Royaume-Uni : les ventes au détail ont reculé en février (-0,8% m/m)




Les ventes au détail ont reculé en février, après le rebond du mois précédent (+1,5%m/m, révisé en baisse par rapport à sa première estimation de +1,9%). La tendance sur trois mois donne une vision plus fidèle de l’évolution du secteur de détail, les intempéries de janvier ayant faussé la lecture des derniers mois. Les ventes au détail sont restées quasiment inchangées, en hausse de 0,1% t/t en février.

En effet, la tendance haussière des ventes au détail est en train de ralentir. Par conséquent, la consommation des ménages devrait soutenir que très peu la croissance du PIB au premier trimestre.


Les ventes au détail ont reculé en février, après le rebond du mois précédent (+1,5%m/m, révisé en baisse par rapport à sa première estimation de +1,9%). D’une année sur l’autre, les ventes au détail ont augmenté de 1,3%. La tendance sur trois mois donne une vision plus fidèle de l’évolution du secteur de détail, les intempéries de janvier ayant faussé la lecture des derniers mois. Les ventes au détail sont restées quasiment inchangées, en hausse de 0,1% t/t en février.

Les ventes dans les magasins d’alimentation ont baissé de 0,5% m/m en février, tandis que celles hors alimentation chutaient de 1,5%. A contrario, les ventes en ligne et celles de carburant automobile ont augmenté de 0,5% m/m et de 0,6% m/m, respectivement.

La tendance haussière des ventes au détail est en train de ralentir. En effet, nous anticipons une progression des dépenses de consommation des ménages de l’ordre de 0,5% en 2011 après 1,5% en 2010. La hausse de l’inflation et de la TVA, la faible progression des salaires, des taux hypothécaires plus élevés et les inquiétudes récurrentes des ménages concernant l’évolution du marché du travail expliquent l’érosion attendue de leurs dépenses. Les ventes de détail publiées aujourd’hui montrent que l’activité parvient difficilement à se redresser après la contraction du PIB du quatrième trimestre 2010. En effet, en faisant l’hypothèse que les ventes de détail demeurent inchangées en mars, elles ne progresseraient que de 0,3% t/t au T1 11. Par conséquent, la consommation privée ne serait qu’un faible soutien à la croissance du premier trimestre. Si le niveau de l’inflation milite en faveur d’une hausse des taux de la Banque d’Angleterre, les données concernant l’activité, à l’instar des ventes de détail publiées aujourd’hui, mettent en question cette éventualité.

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