Les Banques Centrales rythment la semaine sur les marchés




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Les investisseurs ont été particulièrement attentifs cette semaine aux réunions de la Reserve fédérale américaine et de la Banque Centrale Européenne dans un marché où la vigilance reste de vigueur.


Le président de la Reserve fédérale américaine, a décidé de garder son principal taux directeur inchangé à un niveau quasi nul. Ben Bernanke a confirmé le ralentissement de l'économie américaine en affirmant néanmoins que celui-ci était en partie dû aux catastrophes naturelles survenues il y a quelques mois au Japon ainsi qu'à un niveau d'inflation particulièrement élevé de l'énergie. La poursuite d'une politique monétaire ultra-accommodante devrait permettre de redynamiser l'activité économique du pays alors que les derniers chiffres économiques américains attestent d'une reprise fragile. Pour rappel, seulement 54 000 nouveaux emplois avaient été créés au cours du mois de mai contre 232 000 au mois d'avril. Par ailleurs, sur la semaine dernière, 427 000 revendications chômages ont été recensées contre 423 000 prévues. La bonne nouvelle est venue du niveau du déficit commercial américain qui est ressorti en baisse contre toute attente pour atteindre 43,7 milliards de dollars alors que les analystes tablaient sur une hausse de celui-ci à 48,80 milliards de dollars. Cette annonce a permis de mettre fin jeudi à six séances de baisses consécutives pour les marchés américains. Néanmoins la reprise reste instable alors que la FED a décidé de ne pas poursuivre son plan d'assouplissement quantitatif. Du coté des valeurs, on retiendra l'annonce de Texas Instruments, principale entreprise d'électronique dans le monde, qui a revu à la baisse les prévisions de ses résultats financiers pour le second trimestre de l'année. En fin de semaine, avant l'ouverture de la dernière séance hebdomadaire, le Dow Jones Industrial Average s'affiche à 12 124,36 points et enregistre une baisse de 0,22% % sur les cinq derniers jours. Le S&P 500 cote pour sa part 1 289,00 points et baisse de 0,86% sur la même période. Enfin le Nasdaq Composite atteint 2 684,87 points et s'affiche également dans le rouge en chutant de 1,75% sur la semaine.


En Europe, le président de la Banque Centrale Européenne a maintenu son taux directeur à 1,25% soulignant toutefois qu'une « grande vigilance » restait de vigueur sur la hausse des prix en zone euro. Rappelons qu'en mai la hausse des prix de détail avait atteint 2,7% en rythme annuel tandis que le niveau cible de la BCE est fixé à 2%. Du coté des dettes souveraines, Jean-Claude Trichet a affirmé que le système bancaire ainsi que certaines banques bénéficieraient en abondance des liquidités nécessaires au moins jusqu'au mois d'octobre prochain. De son coté la Grèce a vu son PIB reculé de 5,5% en rythme annuel entre janvier et mars. Le pays devrait bénéficier d'un nouveau plan d'aide atteignant 120 milliards d'euros, l'incitant à renforcer ses mesures d'austérité. La Grèce devrait ainsi économiser 6,48 milliards d'euros sur l'année alors que ses dépenses devront être fortement réduites. Ailleurs en Europe, le déficit commercial de la France enregistre un nouveau record pour atteindre 7,14 milliards d'euros au cours du mois d'avril contre 5,906 milliards sur le mois de mars. En Allemagne, la balance commerciale s'affiche en baisse pour atteindre 10.9 milliards d'euros au mois d'avril tandis que la production industrielle du pays a reculé de 0,6% en rythme mensuel sur la même période. Par ailleurs, le déficit commercial de la Grande-Bretagne a chuté plus fortement que prévu à 7,389 milliards de livres soit 8,3 milliards d'euros. Enfin, la croissance du PIB de la zone euro a été confirmée en légère hausse de 0,8%sur le premier trimestre de l'année. Dans ce contexte, l'indice parisien cote vendredi en début d'après midi 3 855,84 points (-0,59%), l'euro stoxx 50 recule pour sa part de 0,18% à 2 773,25 points tandis que le Dax et le Footsie s'affichent respectivement à 7 168,98 euros (+0,13%) et à 5 850,28 euros (-0.10%).


Les marchés américains et européens ont également été impactés par des statistiques négatives en provenance de la Chine. Les ventes automobiles ont en effet perdu 0,1% sur le mois de mai par rapport à mai 2010, soit leur premier recul depuis près de deux ans. Les exportations chinoises ont quant à elles progressé de 19,4% alors que les importations enregistrent une hausse de 28,4%. Ainsi, l'excédent commercial chinois s'élève à 13,05 milliards de dollars en mai contre 11,4 milliards le mois précédent. Sur les marchés asiatiques, l'indice chinois le SSE Composite cote 2 705,14 points et enregistre une baisse de 0,84% sur les cinq derniers jours tandis que le Nikkei 225 progresse de 0,23% cette semaine pour s'établir à 9 514,44 points.


Forex :


Sur le marché des changes, la semaine a été animée par les commentaires du président de la Réserve Fédérale Américaine ainsi que par la réunion mensuelle de la Banque Centrale Européenne (BCE) jeudi 09 juin. En l'absence d'indicateurs économiques majeurs, le marché était à la recherche de nouveaux catalyseurs pouvant insuffler un vent d'optimisme après les chiffres décevants de la semaine dernière. Les incertitudes sur la vigueur de la reprise économique aux Etats-Unis ont entrainé une hausse de l'aversion au risque amenant les investisseurs à la prudence.


Aux Etats-Unis, la publication des annonces économiques de ces deux dernières semaines, en particulier sur l'état du marché de l'emploi, de l'immobilier et du secteur industriel souligne un ralentissement de la reprise de l'activité économique américaine et un retour du risque d'un « double dip » (deuxième récession). Vendredi dernier, les mauvais chiffres mensuels de l'emploi outre-Atlantique faisant état de 54 000 créations d'emplois, soit trois fois moins qu'attendu ainsi qu'une hausse du taux chômage à 9,1%, son plus haut niveau depuis le début de l'année, ont déstabilisé le billet vert. En effet, ces mauvais chiffres sont venus confirmer les interrogations des investisseurs sur la vigueur de la reprise économique américaine. De plus, les hypothèses d'un nouveau cycle d'assouplissement monétaire sont relancées et pour de nombreux analystes un QE3 (quantitative easing 3) n'est plus complètement exclu. Le Dollar Index, qui montre l'évolution du billet vert face à ses principales contreparties, a accéléré sa baisse touchant les 73,50 points mercredi matin, soit un plus bas depuis le 5 mai dernier. Les commentaires de Ben Bernanke n'ont pas permis au billet vert de se renforcer. Le président de la FED a clairement reconnu la faiblesse de la croissance de l'économie américaine sans annoncer de nouvelles mesures de soutien à court terme. Ben Bernanke a toutefois été clair dans la poursuite de la politique accommodante de la FED en annonçant que les taux directeurs resteraient proches de 0. En effet, tant qu'il n'y a pas de signes inflationnistes pouvant peser sur la faible croissance économique actuelle, il n'y a aucune chance de voir les taux remonter avant au moins janvier 2012. La correction récente à la baisse du prix des matières premières favorise également le maintien de cette politique de taux bas. Dans son discours, le président de la FED n'a fait aucune allusion à un nouveau plan pour stimuler la croissance alors que les observateurs attendaient d'éventuelles informations sur la mise en place d'un « QE-3 », permettant l'injection de nouvelles liquidités monétaires. En fin de semaine, la hausse du Dollar Index vers les 74,30 points est essentiellement due au commentaire plus prudent de Jean-Claude Trichet face aux pressions inflationnistes en zone euro entraînant une baisse de l'euro (58,6% du Dollar Index) face au billet vert.


En Zone Euro, le dossier de la dette grecque continue de jalonner l'évolution de la monnaie unique. Vendredi dernier, l'euro était soutenu par un accord de principe de la Troïka (Union Européenne, Fonds Monétaire Internationale et Banque Centrale Européenne) sur une nouvelle aide financière à la Grèce. La signature de ce nouvel accord a propulsé la monnaie européenne autour des 1,46 dollar en début de semaine. La Grèce s'est donc vue accorder par l'Union Européenne (UE) et le Fonds Monétaire International (FMI) un nouveau plan d'aide estimé entre 60 et 110 milliards d'euros qui sera distribué jusqu'en 2014. Cette bonne nouvelle est venue s'ajouter à la confirmation du versement de la cinquième tranche des 110 milliards d'euros de prêt accordé en mai 2010 par ces mêmes institutions. Ainsi, le risque de restructuration de la dette grecque s'écartait à court-terme soulageant les marchés. Cependant, les détails de l'aide n'étaient pas encore divulgués en particulier sur la participation du secteur privé et les investisseurs restaient prudents face à ces incertitudes et leur attention s'est portée sur la réunion mensuelle de la BCE jeudi 9 mai. Sur le front des annonces économiques, les chiffres des ventes au détail en zone euro sont ressortis en hausse de 0,9% pour le mois de mai contre une baisse de 1% au mois d'avril ainsi que les commandes industrielles allemandes ressortant en hausse de 2,8% au mois de mai contre une baisse de 4% au mois d'avril. Ces facteurs ainsi que l'optimisme entourant le dossier de la dette grecque ont ainsi permis de soutenir l'euro s'échangeant proche des 1,47 dollar mercredi matin. Cependant, les inquiétudes sont vite revenues au sujet des détails du deuxième plan d'aide accordé à la Grèce. De plus, des chiffres économiques décevants en Allemagne, première puissance économique européenne, où la production industrielle est ressortie en baisse de 0,6% en avril, premier recul depuis décembre alors que le consensus attendait une hausse de 0,1%, sont venus miner la confiance chez les investisseurs. Dans ce contexte, la prudence dominait avant la réunion mensuelle de la BCE. Les investisseurs s'attendaient à ce que la BCE prépare les marchés à un relèvement de ses taux d'intérêt au cours de l'été prochain. Les cambistes scrutaient ainsi attentivement le discours du patron de la BCE pouvant ainsi envoyer un signal fort au marché à ce propos. Sans surprise, la Banque Centrale Européenne a laissé ses taux inchangés et Jean-Claude Trichet a laissé entrevoir une nouvelle hausse des taux en zone euro au mois de juillet. Ainsi, comme attendu par les investisseurs, le patron de la BCE a utilisé le terme de « grande vigilance » pour préparer à un relèvement des taux afin de combattre les pressions inflationnistes. Cependant, les analystes ont relevé un discours moins volontaire de M. Trichet qui revoyait à la baisse ses prévisions d'inflation pour 2012, faisant immédiatement baisser la devise des dix-sept. De plus, le regain d'inquiétude sur le dossier de la dette grecque est revenu hanter les marchés. En effet, la question de la participation des créanciers privés pour le deuxième plan d'aide internationale accordé à la Grèce reste en suspend et personne ne sait combien de temps peuvent durer les discussions. Ces incertitudes ont ainsi amplifié la dépréciation de l'euro face au billet vert qui s'échange autour des 1,4450 dollar ce vendredi matin.


Matières premières :


Au chapitre des matières premières, les cours de pétrole ont évolué dans deux tendances totalement inverses cette semaine : baissière puis fortement haussière. Le point pivot a été la réunion de mercredi de l'organisation des pays exportateurs de pétrole à Vienne.


En début de semaine, les cours du pétrole semblent pénalisés après la publication de mauvais chiffres sur l'emploi américain vendredi. En effet, le taux de chômage a atteint son plus haut niveau de l'année à 9,1% tandis que les créations d'emplois ont été bien moins importantes que prévu. Après la faible croissance du secteur manufacturier au mois de mai et une consommation des ménages en berne au mois d'avril, ces nouveaux chiffres pèsent sur le moral des investisseurs qui s'inquiètent de la santé économique des Etats-Unis et de la durabilité de la reprise actuelle. Les investisseurs spéculaient sur une demande en pétrole moins importante de la part des Etats-Unis (premier consommateur de pétrole) ayant pour conséquence de faire chuter les cours.


De plus, les investisseurs anticipaient l'annonce d'un relèvement des quotas de production de la part de l'OPEP. L'organisation des pays exportateurs de pétrole pouvait décider à l'issue de sa réunion à Vienne d'augmenter sa production de barils afin de peser sur les cours à la baisse. Au cours de cette réunion, les représentants des principaux pays exportateurs de pétrole devraient décider d'augmenter leur production de baril : une augmentation de 1,5 million de barils par jour est attendue. Cette rumeur était alimentée par les propos d'un représentant du Golfe qui avait déclaré mardi que l'OPEP allait procéder à l'augmentation de ses niveaux de production afin de combler les pertes dues au conflit en Libye et afin de répondre à une éventuelle croissance de la demande. Ces annonces ont provoqué des pressions baissières sur les cours.


Dans ce contexte, le Nymex, le baril Light Sweet Crude a évolué légèrement au-dessus des 100 dollars, à $100, 67 le baril lundi pour toucher un plus bas mardi matin à $97,75. De son côté, le Brent de la Mer du Nord s'est échangé en ce début de semaine autour des 116,5 dollars le baril pour son plus haut lundi et a touché également un plus bas mardi main à $113,80 le baril


A partir de mercredi après-midi, les cours de pétrole ont fortement rebondi suite aux conclusions de la réunion de l'OPEP et à la publication de l'état des stocks américain. L'organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n'est pas parvenue à trouver un accord sur une augmentation de la production de pétrole. En effet, certains membres se sont opposés à augmenter la production et cet échec dans les négociations montrent bien que certains pays n'ont pas le surplus de capacité nécessaire pour répondre à une telle augmentation. Alors que les cours se détendaient depuis quelques jours sur fond d'anticipation d'une annonce d'augmentation de la production de la part de l'OPEP, cette nouvelle a fait bondir les cours de plus de 3 dollars.


Ainsi sur le Nymex, le baril Light Sweet Crude s'installait de nouveau au-dessus des 100 dollars s'échangeant jeudi matin contre 101,4 dollars. De son côté, le Brent de la Mer du Nord évoluait autour des 118,1 dollars le baril. Par ailleurs, le Département américain de l'Energie a fait état d'une diminution des stocks : les stocks de brut passant de 4,85 milliards de barils à 369 millions soit la plus importante chute depuis un an.


Autre catalyseur haussier pour les cours : la publication d'une balance commerciale américaine moins déficitaire. En effet, cette baisse du déficit s'explique par une croissance des exportations grâce notamment à des ventes en hausse d'essence et de produits pétroliers. Cette annonce a incité ce vendredi les économistes de Morgan Stanley à revoir à la hausse leurs prévisions de croissance pour le deuxième trimestre à 3,1% (en rythme annuelle). La tendance semble relativement indécise mais les investisseurs réagissent avec enthousiasme à tout signe positif concernant la croissance américaine et mondiale. Dans ce contexte, sur le Nymex, le baril light sweet crude évolue aujourd'hui au-dessus des 101,5 dollars. De son côté, le Brent de la Mer du Nord s'échange, ce matin, contre 119,77 dollars le baril.


De son coté l'or a évolué cette semaine dans le range $1530 et $1550 l'once. L'or a reculé fortement mercredi soir suite aux propos de Ben Bernanke. En effet, le Président de la FED n'a montré aucun signe laissant présager la reconduction d'une politique de quantitative easing atténuant les pressions sur le billet vert et pesant ainsi sur l'or. Le métal jaune perdait 10 dollars mercredi soir pour revenir au contact des 1 535 dollars l'once. Cependant, le rebond du pétrole au même titre que celui du maïs et d'autres matières premières agricoles profite à l'or : les investisseurs recherchant l'or comme valeur refuge face aux nouvelles pressions inflationnistes. L'once d'or s'échange aujourd'hui autour des $1545 l'once.



























































































































































































































































Heure Pays STATISTIQUES / EVENEMENTS
Indicateur Période Prévision Précédent Pertinence
Lundi 13 juin
1:50 Commandes machines (GM) Avril 1,7% 1,0% 5
Mardi 14 juin
4:00 Indice des prix à la production (GA) Mai 6,5% 6,8% 4
4:00 Indice des prix à la consommation (GA) Mai 5,5% 5,3% 5
4:00 Ventes au détail (GA) Mai 17,0% 17,1% 4
4:00 Production industrielle (GA) Mai 13,1% 13,4% 5
6:30 Production industrielle (GM) Mai * 1,0% 5
10:30 Indice des prix à la consommation (GM) Mai 0,2% 1,0% 5
14:00 Utilisation des capacités Q1 * 76,4% 3
14:30 Indice des prix à la production hors alimentation et énergie (GM) Mai 0,2% 0,3% 4
14:30 Ventes au détail hors autos Mai 0,3% 0,6% 4
16:00 Stocks d'entreprises Avril 0,8% 1,0% 3
Mercredi 15 juin
9:15 Indice des prix à la production et aux importations(GM) Mai 0,1% 0,3% 3
10:30 Variation demandes d'allocations-chômage Mai 7,0K 12,4K 5
10:30 Taux de chômage (3mois) BIT Avril 7,7% 7,7% 3
11:00 Production industrielle en Zone Euro Avril 0,1% -0,2% 3
14:30 Indice des prix à la consommation hors alimentation et énergie (GM) Mai 0,2% 0,2% 5
14:30 Indice Empire Manufacturing Juin 13,50 11,88 4
15:00 Flux TIC long-terme nets Avril * $24,0B 3
15:15 Production industrielle Mai 0,3% 0,0% 5
Jeudi 16 juin
9:15 Production industrielle (GT) Q1 -8,0% 7,4% 3
10:30 Ventes au détail sauf carburant auto (GM) Mai -0,3% 1,2% 5
11:00 Indice des prix à la consommation en Zone Euro (GM) Mai 0,0% 0,6% 5
14:30 Nouvelles demandes d'allocations-chômage 10 Juin * 427K 5
14:30 Permis de construire Mai 553K 551K 4
14:30 Mises en chantier Mai 540K 523K 5
16:00 Indice de la FED de Philadelphie Juin 7,0 3,9 3
Vendredi 17 juin
15:55 Indice de confiance de l'université du Michigan Juin 74,5 74,3 5
16:00 Indicateurs avancés Mai 0,2% -0,3% 5
Degré de pertinence pour les marchés : Très forte Forte/Moyenne à Forte Moyenne







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