Etats-Unis : une inflation inchangée (1,1%) et des ventes au détail en progression (+0,6% m/m) en septembre



  • Les prix à la consommation se sont accrus de façon marginale en septembre (+0,1% m/m), en raison d’une hausse de la composante énergétique. Le taux d'inflation est resté stable, à 1,1%. Les prix sous-jacents – hors énergie et alimentation – n’ont pas varié, pour le deuxième mois consécutif. Le taux d'inflation sous-jacent a par conséquent fléchi à 0,8% (le taux le plus bas depuis 1961). Un rythme aussi faible d’inflation sous-jacente est une source de préoccupation pour la Réserve fédérale. Aujourd’hui, à l’occasion d’une intervention à la Réserve fédérale de Boston, Ben Bernanke a suggéré qu’une action supplémentaire de la Réserve fédérale serait justifiée dans le contexte actuel (inflation basse, chômage élevé) (« Given the Committee's objectives, there would appear--all else being equal--to be a case for further action »).

  • Les ventes au détail (en valeur) se sont accrues pour le troisième mois consécutif en septembre, de 0,6% m/m. Au troisième trimestre, elles ont progressé de 2,4% t/t en rythme annualisé. Cette hausse, bien que moins élevée qu’au T1 et au T2, reste décente dans le contexte actuel (taux de chômage proche de 10%, marché immobilier déprimé, et perspectives fiscales incertaines, en particulier).

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L’inflation inchangée à 1,1% en septembre

Les prix à la consommation se sont accrus de façon marginale en septembre (+0,1% m/m), en raison d’une hausse de la composante énergétique (+0,7%). Le taux d'inflation est resté stable, à 1,1%.

Dans le contexte actuel, où le taux de chômage reste proche de 10% et où l’activité croît mollement, seules les composantes volatiles de l’indice des prix (énergie, alimentation) et un dollar faible paraissent susceptibles de soutenir la tendance générale des prix.

Les prix sous-jacents – hors énergie et alimentation – sont restés stables en septembre, pour le deuxième mois consécutif. Le taux d'inflation sous-jacent a par conséquent fléchi de 0,9% (niveau constaté au cours des cinq derniers mois) à 0,8% en septembre (le taux le plus bas depuis 1961).

Un rythme aussi faible d’inflation sous-jacente est une source de préoccupation pour la Réserve fédérale. Non seulement le risque de déflation est sérieux, mais cette inflation plus basse implique des taux d’intérêt réels plus élevés.

La modération de la reprise et le rythme très modéré de hausse des prix sous-jacents inciteront probablement le Federal Open Market Committee de la Réserve fédérale à assouplir davantage sa politique monétaire, en achetant des titres du Trésor (annonce probable en novembre).

Aujourd’hui, à l’occasion d’une intervention à la Réserve fédérale de Boston, Ben Bernanke a suggéré qu’une action supplémentaire de la Réserve fédérale serait justifiée dans le contexte actuel (inflation basse, chômage élevé) (« Given the Committee's objectives, there would appear--all else being equal--to be a case for further action »).


Troisième hausse consécutive des ventes au détail en septembre

Les ventes au détail (en valeur) se sont accrues pour le troisième mois consécutif en septembre, de 0,6% m/m. De surcroît, les progressions de juillet et août ont été révisées favorablement (de respectivement 0,2 et 0,3 point).

Comme prévu, les achats de véhicules (+1,6%) et d’essence (+0,4%, à la faveur de prix plus élevés) ont notamment contribué à la hausse des ventes au détail en septembre. Mais les autres catégories de biens – moins volatiles – ont aussi été orientées à la hausse (+0,4% m/m).

Au troisième trimestre, les ventes au détail se sont accrues de 2,4% t/t en rythme annualisé. Cette hausse, bien que moins élevée qu’au T1 et au T2, reste décente dans le contexte actuel (taux de chômage proche de 10%, marché immobilier déprimé, et perspectives fiscales incertaines, en particulier).

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