La crise des dettes souveraines pénalise les marchés
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Marchés actions:
Les places boursières européennes chutent lourdement et terminent la première séance de la semaine en territoire négatif. La problématique des dettes souveraines européennes pèse encore sur les marchés. Le dossier de la dette grecque ne cesse en effet d'entretenir les inquiétudes. L'agence de notation Fitch a abaissé la note de la Grèce de trois crans à B+ vendredi dernier. Par ailleurs, la contagion entre les pays de la zone euro préoccupe les investisseurs alors que certains pays périphériques apparaissent bien fragiles à l'image de l'Italie dont l'agence Standard & Poor's a fait passer sa perspective pour le pays de «*stable*»* à «*négative*». La dette publique du pays représente près de 120% du Produit Intérieur Brut et est l'une des plus importantes de la zone euro. Dans ce contexte, les marchés enregistrent de lourdes pertes. Le CAC 40 clôture ainsi à 3*906,98 points après avoir encaissé une perte de 2,10%. Les valeurs bancaires exposées aux dettes souveraines ont particulièrement plombé l'indice parisien. Pour information, le Crédit Agricole (-2,95%) est la banque française la plus exposée à la dette grecque à hauteur de 24,5 milliards d'euros, tandis que les expositions de BNP Paribas (-1,82%) et de la Société Générale (-1,62%) atteignent respectivement 8 milliards d'euros et 6,2 milliards d'euros. Ailleurs, en Europe l'euro stoxx 50 s'affiche à la clôture à 2*794,26 points (-2,09%). Le Dax termine la séance à 7121,52 points (-2,0%) alors que le Footsie cote en fin de séance 5*835,89 points (-1,89%). Outre Atlantique, la tendance est similaire. Les indices américains apparaissent également pénalisés par les dettes souveraines ainsi que par l'essoufflement de l'activité économique de la Chine. Dans l'après midi le Dow Jones Industrials cote 12*348,34 points (-1,31%), le Nasdaq Composite s'affiche à 2*754,55 points (-1,74%) tandis que le S&P 500* perd 1,42% à 1*314,29 points.
*Forex:
Sur le marché des devises, l'euro continue de perdre du terrain face à ses principales contreparties. La monnaie unique européenne reste victime des inquiétudes liées aux dettes souveraines, notamment celle de la Grèce. La Banque Centrale Européenne dément néanmoins toute restructuration de* la dette du pays. Parallèlement, les indicateurs économiques du jour n'ont pas permis de redynamiser la monnaie unique. La croissance de l'activité privée a atteint son plus bas niveau depuis 7 mois en mai en zone euro. Par ailleurs, le Purchasing Manager's Index (PMI) français dans le secteur manufacturier est ressortie à 55 alors que les analystes prévoyaient 57 tandis que celui de l'Allemagne s'élève à 58,20 pour une prévision de 61,20. Dans ce contexte, la monnaie unique européenne est passée sous la barre des 1,40 dollar pour atteindre 1,3969 dollar dans la matinée. En fin d'après-midi, un euro s'échange pour 1,4015 dollar. Du coté de la devise helvétique, le franc suisse a touché un plus haut face à l'euro. La devise helvétique bénéfice en effet de son statut de valeur refuge alors que les cambistes demeurent préoccupés par les dettes souveraines. Après avoir atteint 1,2321 franc suisse pour un euro, le franc suisse s'échange actuellement aux environs de 1,2376 franc suisse face à l'euro. La monnaie unique européenne reste également fragile face à la devise nippone et à la devise britannique qui se négocient respectivement à 114,60 yen et 0,8704 pence pour un euro.
Au chapitre des matières premières, l'once d'or se maintient au-dessus de la barre de 1*500 dollars et reste quasi stable pour se traiter à 1*512,30 dollars (+0,05%). Les cours de l'once d'agent avancent pour leur part de 0,40% et atteignent 35,08 dollars. Du coté du pétrole, les cours du baril «*Light Sweet Crude*» se replient de 3,62% et le baril se négocie pour 96,46 dollars. Enfin, le baril de Brent de la Mer du Nord à échéance juillet s'affiche à 109,40 dollars.
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