Etats-Unis : l’indice PMI manufacturier a fléchi en septembre (de 56,3 à 54,4)
- Après avoir légèrement augmenté le mois précédent, l’indice synthétique PMI (calculé à partir de l’enquête conduite par l’ISM dans le secteur manufacturier) s’est replié en septembre, de 56,3 à 54,4. Il a ainsi atteint son plus bas niveau depuis novembre, illustrant la modération de la reprise dans le secteur manufacturier. Le fait que cet indice soit désormais plus bas que celui portant sur les stocks annonce des évolutions peu favorables à court terme.
- Le revenu disponible des ménages a progressé de 0,5% m/m en août. Ce gain a permis à la fois une hausse de 0,4% m/m des dépenses de consommation et un léger accroissement du taux d'épargne, de 5,7% à 5,8%. En termes réels, la consommation s’est accrue de 0,2% m/m, et de 1,7% en termes annualisés sur les trois derniers mois (par rapport aux trois mois précédents), un rythme qui paraît cohérent avec les conditions économiques actuelles.
L’indice PMI manufacturier a fléchi en septembre
Après avoir légèrement augmenté le mois précédent (contre toute attente), l’indice synthétique PMI (calculé à partir de l’enquête conduite par l’ISM dans le secteur manufacturier) s’est replié en septembre, de 56,3 à 54,4. Il a ainsi atteint son plus bas niveau depuis novembre, illustrant la modération de la reprise dans le secteur manufacturier.
Avec ce repli, le PMI se rapproche de la majorité des autres indicateurs d’enquêtes, moins favorables. Cependant, de nombreuses enquêtes régionales ont signalé un ralentissement plus marqué que celle de l’ISM au cours des dernières semaines. Les détails de l’enquête ISM de septembre montrent notamment que :
- L’indice portant sur la production a chuté de 59,9 à 56,5 (un niveau encore élevé).
- Les composantes traitant des commandes (nouvelles commandes, commandes en retard, nouvelles commandes à l’exportation) ont toutes chuté, suggérant une faiblesse accrue du PMI dans les mois à venir. En particulier, l’indice portant sur les nouvelles commandes s’est replié pour le quatrième mois consécutif, de 53,1 à 51,1 (son plus bas niveau depuis juin 2009). Le fait que cet indice soit désormais plus bas que celui portant sur les stocks (55,6), pour la première fois depuis février 2009, annonce des évolutions peu favorables à court terme (graphique 2).
- L’indice « emploi » a également été moins favorable qu’au cours des derniers mois (56,5 après 60,4). Cette détérioration fait écho à la baisse des effectifs manufacturiers en août (-27 000, après sept hausses consécutives).
Hausse de 0,2% m/m des dépenses de consommation réelles en août
Le revenu disponible des ménages a progressé de 0,5% m/m en août (comme le revenu avant impôts). Ce gain a permis à la fois une hausse de 0,4% m/m des dépenses de consommation et un léger accroissement du taux d'épargne, de 5,7% à 5,8%. En termes réels, la consommation s’est accrue de 0,2% m/m, et de 1,7% en termes annualisés sur les trois derniers mois (par rapport aux trois mois précédents), un rythme qui paraît cohérent avec les conditions
économiques actuelles.
Selon la deuxième estimation, l’indice de confiance des ménages de l’Université du Michigan a fléchi de façon marginale en septembre, de 68,9 à 68,2, en raison d’anticipations plus faibles. Un tel niveau se situe bien en deçà de sa moyenne de long terme (87). Les anticipations d’inflation à 5-10 ans ont fléchi de 2,8% à 2,7%, tandis que les anticipations à court terme n’ont pas varié (2,2%).
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