Etats-Unis : croissance modérée du PIB pour le deuxième trimestre consécutif, au T3 (+2,0% t/t en rythme annualisé)



  • La première estimation des comptes nationaux du T3 a signalé une croissance modérée pour le deuxième trimestre consécutif. Le PIB s’est accru de 2,0% t/t en rythme annualisé, après un gain de 1,7% au T2. La reprise s’est modérée de façon significative au cours des deux derniers trimestres, le cycle des stocks et les échanges extérieurs étant devenus beaucoup moins favorables.

  • Au T3, la croissance du PIB a été soutenue par la demande intérieure finale (+2,6 points en termes annualisés) et les variations de stocks (+1,4 point). En revanche, les échanges extérieurs ont pesé de façon marquée sur la croissance pour le deuxième trimestre consécutif (-2,0 points).

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Croissance modérée du PIB pour le deuxième trimestre consécutif, au T3

La première estimation des comptes nationaux du T3 a signalé une croissance modérée pour le deuxième trimestre consécutif. Le PIB s’est accru de 2,0% t/t en rythme annualisé, après un gain de 1,7% au T2. La reprise s’est modérée de façon significative au cours des deux derniers trimestres (en comparaison des performances affichées lors des deux trimestres précédents : +4,4% en moyenne), le cycle des stocks et les échanges extérieurs étant devenus beaucoup moins favorables. Le rythme de croissance en glissement annuel est resté à peu près inchangé au T3, à 3,1% (un plus haut depuis 2005) après 3,0% au trimestre précédent.

Au T3, la croissance du PIB a été soutenue par la demande intérieure finale (+2,6 points en termes annualisés) et les variations de stocks (+1,4 point). En revanche, les échanges extérieurs ont pesé de façon marquée sur la croissance pour le deuxième trimestre consécutif (-2,0 points).

Les détails des comptes du T3 montrent notamment que :
  • Les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 2,6% t/t en rythme annualisé. Elles ont
  • accéléré par rapport aux trimestres précédents, soutenues par une baisse du taux d'épargne (de 5,9% à 5,5%).

  • La consommation publique est restée dynamique (+3,4% t/t en rythme annualisé). Alors que les dépenses fédérales ont vivement augmenté, un léger repli a été constaté à l’échelon local (reflétant les mesures mises en oeuvre pour limiter la détérioration de la situation financière des Etats et collectivités locales).

  • Après un rebond marqué au T2 (lié à l’expiration du crédit d’impôt immobilier), l’investissement résidentiel a nettement rechuté au T3 (-29,1% t/t en rythme annualisé), illustrant l’absence de redressement sérieux du marché immobilier.

  • L’investissement non résidentiel a décéléré par rapport au trimestre précédent, tout en demeurant dynamique (+12,0% t/t en rythme annualisé). Alors que les dépenses en équipement et logiciels ont progressé moins vivement, les investissements en bâtiments ont en revanche augmenté pour la première fois depuis le T2 2008.

  • Les entreprises ont accru leurs stocks plus fortement que le trimestre précédent, contribuant pour 1,4 point à la croissance annualisée.

  • Pour le deuxième trimestre consécutif, les exportations ont été beaucoup moins dynamiques que les importations (respectivement +5,0% et +17,4% t/t en rythme annualisé), retirant 2,0 points à la croissance annualisée.

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