Etats-Unis : Hausse des prix à la consommation en août (+0,3% m/m), en raison de la composante énergétique – Le repli de la confiance des ménages en septembre illustre les incertitudes actuelles
- Les prix à la consommation ont augmenté de 0,3% m/m en août, reflétant essentiellement l’évolution de la composante énergétique. Le taux d'inflation a diminué de façon marginale, de 1,2% à 1,1%. Les prix sous-jacents – hors énergie et alimentation – sont restés stables en août. Le taux d'inflation sous-jacent est resté inchangé à 0,9%. Le contexte actuel de sortie de crise – taux d’utilisation des capacités modéré, taux de chômage élevé – favorise les pressions à la baisse sur les prix sous-jacents et continuera sans doute de le faire dans les trimestres à venir.
- Au vu de sa première estimation, l’indice de confiance des ménages de l’Université du Michigan s’est replié de 68,9 en août à 66,6 en septembre. Un niveau aussi modéré n’avait pas été constaté depuis août 2009. L’indice traitant des anticipations a chuté de façon significative (de 62,9 à 59,1), reflétant les incertitudes actuelles au sujet de la poursuite de la reprise. Si les anticipations d’inflation à 5-10 ans sont restées inchangées à 2,8%, celles de court terme (1 an) ont en revanche diminué de façon marquée, de 2,7% à 2,2%.
Hausse des prix à la consommation en août, en raison de la composante énergétique
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,3% m/m en août, reflétant essentiellement l’évolution de la composante énergétique. Le taux d'inflation a diminué de façon marginale, de 1,2% à 1,1%.
Les détails du rapport montrent que :
- Les prix énergétiques ont augmenté de façon significative pour le deuxième mois consécutif (+2,3% m/m), tandis que les prix alimentaires se sont très légèrement accrus (+0,1% m/m).
- Les prix sous-jacents – hors énergie et alimentation – sont restés stables en août. Le taux d'inflation sous-jacent est resté inchangé à 0,9%, le taux le plus faible depuis 1966. En particulier, les prix des loisirs (-0,2% m/m), des
- vêtements (-0,1% m/m), du logement (stable) et de l’éducation et des communications (stable) ont contribué à la modération mensuelle de l’indice sous-jacent.
Le contexte actuel de sortie de crise – taux d’utilisation des capacités modéré, taux de chômage élevé – favorise les pressions à la baisse sur les prix sous-jacents et continuera sans doute de le faire dans les trimestres à venir.
La modération récente de la reprise1 et la décélération de l’inflation sous-jacente ont encouragé le Federal Open Market Committee (FOMC) à adopter un biais accommodant au cours des dernières semaines. Un fléchissement supplémentaire des données d’activité et de prix déclencherait sans doute la mise en oeuvre d’un assouplissement quantitatif additionnel (fin 2010 ou début 2011). Lors de son speech au symposium de Jackson Hole, fin août, Ben Bernanke a notamment indiqué que le FOMC s’opposerait avec vigueur à une évolution déflationniste (« the FOMC will strongly resist deviations from price stability in the downward direction »).
Repli de la confiance des ménages en septembre
Au vu de sa première estimation, l’indice de confiance des ménages de l’Université du Michigan s’est replié de 68,9 en août à 66,6 en septembre. Un niveau aussi modéré n’avait pas été constaté depuis août 2009. L’indice portant sur les conditions courantes est resté à peu près inchangé (78,4 après 78,3), tandis que celui traitant des anticipations a chuté de façon significative (de 62,9 à 59,1), reflétant les incertitudes actuelles au sujet de la poursuite de la reprise. Si les anticipations d’inflation à 5-10 ans sont restées inchangées à 2,8%, celles de court terme (1 an) ont en revanche diminué de façon marquée, de 2,7% à 2,2%.
prix a la consommation 2.jpg
confiance des menages.jpg
![]() |
|


LinkBack URL
About LinkBacks

Répondre avec citation