Les valeurs bancaires pénalisent l'indice parisien




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Les marchés européens terminent la semaine sur une tendance baissière alors que la dette grecque continue de perturber les places boursières internationales. Bien que les mesures d'austérité devraient prochainement être adoptées par le Parlement et ainsi permettre le déblocage de la prochaine tranche d'aide pour le pays, les tensions restent présentes en raison de l'exposition de certaines banques européennes à la dette hellénique. L'agence de notation Moody's a en effet menacé d'abaisser la note de nombreuses banques italiennes et institutions financières du pays prochainement. Par ailleurs, José Manuel Gonzales-Paramo a souligné aujourd'hui la complexité de la dette grecque et ses conséquences néfastes sur l'économie européenne. Ainsi, les valeurs bancaires affichent les plus forts reculs de l'indice parisien : Natixis perd 3,67%, tandis qu'Axa et BNP Paribas reculent respectivement de 2,45% et 2,13%. L'indice parisien clôture à 3 784,80 points après avoir enregistré une perte de 0,08% sur la dernière séance de la semaine. Ailleurs en Europe, l'euro stoxx 50 baisse de 0,53% à 2 716,44 points, le Dax s'affiche à 7 128,62 points (-0,29%) alors que le Footsie parvient à rester en territoire positif et clôture à 5 697,72 points (+0,41%). Outre Atlantique, les bons indicateurs économiques du jour ne sont pas parvenus à soutenir les marchés américains. Les investisseurs suivent avec attention les avancées du dossier de la dette grecque alors que beaucoup craignent une contagion à l'ensemble de l'économie mondiale. Les commandes de biens durables ressortent en hausse à 1,9% sur le mois de mai tandis que la consommation des ménages progresse de 1,6% contre un consensus de 1,4%. En fin d'après midi le Dow Jones Industrials cote 11 958,95 points (-0,76%), le Nasdaq Composite s'affiche à 2 664,50 points (-0,83%) alors que le S&P 500 perd 0,80% à 1 273,26 points.

Forex :

Sur le marché des devises, la monnaie unique européenne reste victime du dossier de la dette hellénique et l'indice IFO des climats des affaires allemands ressorti en hausse à 114,5 n'a pas été suffisant pour renverser la tendance. En outre, les déclarations du membre du directoire de la Banque Centrale Européenne, José manuel Gonzales- Paramo, soulignant la résolution difficile de la crise grecque, ont pesé sur les cours de la monnaie unique. La monnaie des dix sept recule face à la devise britannique à 0,8872 pence et également face à la devise nippone pour se traiter à 113,97 yen. Le franc suisse continue de se placer comme valeur refuge face à l'euro et s'échange proche de ses plus hauts historiques aux alentours de 1,1891 franc suisse. Face au billet vert, l'euro se négocie aux environs de 1,4190 dollar en fin d'après midi. Le billet vert a pour sa part bénéficié d'indicateurs économiques favorables. La consommation personnelle aux Etats-Unis progresse de 2,2% tandis que la consommation de base des ménages est ressortie en hausse de 1,6% alors que les analystes attendaient une hausse moins importante de 1,4%. Autre point positif, les commandes de biens durables ont augmenté de 1,9% sur le mois de mai contre une prévision de 1,5%. Dans ce contexte, le billet vert parvient à se redresser face au franc suisse pour s'échanger aux alentours de 0,8387 franc suisse. Néanmoins, le dollar américain reste également victime de la dette grecque et perd du terrain face à la devise nippone à 80,35 yens. La tendance est similaire face à la devise britannique qui se traite pour 1,5995 dollar face au billet vert. Au chapitre des matières premières, les métaux précieux voient leurs cours se replier en raison notamment de la décision du président de la réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, de ne pas poursuivre le programme d'assouplissement qui prendra fin dans quelques jours. L'once d'or perd 0,89% et se rapproche de la barre des 1 500 points pour se négocier aux environs de 1 508 dollars L'once d'argent se traite pour sa part à 35,15 dollars (-0,41%). Du coté des cours du pétrole, la tendance est similaire. Sur le Nymex, les cours du baril « Light Sweet Crude » reculent de 0,18% à 90,90 dollars le baril alors que le baril de la Mer du Nord à échéance août se négocie aux alentours de 104,89 dollars.







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