Le vice-président de la Banque nationale suisse (BNS), Philipp Hildebrand, estime que la crise du "subprime" n'est pas encore surmontée. Les banques ne sont pas parvenues à expliquer de manière claire leur problématique des amortissements et dépréciations. Publicité
Publicité[sda] - Dans une interview à la "NZZ am Sonntag", M. Hildebrand note que les banquiers doivent composer avec une situation encore incertaine. Les produits financiers liés aux hypothèques américaines à risques ("subprime") vont en effet voir leur valeur reculer aussi longtemps que les prix de l'immobilier américain baisseront.
Il n'est pas possible de savoir quand le plancher sera atteint. "Les attentes du marché indiquent que la correction pourrait encore durer longtemps", note le vice-président de la BNS. D'autant que les problèmes de prêts hypothécaires contaminent toujours davantage d'autres secteurs, comme les crédits à la consommation ou les les assureurs de crédits.
S'exprimant sur l'augmentation de capital de l'UBS, dont les modalités favorisant l'arrivée du fonds souverain singapourien GIC sont largement critiquées, M. Hildebrand considère l'opération comme "un pas important" pour les clients, la banque et la Suisse. Le maintien de la confiance est primordial pour un établissement qui place la gestion de fortune au centre de son modèle d'affaires.
Bonne semaine à tous
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