La semaine à venir sur le forex by Markets.com




Après une série de publications décevantes sur les données américaines, l'attention du marché se portera sur le fait de savoir si "la morosité" s'intensifiera. Nous attribuons le récent ralentissement à l'augmentation rapide des coûts des produits énergétiques, qui a notamment comprimé le pouvoir d'achat des ménages et réduit les marges de profits des entreprises. Par ailleurs, les interruptions de l'approvisionnement des composants japonais ont conduit à la fermeture de certaines lignes de production. Quoi qu'il en soit, ces questions d'approvisionnement devraient disparaître. Puisque les prix du pétrole ont chuté de plus de 13,00/bbl $ depuis leur pic de mai (mais après le fiasco de l'OPEC, nous avons vu le trade du Brent s'élever au-dessus de 120,00/bbl $ à la fin de la semaine dernière), parce que les conditions de crédit continuent de s'alléger et que les taux hypothécaires ont baissé d'environ 60 bps depuis février, nous pensons toujours que 2H11 enregistrera une croissance plus forte.

Concernant les chiffres de cette semaine, nous attendons une amélioration de la confiance des consommateurs. Les ventes au détail, en revanche, seront faibles, en raison de ventes automobiles très décevantes. La production industrielle sera également faible, en raison de la fermeture d'usines automobiles et de chutes brusques de l'indice ISM. Cependant, maintenant que le pétrole est sur le point de rebaisser, nous espérons voir un rétablissement des PMI régionales. L'inflation a des chances de continuer d'augmenter, bien que la baisse des prix du carburant se soit produite trop tard pour les inclure dans l'analyse. L'indice de base des prix à la consommation devrait augmenter légèrement - mis à part l'indice de mai, qui se confirmera certainement à 2,7% y/y.

En matière de données, l'atmosphère est plus calme en zone euro. Par conséquent, nous poursuivrons la discussion actuelle sur la nécessité ou non de restructurer la dette grecque. La récente lettre du ministre des Finances Schaeuble prouve que le gouvernement allemand essaie, une fois de plus, d'encourager l'implication du secteur privé. Mais, compte tenu de l'opposition de plusieurs autres gouvernements de la zone euro et de la BCE, la dernière proposition Schaeuble a peu de chances de se concrétiser. Les Allemands pourront toutefois s'en servir en politique intérieure, et dire "nous avons au moins essayé". Pour ce qui est des données britanniques, la semaine sera chargée. Les ventes au détail devraient ralentir en raison des fêtes, alors que les données de l'emploi ont des chances de rester relativement fortes. L'inflation devrait, par ailleurs, se rapprocher de 5,0% et pourrait encourager les marchés à prévoir une hausse des taux plus tôt que prévu actuellement (mars 2012).

Le conseil de politique monétaire de la Banque du Japon se réunira le 14 juin et assouplira très probablement les conditions de prêts pour le financement des projets de reconstruction entrepris par les institutions régionales. Le taux devrait rester stable à 0,10%. Plusieurs articles de presse sous-entendent,par ailleurs, que la Banque du Japon pourrait revoir à la hausse ses prévisions économiques en raison d'une augmentation des investissements, suite au tremblement de terre et au tsunami de mars dernier. Au Brésil, nous nous attendons à voir la banque centrale adopter une position plus dure dans les minutes de la politique monétaire. Cela devrait consolider encore plus les attentes sur le marché d'une hausse supplémentaire, au moins, des taux en juillet. Nous pensons toujours, par ailleurs, que les autorités pourraient prolonger le cycle en août, avec un taux SELIC à 12,75%.

En Pologne, nous attendons des chiffres d'activité suggérant une stabilisation de la croissance à des niveaux forts. L'élément-clé devrait être l'Indice des prix à la consommation pour le mois de mai, que nous prévoyons à 0,1-0,2% au-dessus du consensus du marché. La production industrielle de mai en Ukraine devrait également croître fortement (6,7% y/y) en raison d'une demande relativement stable d'exportations ukrainiennes, ce qui devrait à son tour rebooster la balance commerciale. Quelques inquiétudes de dégradation ont refait leur apparition en Chine, début juin, après la publication d'un second rapport consécutif sur les faibles PMI manufacturiers. Par ailleurs, l'inflation reste haute, puisque l'augmentation des prix de la viande maintient une forte inflation des prix des aliments. Confrontées au choix entre une croissance forte avec une inflation plus élevée, ou une croissance faible et moins d'inflation, nous pensons que les autorités privilégieront la première option. Si les craintes chinoises s'ajoutent à l'anxiété américaine, la réévaluation des actifs à risque pourrait devenir plus prononcée. Les réunions des banques centrales en Inde et aux Philippines sont d'autres événements à risques. L'inflation des deux pays reste élevée. La Banque centrale d'Inde a beaucoup surpris par une augmentation de 50 bps lors de la dernière réunion. De nouvelles hausses sont très probables.




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