Le pétrole recule en attendant la réunion de l'OPEC
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Marchés Actions :*Les marchés américains ont terminé leur quatrième séance de baisse consécutive hier, dans un environnement économique relativement incertain de part et d'autre de l'Atlantique. En Europe, on s'inquiète à nouveau des problèmes de dette souveraine. Aux Etats-Unis, la visibilité s'amoindrie sur les perspectives de croissance et la possibilité que la FED augmente les exigences de fonds propres des plus grandes banques du pays ne montre clairement pas de signe de confiance pour les prochains jours. En effet, celle-ci pourrait décourager les fusions entre les principaux groupes bancaires ce qui nuirait aux investisseurs mais limiterait cependant l'augmentation du risque lié au système bancaire. Dans ce contexte, les valeurs financières ont lourdement pesé sur la progression des principaux indices, aussi bien européens qu'américains. Les trois principales banques françaises ont abandonné entre 2 et 3% quand les bancaires américaines, Citigroup Inc. et Bank Of America Corp. en tête, ont dégringolé de près de 4%. Le S&P500 termine dans le rouge à 1286.17 points (-1.08%) tout comme le Dow Jones qui lâche 0.5% à 12089.96 points. Ce matin, la baisse est plus contenue dans la zone Asie/Pacifique où le principal indice australien ne perd que 0.06% et l'indice de Hong Kong Hang Seng affiche un léger repli de 0.2% à 22906 points. Le Nikkei 225 affiche une belle performance (+0.67% à 9442.95 points) pour la première fois en 4 séances, bien porté par le secteur des utilities. Le CAC est attendu ce matin en léger recul mais le restera sans doute atone ; peu d'annonces économiques sont à attendre aujourd'hui et le marché aura sans doute quelque difficulté à trouver un nouveau souffle du fait du manque de catalyseur (hormis correction technique potentielle).
Forex :*L'euro se stabilise face au billet vert et s'échange aux alentours des 1,4630 dollar. La monnaie unique reste soutenue par l'annonce de la nouvelle aide financière promise au gouvernement grec par l'Union Européenne et le Fond Monétaire International. Les investisseurs se focaliseront sur les détails de cette aide et devrait constituer un facteur important sur l'évolution de l'euro cette semaine. Cette nouvelle série de prêt à la Grèce pourrait atteindre 95 milliards d'euros sur 3 ans et a contribué à la récente hausse de l'euro. De plus, les mauvais indicateurs économiques aux Etats-Unis notamment sur le front de l'emploi ont amené les investisseurs à vendre le dollar alors que le débat sur de nouvelles mesures d'assouplissement quantitatif (QE3) concernant la politique monétaire de la FED, est relancé. Le calendrier sur les annonces économiques étant peu fourni, ces tendances devraient perdurer. Désormais, l'attention des investisseurs se portera sur la réunion mensuelle de la BCE jeudi, où un signal devait être envoyé au sujet d'un relèvement des taux cet été. Ainsi au vue du contexte, la FED devrait donc maintenir ses taux inchangés tandis que la BCE se prépare à les relever. De son côté, la devise nippone se maintient face à la monnaie américaine autour des 80,20 yen pour un dollar, comme face à la monnaie européenne aux alentours des 117,40 yens pour un euro. Enfin, la monnaie helvétique se relâche légèrement face à la devise américaine s'échangeant proche des 0,8350 franc suisse pour dollar ainsi que face à la devise des dix-sept se négociant autour des 1,22 franc suisse pour un euro.
Matières premières*: Au chapitre des matières premières, les cours de pétrole accentuent leurs pertes. Les investisseurs anticipent en effet l'annonce d'un relèvement des quotas de production de la part de l'OPEC. L'organisation des pays exportateurs de pétrole pourrait décider à l'issue de sa réunion à Vienne d'augmenter sa production de barils afin de peser sur les cours à la baisse. Selon le Financial Times, l'Arabie Saoudite pourrait procéder à un accroissement de sa production de 200 000 à 300 000 barils par jour. L'objectif de cette manœuvre étant d'augmenter l'offre sur le marché et ainsi de détendre les cours. L'OPEC avait déjà mis en place de telles dispositions jugeant déjà qu'une hausse durable des cours pesait sur l'économie mondiale. Par ailleurs, l'actualité macroéconomique morose de ces dernières semaines pèse également sur la tendance. Les signaux négatifs sur la reprise économique américaine poussent les investisseurs à spéculer sur une demande moins importante en pétrole de la part des Etats-Unis, premier consommateur de pétrole. Dans ce contexte, sur le Nymex, le baril Light Sweet Crude évolue autour des 98,70 dollars. De son côté, le Brent de la Mer du Nord repasse sous les 115 dollars s'échangeant ce matin contre 114,3 dollars le baril. Sur le front des métaux précieux, l'or pourrait encore profiter des incertitudes entourant les dettes des pays européens et des mauvais chiffres américains. Les marchés restent sensibles à toutes nouvelles entourant le dossier grec et à tous mauvais chiffres outre-Atlantique. Dans ce contexte incertain, l'or profite de son statut de valeur refuge et reste ainsi demandé. Ce matin, le métal jaune revenait autour des 1 545 dollars après avoir passé la barre des 1 550 dollars hier en séance.
Annonces du jour:* Sur le front des annonces macroéconomiques, les investisseurs suivront ce matin la publication des ventes au détail en Zone Euro qui devraient augmenter de 0,3% contre une contraction -1,0% le mois dernier. Toujours en Zone Euro, les investisseurs seront attentifs aux commandes d'entreprises allemandes qui devraient également avancer de 2% contre une baisse de 4% précédemment. Dans l'après-midi, outre-Atlantique, seul chiffre notable : l'indice IBD/TIPP d'optimisme dans l'économie, chiffre attendu en légère baisse à 42 contre 42,8 au mois de mai.
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