Allemagne : nouvelle hausse de l’indice IFO (110,3 en janvier)


  • L’indice du climat des affaires tiré de l’enquête publiée par l’institut IFO, en hausse de 0,5 point en janvier, a atteint son niveau le plus élevé depuis la fin de 1990 (à 110,3).

  • L’indice d’opinion des chefs d’entreprise sur la situation courante de l’activité a affiché une légère baisse en janvier (à 112,8, après 112,9 en décembre 2010). L’indice se maintient cependant à un niveau proche de celui observé lors du dernier cycle de croissance en 2006 et 2007.

  • La hausse du climat des affaires est donc due à la quatrième hausse consécutive de l’indice des anticipations des chefs d’entreprises (à 107,8 en janvier, après 106,8 en décembre 2010). Il se situe à son niveau le plus élevé depuis la fin de 1968.

  • L’indice des anticipations a reculé dans le commerce de gros et de détail. Toutefois, les chefs d’entreprise restent confiants à l’égard des perspectives de croissance dans ces secteurs. Ces corrections interviennent en effet après une amélioration sensible des anticipations au cours des mois précédents. Le repli du taux de chômage au cours des derniers mois (à 7,5% en décembre) devrait donc continuer à soutenir le moral et la consommation des ménages. En outre, les indices d’anticipations ont sensiblement augmenté dans le secteur manufacturier et la construction. Les chefs d’entreprise prévoient en effet une hausse des exportations au cours des prochains mois. Ils soulignent en outre une utilisation accrue de leurs capacités de production et prévoient d’augmenter le nombre de leurs salariés.

  • L’évolution de l’indice des anticipations IFO coïncide avec celle de l’indice des anticipations ZEW. Celui-ci a en effet enregistré sa quatrième hausse consécutive en janvier (à 15,4, +11,1 points par rapport à décembre). La croissance du PIB restera donc vraisemblablement robuste en 2011 (autour de 3%). Le renforcement de la demande étrangère hors zone euro, notamment asiatique, devrait pallier la faiblesse de la demande en provenance de la zone euro. En outre, la bonne tenue des exportations devrait continuer à se diffuser à l’ensemble de l’économie au travers de l’investissement en machines et biens d’équipement et de la consommation privée.