Allemagne : le taux de chômage s’établit à 7,5% en septembre, son niveau le plus bas depuis 1992
- Le taux de chômage a légèrement reculé en septembre (à 7,5%, après 7,6% en août). Il se situe désormais à son niveau le plus bas depuis avril 1992.
- L’emploi (publié avec un mois de décalage) a enregistré sa sixième hausse consécutive en août (+46K, après +18K en juillet 2010), et se situe désormais à un niveau légèrement supérieur à celui antérieur à la crise.
- Le niveau de l’emploi total ne devrait cependant croître que légèrement au cours des prochains mois en raison du ralentissement anticipé du rythme de croissance de l’activité. La baisse continue du taux de chômage depuis l’hiver dernier devrait cependant continuer à soutenir la consommation des ménages (+0,6% t/t au T2 2010).
Selon les données préliminaires publiées par l’Office fédéral du travail, le taux de chômage a légèrement reculé en septembre (à 7,5%, après 7,6% en août). Après avoir atteint un point haut en novembre 2009 (à 8,2%), le taux de chômage se situe désormais à son niveau le plus bas depuis avril 1992.
Le nombre de chômeurs a enregistré une nouvelle baisse en septembre (-1,3% m/m, après -0,6% m/m en août). Il a ainsi diminué de 344K depuis juin 2009 et se situe désormais à un niveau inférieur à celui d'octobre 2008 (date à laquelle, le nombre de chômeurs était revenu à près de 3,2 millions). L’emploi (publié avec un mois de décalage) a enregistré sa sixième hausse consécutive en août (+46K, après +18K en juillet 2010), soit +0,5% sur un an. Le niveau de l’emploi (40,4 millions en août) se situe désormais à un niveau légèrement supérieur à celui antérieur à la crise.
Le recours au chômage partiel et la réduction des heures supplémentaires avaient permis aux entreprises, notamment celles présentes dans le secteur manufacturier, de conserver en 2009 une partie de leurs salariés malgré l’effondrement de l’activité. Parallèlement, le nombre d’emplois avait continué d’augmenter dans les services (+0,7% en 2009). La reprise de l’activité à partir de l’été 2009 et la forte croissance du PIB au deuxième trimestre (+2,2% t/t au T2 2010) a donc permis d’accroître le nombre d’heures travaillées et de soutenir les créations d’emplois.
Le niveau de l’emploi total ne devrait cependant croître que légèrement au cours des prochains mois en raison du ralentissement anticipé du rythme de croissance de l’activité, d’autant que les entreprises préféreront vraisemblablement continuer à accroître le nombre d’heures travaillées. Parallèlement, la baisse récente du taux de chômage devrait inciter certains salariés à retourner sur le marché du travail. Par ailleurs, la baisse persistante du taux de chômage depuis l’hiver dernier devrait continuer à soutenir la consommation des ménages (+0,6% t/t au T2 2010), d’autant qu’ils pourraient obtenir à terme des augmentations de salaires.
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