 0,8368 (plus haut du 29 juin), suivis de 0,8297 (plus bas du 29 juin) et enfin 0,8276 (plus bas historique). Les résistances se situent à 0,8551/53 (plus haut des 15 et 16 juin) et 0,8695 (plafond de la tendance baissière à long terme).




ACM :
Informations sur ACM